Féminisme au rabais

Encore un article pas drôle… bouh… donc encore une salutation bien basse mais dénuée d’animaux mignons, mais je ne t’oublie pas, lecteur pelucheux, le temps des billets lolesques reviendra. Quand j’en aurai fini d’être super énervée. Aujourd’hui je voudrais revenir sur une personnalité qui est passée totalement inaperçu pour 99,9% du monde mais qui a secoué mes abonnements Twitter et mes blogueuses préférées. J’ai envie de parler d’Odile Buisson (dans la veine des « professionnels » médiatisés qui racontent n’importe quoi, comme Aldo Naouri ou le Dr Cohen), une gentille gynéco qui se la pète un peu partout où on lui donne la parole depuis qu’elle a publié « Sale temps pour les femmes : futures mères, si vous saviez ! », un livre dont la 4ème de couverture m’a donné envie de vomir à l’infini.

Janvier 2013. Un nouveau scandale sanitaire menace la France : les pilules de 3e et 4e génération seraient responsables de multiples complications, parfois mortelles. Bientôt, les plaintes se multiplient. Pour certains, cette affaire représente l’opportunité de liquider la gynécologie médicale française, ultraperformante mais trop coûteuse à leurs yeux. Notre pays connaît en effet un moment historique de remise en question de la médecine pour les femmes. C’est ce recul sans précédent que dénonce Odile Buisson. Futures mères, si vous saviez ! Derrière la mode de l’accouchement « naturel » (sans péridurale et/ou à domicile), la consécration des pratiques dites « alternatives », le retour du sacré et le rejet de l’hypermédicalisation, l’auteur fustige le vaste mouvement de régression, encouragé par les administrateurs de la santé. Pour ces derniers, cette vague écolo est une véritable aubaine : moins de médecine, c’est moins de dépenses ! Et les mêmes font de la surenchère, par exemple en organisant massivement le retour précoce à domicile des accouchées ou en remplaçant la gynécologie médicale de proximité par une gynécologie « low cost » pratiquée par des intervenants non médecins. Toutes les conditions pour un grand bond en arrière sont réunies. Sale temps pour les femmes ! La révolte d’une gynécologue obstétricienne La mode écolo, le retour du religieux et l’ultralibéralisme contre la santé des femmes.

J’ai en horreur le discours de cette femme. Je trouve révoltant qu’on puisse considérer comme une mode la volonté de femmes d’accoucher « naturellement », à domicile, sans péridurale, sans hypermédicalisation. Je suis atterrée que pour cette femme, cette « mode » soit un retour en arrière, une apologie de la douleur… comment peut-on avoir fait des recherches sur la vie sexuelle féminine, sur le fonctionnement du clitoris, comment peut-on se réclamer féministe, quand on ne reconnaît pas aux femmes le droit de faire ce qu’elles veulent ?

Pour Odile Buisson, « ça n’existe pas, l’accouchement «naturel»! Nous, les femmes, on a besoin d’une aide pour accoucher, on n’est pas des vaches. On nous parle d’accouchement «naturel», c’est beau, c’est bio, mais c’est un accouchement culturel, évidemment. Et c’est une culture de la douleur.« 

Nous, les femmes, on a besoin d’aide pour accoucher ?

Ah mais donc depuis la nuit des temps il y a un gynéco-obstétricien, une sage-femme, un anesthésiste et une infirmière aux côtés de chaque parturiente ? Eh ben non. Et pourtant, depuis la nuit des temps, les petits humains n’ont fait que peupler la terre avec joie. Evidemment, l’avancée de la médecine en la matière est une bonne chose, dans le sens où maintenant, contrairement à il y a encore 50 ans, quand quelque chose se passe mal, il y a des médecins compétents pour faire en sorte que maman et bébé s’en sortent sans (trop) de dommages.

Mais la surmédicalisation de la grossesse et de l’accouchement sont à mon sens des aberrations.

« Nous, les femmes », sommes puissantes.

Nous n’avons PAS à être infantilisées sous prétexte qu’un être grandit en nous. Au contraire, il est en nous, nulle autre que nous ne peut mieux sentir ce qui se passe, ne peut mieux le guider vers la sortie et l’accueillir au monde.

