Il n’y a pas de petite claque

Ce soir, France 2 a diffusé lors du journal de 20 heures un sujet appelé : « Gifle : autorité ou maltraitance ?« 

Alertée par mon amie Lizzie, je me suis naïvement dit « Chouette, chouette ! On parle de violence éducative ordinaire, ça va être intéressant ! », alors j’ai allumé ma télé. Quelle idée.

A l’aube d’une campagne de sensibilisation appelée « Il n’y a pas de petite claque« , initiée par la Fondation pour l’Enfance et diffusée sur pas moins de 15 chaînes télévisées DONT France 2, (diffusion d’un spot vidéo de 30 secondes à partir du 22 juin) une campagne ouvertement non-violente et contre toute forme de coups portés aux enfants sous prétexte éducatif, la ligne éditoriale du journal de 20 heures mériterait d’être revue, et sévèrement corrigée.

En effet, j’ai pu apprendre, à ma grande surprise, que la fessée, c’est pour apprendre.

Que la fessée, c’est la faute de l’enfant.

Que la fessée, ce n’est pas un acte malveillant.

Que la claque, ce n’est pas humiliant.

Et comble ! que les parents ont leurs limites, et que c’est aux enfants d’en faire l’expérience.

Car oui, lecteurs, la violence est éducative… alors je me demande, qu’apprend une femme battue par son mari ? Qu’apprend une vieille dame qui se fait tabasser pour qu’on récupère son sac à main ? Qu’apprend un chien qu’on bat à mort pour qu’il se taise ? Qu’ont appris les propriétaires des voitures brûlées pendant les émeutes de banlieue ?

Que la violence blesse.

Et qu’apprend un enfant, lorsque les personnes qui clament l’aimer le plus au monde, qui ont pour rôle de le protéger, de le guider sur le chemin de la vie, lèvent la main sur lui, le menacent, l’humilient, le déculottent pour lui en mettre une bonne ?

cercle violence

J’ai ma petite théorie. En fait, ce n’est pas la mienne. C’est celle d’Olivier Maurel, celle d’Alice Miller, celle d’Isabelle Filliozat.

Un enfant violenté par ses parents apprend qu’on peut aimer ET faire mal. Qu’on peut exprimer son désaccord par les coups, si tant est que la personne en face soit assez faible pour ne pas pouvoir se défendre. Qu’on peut disposer du corps d’un autre sans son accord. Qu’on peut être aimé et blessé, chéri et meurtri, qu’on peut aimer et détester, qu’on peut se sentir en danger sous une aile protectrice, qu’un enfant n’a pas son mot à dire. Que papa et maman ont toujours raison, même quand ils ont tort. Que la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Il n’y a pas de petite claque, tout comme il n’y a pas de fessée éducative, pas de chantage affectueux, pas d’humiliation bienveillante.

Il y a de la violence.

Appelons un chat un chat si vous voulez bien :

Fessée, nf. : coup porté sur les fesses. (Larousse)

Une fessée est un coup. Fesser, c’est frapper.

Rappelons qu’une femme est considérée comme « battue » à la première gifle. Rappelons qu’un animal (de compagnie mais là n’est pas le débat) est considéré comme maltraité dès qu’on lui donne un coup de pied. Et rappelons aussi qu’un enfant est considéré, lui, comme maltraité, quand sa peau est lésée.

Il faut que les bleus soient apparents, que les plaies suppurent, que le sang coule pour qu’un être chétif, innocent et faible, soit considéré comme officiellement en danger.

Rappelons que chaque jour en France, 2 enfants meurent sous les coups de leurs parents. Combien sont découpés en morceaux, leur peau étant ainsi lésée ? Bien peu. Et combien sont frappés au ventre (le résultat en est invisible mais je vous assure qu’on peut en mourir), combien sont laissés pour mort sous une douche froide ?

Et combien sont morts de l’intérieur… combien souffriront toute leur vie, combien seront déprimés, voire dépressifs, n’auront aucune confiance en eux, considéreront normal que d’autres adultes leur fassent du mal, se laisseront marcher dessus, ne sauront plus prendre de décisions, ne sauront plus nouer de liens, ne sauront pas aimer ?

C’est vrai, une fessée n’a jamais tué personne.

Physiquement.

Chaque fessée laisse une séquelle, chaque humiliation laisse une marque.

Chaque fessée entame la confiance que l’enfant porte en son parent, puis la confiance qu’il se porte en lui-même, sa confiance en ses émotions et en ses sensations. Chaque humiliation brise un peu plus le lien d’amour entre l’enfant et son parent. Les Français sont les numéro 1 mondiaux de la consommation d’anti-dépresseurs. Ca vous paraît normal ?

les mains devraient protéger

Je suis profondément contre la violence éducative, contre les punitions, les coups, les humiliations, le chantage, toute action que nous ne permettrions pas avec nos employés, nos supérieurs, nos amis, notre famille, mais que la société française accepte sur les enfants.

Je suis profondément pour une relation authentique avec les enfants, un respect profond et mutuel, qu’on ne peut obtenir que dans la paix, dans l’écoute et dans la compréhension. On ne bâtit pas la paix dans la violence, cessons de mentir.

Dans une époque où la violence ne fait qu’augmenter, je voudrais voir le monde de demain se construire sur des bases pacifiques. Je voudrais que le respect soit universel, que les relations verticales, de hiérarchie et de pouvoir, soient remplacées par des relations horizontales, d’égalité et d’empathie.

Est-ce trop rêver que de croire que ce monde de demain, on doit le construire d’abord avec nos enfants ? Ces enfants sont des graines, qui germeront dans le sens qu’on leur aura intimé. Avec violence, dans la violence ? Avec respect, dans le respect…

Il n’y a pas de petite claque.

Quelques clefs pour éduquer les amours de votre vie sans violence :

Pour être soutenu dans votre démarche de parentalité positive avec bienveillance et respect :

Quelques ouvrages pour réfléchir à la violence éducative ordinaire :

Edit : voici le spot de sensibilisation de la Fondation pour l’Enfance :

crédit photo : © Matthieu Jacquin, © Save The Children, © Conseil de l’Europe

D’autres blogueuses en parlent :

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173 commentaires

  1. Super article a diffuser d’ailleurs je mets le lien sur ma page FB , En ce qui concerne les coups c’est pas être éduqués avec respect et amour pour l’avoir vécu avec une mère qui vivait des choses pas faciles et que sa seule façon de se décharger c’était les coups sur moi et pas les autres enfants je suis la 4 et dernière de la fratrie et pas désirée consciemment , donc un trop plein de haine envers elle et donc moi ; une horreur a vivre cela déstructure l’être , les pensées , l’amour , et aucune confiance s’installe entre le parent qui donne des coups et l’enfant maltraité , dans mon malheur j’ai eu la Force de trouver le chemin de l’Amour et de la non violence , j’ai 3 enfants élevés sans violence verbale et physique et heureusement , formée en CNV et consciente de les coups ne donnent rien de constructif et consciente que les enfants ont des besoins et des demandes que nous pouvons pas tt assouvir mais les mots , le dialogue , le silence , le jeu , les promenades , une main tendue , un calin , partager un fruit etc etc sont des moments qui restent en souvenir et qui donne une éducation joyeuse , aujourd’hui ils ont 21 , 18 , 14 , et ils ont confiance en eux , aiment leurs prochains , sont souriant , et aime la Vie , voilà ce qui est important pour moi et pour eux , Aimer nos enfants avec des mots tendres et de la compassion , Merci pour votre article

  2. Bonjour,
    Je suis papa de deux garçon l’un de 2ans 1/2 et l’autre de 7 mois. J’ai été éduqué à base d’amour mais aussi de gifle et de coups de martinet dont certains me reste en mémoire. Je me sens plutôt équilibré et épanoui mais je m’étonne toujours de la faculté de mes parents a avoir oublié ce moyen d’éducation qu’il nie avoir utilisé par des phrases telle que « dis tout de suite que tu était un enfant battu! »
    Mon premier garçon a déjà reçu quelques « petites claques » ou tapette sur la main que je considère un moyen d’éducation sain du moins avant de lire cet article et de voir cette vidéo car je suis forcé de constater que certains mots me font échos.
    Je ne renie pas mes valeurs et ma façon de pensée qu’une claque n’est pas inutile de temps en temps mais j’avoue que votre article m’invite a réfléchir a une autre forme d’éducation pour des « bêtises » aussi insignifiante que renverser un bol de lait ou ne pas arrêter de faire du bruit quand on lui demande.
    La je rentre chez moi avec la forte envie de serrer mon fils contre moi, avec un peu de culpabilité d’avoir parfois céder facilement a une tapette sur la être ou sur la main plus par énervement et faiblesse de ne pas prendre le temps d’expliquer a mon fils les raisons de mon mécontentement.
    Je vais donc tenter des a présent d’opter sur une forme d’éducation plus accès sur le dialogue et non la crainte d’une claque.