Césariennes à tour de bras. Péridurales, aussi, parce qu’on ne met pas assez l’accent, chez la femme enceinte, sur la gestion de la douleur, et quand la femme n’est pas prête à supporter la douleur, péridurales mal ou sur-dosées. Personnel absent, patiente méprisée, humiliée, surtout pour la première naissance ! Comment peut-on savoir, puisqu’on n’a jamais accouché ? Alors nous voilà réduites au rang de petites filles capricieuses qui n’ont aucune voix au chapitre, aucun droit de veto, alors que bon, quand même, qui accouche ? Qui sera la mère de cet enfant ?

Pourquoi vouloir toujours considérer la femme comme impuissante ? Je ne comprends pas cette vague de féminisme au rabais, qui prend comme un droit (que dis-je ? un devoir !) le fait de ne pas se sentir être femme. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux : ils sont différents, et notre différence fait notre force. J’aime être une femme. Je ne voudrais pour rien au monde être un homme. J’aime me sentir ovuler, j’aime avoir mes règles (maintenant que j’ai une Mooncup ça va beaucoup mieux haha), j’aime penser que je vais porter la vie en moi, et que le moment venu, je construirai mon lien avec mon enfant à venir en l’accueillant comme moi j’en ai envie.

Je ne supporte pas que des femmes comme Odile Buisson viennent insulter mes convictions, mes choix, mes envies, comme une « mode écolo bobo », un « retour en arrière », et pire ! une manipulation des professionnels de santé pour réduire le coût des naissances en France. Pardon ?! Moi, je me laisserais manipuler ? Et toutes ces femmes qui n’ont pas la chance de lire, de se renseigner, d’échanger avec d’autres femmes, et qui subissent plus qu’elles ne vivent leurs accouchements, dans un environnement aseptisé, à qui on retire leur enfant quelques minutes après sa naissance pour le laver, le peser, et dont le lien primal avec lui est brisé et prendra peut-être des années à se retisser ? Elles ne sont pas manipulées, elles ? Par l’industrie de l’accouchement en batterie, par la société du poulet de Bresse, par ce patriarcat écoeurant dont Odile Buisson fait partie et qui veut retirer à la femme son pouvoir le plus immense.

Nous donnons la vie.

Nous la portons, la sentons en nous, la voyons grandir, et nous poussons pour l’accueillir.

Comment une sage-femme ou un gynéco, au chaud dans sa blouse, pourrait sentir quand et comment pousser ? Tant de femmes encore s’entendent dire « ne poussez plus madame » alors que tout leur corps crie qu’il veut pousser, qu’il faut pousser, que c’est maintenant ou jamais.

Le vrai combat du féminisme aujourd’hui, devrait être de redonner aux femmes le pouvoir sur leur corps. Ca passe évidemment par le choix d’accoucher naturellement, chez soi, sans péri, sans se faire traiter d’inconsciente, sans rencontrer mille et un obstacles. Oui, la péridurale peut être utile. Oui, les maternités médicalisées sont importantes pour les grossesses à risque.

Mais non, la surmédicalisation, et la péridurale automatique parce qu’on n’a pas assez de personnel ni de temps pour gérer les émotions qui submergent une accouchante, ne sont pas obligatoires.

Un féminisme qui considère l’accouchement physiologique et l’allaitement, le rôle de mère au foyer (parce qu’on veut être 100% avec ses enfants, je ne parle pas des cas où la femme n’a pas le choix) et l’acceptation de sa féminité dans toute sa globalité, comme une aliénation, est un féminisme totalement dominé par le patriarcat, totalement sous le joug du mythe de la jeune demoiselle fragile qui doit s’émanciper (= aller travailler 2 mois après l’accouchement, passer aux laits artificiels le plus vite possible, accoucher sans rien sentir, ne surtout pas se laisser manipuler par un nourrisson diabolique qui ne pleure que pour mieux vous dominer), au risque d’être écrasée, compressée, oppressée. Or, la femme ne pourra être libérée, que quand elle se sentira elle-même puissante et libre.

Quand on a le droit de choisir librement, on est libre.

Désolée Odile Buisson, désolée tous-te-s les autres, moi j’ai choisi : je veux être libre, je veux être actrice de ma vie. Et j’en ai le pouvoir.

PS : je ne remets évidemment pas en question le fait qu’on puisse avoir besoin d’une péridurale, ou qu’on se sente plus en sécurité dans un environnement médicalisé (ou médicalisable), ou encore que la médecine actuelle mette plus en sécurité la mère et l’enfant que celle d’il y a 50 ans. Bien sûr qu’il ne faut pas tout jeter par la fenêtre et revenir « au temps de nos grands-mères ». J’en ai juste par-dessus la tête qu’on soit considérée comme totalement inconsciente, à la limite de la future mère indigne, victime d’une mode « bio et écolo » (et pourquoi pas, d’abord?), quand au contraire on fait un choix on ne peut plus éclairé et parfaitement renseigné.

Ce billet de Mme Déjantée vous offre une superbe vidéo d’Amnesty International sur la violence faites aux femmes pendant l’accouchement (eh oui, Amnesty quand même) ainsi que plein de liens éclairés vers les propos (pas très lumineux) de ce cher Dr Buisson, et vers d’autres articles bien plus intéressants.

crédit photo : © vonniesau

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33 commentaires

  1. On oublie trop souvent les femmes qui ne veulent pas d’enfants, qui n’en ont pas envie. Plusieurs de mes amies m’ont dit que j’étais une aberration, que TOUTES les femmes DEVAIENT avoir des enfants, que toutes devaient le vouloir et que toutes sentaient l’appel de la maternité. On ne parle pas assez souvent de cette réalité, je trouve ça dommage. Je suis une femme, je suis féministe, mais je ne veux pas d’enfants. Et plusieurs féministes ne trouvent pas ça normal. Pourquoi ?

    On me stigmatise souvent en disant que j’ai un discours féministe vieillissant. Que seules les féministes des années 1960 et 1970 répudiaient le fait d’avoir des enfants, trouvant que donner la vie était de rester enchaînée à la condition féminine (notez l’utilisation d’un concept qui date précisément de cette époque). Je ne crois pas que ce soit le cas. Donner la vie est très beau. Par contre, aujourd’hui, plusieurs féministes revendiquent l’importance de donner la vie, en ostracisant les femmes qui ne veulent pas, elles, être mères.

    Parlons-en.

  2. Salut! Je suis un homme et je suis tout ce qu’il y a de
    plus feministe – je tiens a le preciser afin qu’il n’y ai pas
    d’ambiguité, on est sur la meme longueur d’onde. J’habite en
    Angletterre et je viens tout recemment d’etre papa! Je viens de
    lire ton article et la citation que tu as tiré du bouquin (que je
    n’ai pas lu). Je me trompe peut etre mais il me semble qu’il y a un
    leger amalgame qui fausse le debat. Ici en Angleterre les
    grossesses et les accouchements sont gerés entierement par des
    sages femmes. Pendant toute la grossesse de ma copine, on a vu au
    total UN medecin, un consultant qui l’a vu au tout debut (a trois
    mois). C’est tout. Tout le reste a été geré par les sages femmes –
    qui soit dit en passant font tres tres bien leur boulot, elles
    n’ont rien a se repprocher. L’accouchement s’est tres bien passé,
    sans peridurale, a l’hopital – c’est ma copine qui a pris les
    decisions pour elle, personne ne l’a forcée a quoi que ce soit. Par
    contre il faut bien se rapeller les faits. Je n’ai pas les chiffres
    en tete (je ne retrouve plus la page sur laquelle j’ai lu les
    statistiques), mais cette difference de suivi des femmes durant la
    grossesse et pendant l’accouchement a un impact tout a fait negatif
    sur leur santé et sur la santé des enfants. C’est le resultat de
    cette politique qui est en train de se populariser qui vise a
    depenser moins d’argent dans le suivi des femmes – et il me semble
    que c’est cette politique qu’elle souhaite denoncer dans son livre.
    Apres je suis d’accord avec tout ce que tu dis, les femmes doivent
    avoir le controle de leur corps et il n’est pas correct de leur
    imposer quoi que ce soit! Et comme c’est mon premier commentaire
    sur ton blog j’en profite pour te tirer mon chapeau, je viens de
    decouvrir et je suis deja fan ;) Ton article ‘Il n’y a pas de
    petite claque’ est excellent, il me rapelle un article sur le meme
    sujet, sur le blog ‘Les questions composent’. Je suppose que tu
    connais deja ce blog – sinon je t’invite a y faire un
    tour!