  3. Voici un petit commentaire que j’ai essayé de publier ailleurs (en vain).
    Rappelons juste cette phrase aux effets délétères de je ne sais plus trop quelle personne en vue : « Quand un enfant est odieux, une bonne fessée ne lui fait pas de mal ». Plus qu’un permis de battre, il s’agissait bel et bien d’une incitation explicite à coups et blessures volontaires et répétés par personne ayant autorité sur être vulnérable (voir le tarif dans le Code pénal).
    Les temps ont changé, et les enfants restent désormais les seuls êtres vivants que l’ont peut battre impunément. La lâcheté a la peau dure. Il faut lire de toute urgence (entre autres) : Catherine Gueguen (pour une enfance heureuse) ; Olivier Maurel (La Fessée et autres œuvres majeures) et surtout les 6000 pages d’Arthur Janov qui, depuis cinquante ans, répare d’anciens enfants dont le système nerveux a été bombardé à coups de fessées et autres humiliations.

  4. Merci pour cet article. Je pense également que la fessé et la claque sont le début de la violence. Il me semble important de signifier selon moi le sens d’une fessé et d’une claque: Par l’intermédiaire de la force, l’adulte montre que c’est lui le plus fort, c’est lui qui domine et c’est l’enfant qui doit se soumettre. On peut donc se demander s’il s’agit toujours d’une forme d’autorité ou d’un basculement dans de l’autoritarisme (début d’autorité excessive).
    Au delà, de la dénonciation d’une action éducative excessive, je crois qu’il faut préciser les mesures éducatives (les outils) considérées comme acceptables. C’est à dire: que signifie faire preuve d’autorité? Pourquoi faire preuve d’autorité et comment faire preuve d’autorité ? Par exemple, la scène ( youtube) où la maman gifle son enfant pourrait être suivie d’une autre scène où l’on rejoue de manière différente la relation entre la maman et l’enfant .
    En outre, par rapport à l’article, c’est quoi une relation authentique avec les enfants? Si on considère que le respect s’apprend. Comment instruire un respect profond et mutuel par l’écoute et la compréhension ? Si l’avertissement n’est pas suffisant et que la limite ou la règle (loi) est dépassée, que faire ? une lettre d’excuse ? Est ce que lui demander de copier des lignes est une sanction inacceptable ? Est ce que la sanction réparation est inacceptable ?
    Enfin, j’aimerai que l’on aborde plus souvent la violence qui peut être présente en chacun de nous à travers un conflit. Je sais qu’ il peut m’arriver d’être agressif en fonction de ma personnalité de l’environnement et d’un contexte. Je crois que l’être humain est traversé par la joie, la tristesse le stress, la colère… Il peut donc nous arriver d’être de bonne humeur ou de mauvaise humeur, je peux me disputer avec des amis ou ma famille et par un sursaut de colère certains mots peuvent m’échapper au point de regretter après coup. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Nous pouvons être blessé par des paroles puis blesser à notre tour au point d’en arriver à hurler voire parfois passer à l’acte (gifle, fessé). Il me semble important de ne pas oublier notre rapport à la violence quand nous y sommes confrontés. Par exemple: les éducateurs spécialisés qui accompagnent des jeunes présentant des troubles du comportement analyse leur pratique et leur affect en équipe et avec un psy extérieur à l’institution. Aussi, de manière générale, je pense qu’il faut se questionner sur pourquoi une parole ou un comportement peut nous contrariée. Nous rappelle t-elle une blessure narcissique ? un manque de reconnaissance ?