    1. Et je viens de me rendre compte qu’il y a un lien vers Les Question Composent sur ta section Blogroll… D’OH!

      1. Eheh oui ;) je suis ce blog avec beaucoup d’assiduité, tout est toujours très creusé et référencé, ce qui manque sûrement un peu chez moi car je parle beaucoup de ressentis.
        Je serais intéressée de savoir ces chiffres dont tu parles, si tu as envie de me les retrouver… parce que du coup, le raisonnement de Mme Buisson serait raisonnable. J’ai en tête les chiffres aux Pays-Bas, où 30% des accouchements se font à domicile avec juste une sage-femme et où il n’y a pas de répercutions sur la santé ni de l’accouchée ni du bébé. On en finit même par penser que l’hypermédicalisation de la grossesse et de l’accouchement auraient plutôt un effet négatif sur la santé des deux individus concernés dans le processus… (par exemple : http://www.inpes.sante.fr/slh/articles/391/05.htm)
        En tout cas tes références m’intéressent ;) et on est bien d’accord au final pour dire que l’important c’est le choix, que nombre de femmes n’ont pas aujourd’hui.

        1. Eh ben c’est marrant j’ai cherché ce matin, j’ai pas retrouvé, et je suis tombé a la place sur une etude comparative qui prenait en exemple la France, le Royaume Uni, la Suede et l’Italie et effectivement le resultat de l’etude va plutot dans ton sens. Dans le sens de ton exemple, c’est a dire qu’en fait la difference de suivi n’a pas vraiment d’impact sur la mortalité infantile…

          Voila le document: http://www.scd.uhp-nancy.fr/docnum/SCDMED_MESF_2009_MARIE_JEANNE_JULIE.pdf

          Donc je retire ce que j’ai dit – j’ai perdu une occasion de me taire :)

  3. Ah, en voilà un bel article! Et les commentaires sont succulents!!! Bravo Pauline pour ta patience… Entre les marxistes et l’étape suivante du congélateur… :)
    J’ai accoucher sous péri, pour les trois… Un manque de confiance en moi, sûrement? J’étais très rassurer par le côté médicalisé, car j’étais terrorisé :) Mais c’est mon histoire! Je trouve ton article très vrai… Et puis c’est important d’avoir le choix, BORDEL! J’ai beauc avoir un congélateur trois tiroirs Je n’ai encore jamais mis de bébés dedans! Hahahaha… Bref… Une histoire de congélo? : http://merecruelle.wordpress.com/2013/04/04/lhumour-froid-et-mon-moment-de-solitude/

    Oui parfois la liberté d’expression,hein!

    1. Oui, tout est question de choix !
      Evidemment que la péri, c’est chouette, et qu’avoir des professionnels rassurants, c’est important, mais quand on se sent mieux sans, bah on devrait pouvoir le faire ! Alors que là, d’après les x témoignages que je lis, c’est surtout des bâtons dans les roues dès qu’on décide de sortir des sentiers battus… mais bon ça c’est à l’image de notre société.
      J’ai beaucoup ri à ton moment de solitude, si j’avais été là tu aurais été moins forever alone ;)

  4. Bravo!
    Etre féminisme, ce n’est pas vouloir que les femmes soient des hommes.
    Bien souvent, l’égalité pronée par certaines « féministes » abouti à la négation de la féminité:
    la maternité, l’allaitement, et même les cycles menstruels seraient des obstacles à la liberté de la femme et à l’égalité des genres.

    Il y a encore un sacrè chemin à faire avant que la société sorte du moyen-âge…

    1. Merci ! Je n’ai pas osé aller jusque là mais en effet, j’ai l’impression que trop de féministes aujourd’hui sont juste « dégoûtées » de ne pas être nées hommes et ne s’assument pas dans ce qu’elles sont.
      Alors que pour moi, être une femme est un cadeau (tout comme être un homme doit être un cadeau) : jamais je n’y renoncerais ;)

  5. Il ne faut pas oublier qu’ils veulent fabriquer des bébés sans amour dans un bocal. C’est la négation de l’etre humain conçu avec amour et grandissant dans le ventre d’ine femme. Les bébés ressentent les choses. Ils souffrent.

    Que dire des femmes qui « vendent leur nourrisson ». Qu’il ait été commandé avant l’insémination ne change absolument rien. C’est une vente de nourrisson. Et le nourrisson est privé se sa mère.

    La femme se déresponsabilise de sa maternité et l’homme se déresponsabilise de sa paternité. L’enfant se marchandise.

    Les marxistes n’aiment pas l’amour.

    1. Euh ? Le rapport avec le marxisme ?
      Faut pas oublier non plus que des bébés sont faits avec un papa et une maman dans le cadre d’un rapport sexuel consenti et pourtant ils ne sont pas aimés, alors pour moi ton argument ne se vaut pas.
      Un bébé inséminé artificiellement, ou adopté, peut l’être avec beaucoup plus d’amour et de réflexion qu’un bébé procréé naturellement…

      1. Si tu ignores encore que le marxisme mène a ça… À quoi bon t’en convaincre, hein, surtout si tu préfères ne pas le savoir. Le marxisme c’est nier la transcendance de l’homme. Qu’elle est la différence entre un homme et un robot très sophistiqué? La transcendance.

        Ce n’est pas que « les » bébés ne sont pas aimés, certains ne sont pas aimés. Il reste un « quelque chose », même difficile a voir, c’est ce sur quoi notre société tient encore et sans quoi elle s’effondrerait. Pour beaucoup, pas assez aimés. Ce n’est pas une raison de les en séparer juste parce que les parents ne sont pas tous assez parfait. (Et en fait les enfant deviennent exactement ce que leurs parents ont été, ignorants.)

        Pauline. Tu as des exemples de d’enfants pour qui ça à été fait. Juste les exemples « réussis » (mais les bébés sont-ils toujours ok une fois a l’âge de vouloir savoir , presque adultes ? Imagine un fils de 15 ans par exemple. Son père a vendu son sperm. Le fils veut connaître son père et veut l’aimer malgrés tout. Imagine le drame. Ça va devenir normal.) Ok. Si ça se normalise trop ce sera un très gros marché de vente de nourrissons. Pour l’instant ce sont de femmes sensibles au sujet ? Une fois que ce sera un gros marché ce sera pas pareil. Ce sera des esclaves. Le nourrisson est- il d’accord pour que sa mère le vende et pour être séparé de sa mère ? Chaque enfant à besoin de la poitrine de sa mère, même si c’est pas une mère parfaite.
        Il existe des mères qui battent leur enfant, d’autres qui ne l’aiment pas assez. Mais ce n’est pas une raison pour normaliser l’arrachage du nourrisson et de sa mère.
        Un femme qui vend son nourrisson en pleine connaissance de cause, la prochaine étape c’est le congélateur. Si tu n’aimes pas les termes religieux, utilise les termes des métaphysiciens. Entre une mère et son nourrisson tu as un lien ontologique et transcendantal.

        1. Je vois toujours pas le rapport avec le marxisme en fait.
          Tu mélanges tout et en plus tu me prends pour une imbécile, c’est de toute beauté.
          Sans compter que je ne comprends pas la moitié de ce que tu dis parce que c’est formulé n’importe comment…

      2. C’est formulé n’importe comment si on ne réfléchit pas.

        Je ne pense pas que tu sois une imbécile. Mais je pense que tu fais un peu tout pour et c’est désolant.

        Je mélange pas tout, je ne limite simplement pas simplement ce monde à SVT + éducation civique + morale à deux francs.
        L’être humain à une dimension sacrée qui nous échappe, voilà pourquoi toutes les Religions doivent être contre. Même être Religieux, d’autre termes existes, sans même entrer dans le contexte Religieux.

        1. Tu deviens franchement désagréable.
          Et quand je te dis que c’est incompréhensible, c’est que ça l’est : je ne comprends pas ce que tu dis, et je ne suis pas la seule.
          Exemple : dans ton commentaire, je ne comprends pas d’où vient le « SVT + éducation civique + morale à 2 francs » ni contre quoi toutes les Religions doivent être, et ta dernière phrase est incompréhensible. Voilà, c’est tout.

      3. Même si c’est pas rémunéré c’est pareil, il donne ses enfants.
        Même pour enfant qui n’admire
        ront pas leurs parents outre mesure, ça doit avoir une valeur, avoir fait un enfant. Faire un enfant et refuser d’être son père.