  5. Bonjour,
    Moi, j’ai été élevée sans claque et sans fessée. peut-être une, exceptionnelle, un jour de fatigue, de stress ou de borne dépassée.
    AUjourd’hui, j’ai trois enfants, et je dois l’avouer, fessée et claque ont fait partie de ma vie de mère. Ce ne sont pas des moyens d’éducation. mais des débordements pour un parent fatigué, stressé et qui tout à coup se laisse dépasser.

    J’ai toujours regretté (ou presque). j’ai donné des « petites » claques sur la joue ou la main, à un moment d’urgence/réflexe. J’ai donné une vraie fessée pour faire mal. et c’est la plus dure à digérer.

    mais j’ose penser que nos enfants ont une sensibilité et une intelligence.
    la réponse de ma fille ainée à LA fessée : « maman, il faut que tu t’excuses. Tu n’as pas le droit de me taper ».
    Eh oui, c’est vrai ! je n’ai pas le droit. et je le reconnais, je l’exprime à mon enfant, je reconnais qu’un adulte aussi peut faire une erreur et s’en excuser. je lui exprime qu’en effet, elle a réussi à me pousser à bout, au delà des limites et que, au vu de beaucoup d’éléments d’un contexte complexe (fatigue, insolence régulière,énervement…) j’ai laissé l’émotion me submerger et aboutir à un geste incorrect.

    et après ?
    que puis je faire de plus ?

  6. C’est bien vrai, une fessée c’est vraiment quelque chose d’humiliant, douloureux, et peu recommandable. Mais bon quand je lis, entre taper un enfant et voler un sac à une mamie… C’est très différent, il faut savoir qu’il y a une différence entre l’éducation et la société elle-même. Et malheureusement interdire de taper un enfant c’est interdire de lui montrer à quoi ressemble la société. C’est fou les jeunes mômes qui plongent dans la société sans s’y retrouver.

    Moi je suis content d’avoir reçu une éducation stricte, d’avoir reçu quelques tapes à un moment ou à un autre, plutôt que de recevoir une claque mortelle lorsque je vois à quoi ressemble vraiment la société… Le laxisme n’est pas une solution alternative.

    La claque n’est pas le seul problème, c’est notre conception de l’éducation qui doit entièrement être renouvelée, sans violence évidemment. Ca reste juste mon avis…

  7. Je pense que c’est bien plus compliqué que ca….

    La violence n’est pas une solution, c’est une certitude… Maintenant il y a cas et cas…

    Entre des parents violent a l’excès et un gifle donnée parce que les bornes ont étés dépassées…

    Il faut faire la différence entre la violence quotidienne, gratuite et la fessé / gifle qui part parce que l’enfant est allé beaucoup trop loin.

    Alors lancé une grande tirade, la violence c’est pas bien derrière son écran c’est assez facile…

    Il existe beaucoup d’enfant qui sont compliqué a géré que ca soit pour cause de maladie, caractère (et oui, certain caractère ne peuvent pas etre dirigé par de l’amour) et la gifle est une solution facile….si elle est donné dans ce cas la… OUI, ce n’est pas bien.

    Maintenant quand l’enfant insulte ses parents en dépassant les limites de loin (pute ou autre) la gifle permet de montrer qu’une ligne est passé… c’est peut être pas une bonne solution… Mais cette ligne existe…

    Et une fois adulte si cette enfant qui a grandit n’a pas compris l’existance de cette ligne, il risque de se retrouver dans des situations qui peut aller du simple refut d’un poste pro à une baston avec une autre personne…

    Enfin je me fais un peu l’avocat du diable (mis a part pour la violence gratuite et réponse a tout) mais un parent qui gifle sont enfant n’est pas forcement un mauvais parent

    Par contre gifler parce que junior a casser un verre, ou a pris les outils a papa… Oui la il faut faire qq chose.