        Puis si la GPA mène à des problèmes… Genre des femmes pauvres. Qui on accepté par exemple. Imaginons que ça fait un scandale. Les porteuses sont fatiguées d’êtres utilisées. Il faudra trouver une solution. Qu’elle solution ? L’utérus artificiel.

        (J’ai fais un erreur dans le commentaire précédent, je voulais faire « même sans être religieux. ») Quand une femme enceinte est heureuse, le bébé le ressent, quand elle pleure, quand elle est joyeuse, anxieuse, sereine, il paraît même quand elle jouit. Les lien est très serré et marque à jamais l’enfant.

      4. Je suis désagréable ? Oui j’ai un peu fini par l’être, as-tu remarqué que tu ne me réponds que quand je te provoque ?

        Si ce que je dis t’échappe et dans le cas où tu veux vraiment comprendre ce que je dis, je t’invite à lire les articles (et les quelques vidéos qu’ils contiennent) que je t’ai envoyés par mail. Ils sont tous autour de ce sujet, ils disent un peu la même chose que moi et le webmaster a un style plus académique que moi. Si tu ne les a plus je peux te les renvoyer.

        1. Je vais pas continuer cette conversation plus loin parce qu’en fait :
          Il est où le lien avec l’accouchement physiologique ? Et le féminisme différentialiste ?
          J’ai regardé tes vidéos et je ne voyais déjà pas le lien au départ, mais là on part carrément à des kilomètres de ce que j’ai voulu dire. C’est totalement hors-sujet.

  6. C’est très parlant. La vidéo que j’ai regardée hier est devenu indisponible. Mais un autre utilisateur l’a postée sur YouTube. Désolé je sais pas comment mettre le lien sans que la vidéo s’affiche dans les commentaires. Voici la vidéo http://youtu.be/r_nDqEznE7o

  7. Je suis d’accord. (Personnellement je suis plus penchant masculiniste car comme je suis plus attirée par les hommes… C’est naturel mais quand il faut défendre sa peau (et l’etre qui ne nois appartient pas) alors je suis d’accord avec l’espèce en voie de disparition des vraies « féministes ». J’ai horreur du terme, ca devrait etre « unioniste » ou autre dans ce genre. Car l’union fait la force ! Les deux pôles doivent se completer et pas faire chambre a part. Par exemple : des hommes patriarcaux peuvent être « féministes » car comme la femme est différente… Elle représente plus l’intériorité. La spiritualité. Je ne pense pas que le problème soit le patriarcat (le vrai, les hommes qui ont les c*uilles de défendre les femmes, de pas les oppresser, de les respecter, d’écouter leur avis. De pas les jalouser. Les vrais). Le problème c’est le disputat. Des deux cotés (parce qu’on peut avoir nous aussi des choses à se reprocher ! Mais tu le sais j’imagine.)

    Mais parleras-tu du pire ?
    http://www.neotrouve.com/?p=3382
    Au cas où tu ne la connais pas encore… Tout en bas de la page tu as des témoignages de femmes qui ont subi des expériences scientifiques (but : fabriquer un enfant du début a la fin en dehors du ventre de sa mère. La négation totale de l’être humain fait avec amour.) En fait c’est le nourrisson qui a subi mais lui ne pourra jamais en parler.
    Excuse-moi de poster un lien mais dans le genre c’est extrêmement choquant. Elles ajoutent que personne ne parle de ce qu’elles ont subit. C’est important aussi de parler du pire. Je ne pense pas être hors sujet par rapport à ton article.

    1. C’est clair que ces expériences sont horribles, mais QUI va volontairement se faire subir une césarienne pour aller mettre son bébé en couveuse ? On n’explique rien dans cette vidéo, qui sont ces femmes, pourquoi elles avaient des grossesse « difficiles », et la deuxième, Anne je crois, laisse même entendre qu’elle a fait ça parce qu’elle était seule et qu’il fallait qu’elle travaille…
      Moi ce qui me choque c’est qu’il y a des femmes assez inconscientes (pour le coup) pour aller mettre leurs bébés non-viables dans ses cages en plastique sans se poser de question…

      1. J’ai cru comprendre qu’on leur a dit que c’était une couveuse dernier cri. Des bébés nés naturellement trop tôt y sont mis et ne meurent pas.
        Ces femmes étaient dans un moment de faiblesse psychique, apparemment c’était pas que des grossesses difficiles, une dit qu’elle « appréhendait », elle avait peur. Je ne peux pas la juger car je ne suis pas a sa place, elle avait peut-être une sorte de traumatisme.
        Une dit « j’ai été mise en confiance ». Ça veut tout dire. Ont leur a menti, elles se sont faites manipuler. Ces cliniques doivent être fortes pour « mettre en confiance » les « faibles ».
        Les « faibles » (et je ne me considère pas comme 100% forte) doivent être protégés et non manipulés et rabaisses (le mot est petit). Cette histoire n’est pas un cas isolé du tout. C’est la mode.

        1. « Elle appréhendait, elle avait peur ». Evidemment la grossesse est un état difficile qui peut chambouler beaucoup de choses. Mais de là à aller volontairement se faire retirer un bébé NON VIABLE de son corps pour le mettre dans une « couveuse en plastique » où il sera nourri de nutriments de synthèse, j’ai envie de dire : elles ont perdu leur cerveau avec leur grossesse ou quoi ?
          Elles se sont surtout coupées de leurs instincts primaux qui leur aurait dit « NON !!!! ce n’est PAS naturel ! »
          Pour moi elles sont aussi (sinon plus) fautives que les médecins qui conduisent ces expériences illégales.
          S’il n’y avait pas de femmes assez inconscientes pour les laisser faire ces expériences n’auraient pas lieu. Surtout que dans la vidéo, elles ont l’air très intelligentes, éduquées etc.
          Ce que je reproche à cette vidéo c’est qu’on ne sache pas qui sont ces femmes et pourquoi elles ont fait ça. Alors c’est facile de se poser en victime mais on n’a pas l’ensemble du tableau.

      2. On est toutes différentes, on ne peut pas juger quelqu’un parce qu’elle a été moins forte. On ne peut pas juger quelqu’un sans etre a sa place. On leur a dit que c’est un moyen adapté aux femmes dans leur cas, on ne leur a pas prononcé les mots d’utérus artificiel mais de couveuse sophistiquée, ce qui se pratique sur des bebes nés naturellement et prématurément. C’est a dire on les a « mises en confiance » avec des mensonges « Institut » « professionnels » « moyen adaptés » « blouse blanche » etc… Mais le projet n’était pas viable. Celle qui appréhendait et avait peur avait peut-etre un vrai traumatisme comme chaque etre humain en a, peut-etre inconnus. On ne peut pas juger une personne comme ça. Je pense que tu sous-estime la possibilité de manipulation sur une personne, meme qui a des bons sentiments. Ce sont des femmes Françaises normales, commes toutes les autres. Elles on été contactés par téléphone par un institut. Elles ont été victimes, ca aurait pu en etre d’autres. Les bébés n’étaient pas tous non viables. (Une avait fait de nombreuses fausses couches avant, donc elle espérait que la « couveuse » empecherait la mort du bébé sur la fin de la grossesse, mais ça ne justifie en rien le meurtre de la part de la clinique.) C’est la couveuse qui n’était pas viable. Comme « la chèvre n’était pas viable », ça veut dire « la chèvre finie jusqu’à la fin dans son faux utérus » n’est pas viable. Sinon elle aurait vécu.

        1. Au delà d’un jugement c’est une véritable incompréhension que je ressens.
          Et j’en connais des femmes qui ont fait fausse couche sur fausse couche, qui étaient pleines de terreur par rapport à leur grossesse.
          Je ne peux PAS comprendre ce qu’elles ont fait. C’est tout. Ce n’est pas une question de force ou quoi que ce soit, c’est juste que je dois être un peu limitée, mais je ne vois pas comment on peut vouloir faire ce qu’elles ont fait, blouse blanche ou pas. Un peu d’indépendance d’esprit quand même… enfin, je te dis ça, mais moi les blouses blanches je les considère comme des incapables dans le domaine de la féminité, comme tu as pu le constater dans cet article.
          Alors j’ai du mal à considérer que tout le monde ne soit pas capable de les remettre en question comme moi.

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