  8. Chacun est libre de penser ce qu’il veut quand au sujet des fessés et autres châtiement corporel (le mot est fort mais bon).
    Moi je sait que j’ai été élevée à la fessée, rarement a la claque et une fois au chaussons et je sait aussi que j’aime mes parents plus que tout et qu’ils m’aiment tout autant en retour. Il faut savoir faire la part des choses.
    Ce n’est pas parce qu’on donne une fessée 3 fois par an à un enfant qu’on ne l’aime pas et ce n’est pas parce qu’on reçoit une fessée qu’on est pas aimé.
    Après oui, il y a toujours des abus mais il ne faut pas généraliser les choses.
    Je suis pour la fessée, mais modérément et à bon escient.
    A bon entendeur

    1. Je ne vois vraiment pas ce qui pourrait être un bon escient pour la fessée…
      Je ne doute pas que vous aimiez vos parents, et que vos parents vous aiment énormément.
      Peut-être juste n’avaient-ils pas les bons outils ? Ce n’est pas grave, en soi, de faire des erreurs. Il faut savoir les reconnaître.
      Si on revenait à l’époque où vous étiez enfant et qu’on disait à vos parents : « Vous pourriez obtenir exactement le même résultat, mais sans vous énerver et sans donner de fessées », peut-être seraient-ils tentés d’essayer ?

      1. Ok, dites nous en plus sur vos solutions … Pour l instant, on a essentiellement une litanie de beaux concepts ..

    2. Vous reproduisez ici exactement le shéma selon lequel l’amour peut s’accompagner de coups. Et bien non. au moment où le coup part il n’y a pas d’amour, juste une violence.

    3. « Ce n’est pas parce qu’on cogne trois fois par an sa femme qu’on ne l’aime pas »
      Tu ne sens pas que ce principe « on peut être tapé tout en étant aimé » est malsain ? Qu’il peut mener à des relations tordues parce que l’échelle des valeurs a été corrompue.

      À l’extrême inverse ne pas marquer les abus de manière exceptionnelle est tout aussi malsain, ça enseigne juste l’impunité. Les réponses doivent être proportionnées, et la violence est le dernier recours, elle est la réponse des faibles. L’enfant doit apprendre ça comme le reste je suis d’accord, mais c’est loin de justifier la violence comme un mode d’éducation (sinon on en arrive à l’escalade de la violence).

      Bref il faut trouver l’équilibre… Et quand on en arrive à des « oh une bonne fessée de temps en temps ça fait pas de mal » ça ne me semble pas équilibré, il y a là non pas une relation basée sur le respect et l’autorité naturelle, mais sur la domination et la soumission.

  9. Et bien dis donc il en suscite des commentaires ce post ! Tant mieux ! :)
    Personnellement chez pas de fessées, de claques, de tapes, de pichnettes… mais de la discussion, du temps, parfois des cris parce que je ne suis pas wonder woman, mais ensuite des explications,des excuses. Et pour l’instant ça fonctionne !
    Les enfants ont le droit de faire des « bêtises », d’essayer, de tester. A nous de leur expliquer les limites, le danger, leur proposer autre chose (comme de jouer ailleurs que dans le vaisselier ! En expliquant pourquoi ça se passe très bien…).
    Et petite remarque, les parents que je ne comprends vraiment pas, ce sont ceux dont l’enfant en a par exemple tapé un autre, et qui lui .ette une tape sur la main en disant : on ne tape pas ! Heu… tu t’entends ?
    Enfin bref, merci pour vos post toujours pleins de bonne humeur et de vérité !

  10. Un chose m’a beaucoup marquée dans ce reportage, c’est la première réponse de votre fils a votre question « pourquoi je te donne la fessée? ». Ses premiers balbutiements, vous vous rappelez? avant de lui souffler ce que vous vouliez entendre.
    Ici mon fils n’a jamais eu de fessée et ce n’est pas le seul. Je lui connais d’autres enfants élevés, accompagnés et éduqués sans violence, sans humiliation et parfois sans punition.
    Bizarrement, les parents entendent souvent qu’ils « ont de la chance d’avoir des enfants si sages »… Moi je pense que ce sont ces enfants qui ont de la chance d’avoir des parents qui se sont tant intéressés à leur développement, à leurs émotions, à apprendre l’autonomie!
    J’attends impatiemment cette loi contre la fessée non pas pour ‘interdire’ ou ‘punir’ les parents, mais parce qu’elle permettra de reconnaitre que l’on ne doit pas frapper un enfant. Elle poussera, je l’espère, un grand nombre de parent a chercher comment faire autrement et a s’intéresser a d’autres méthodes qui ont fait leurs preuves!

    1. Père de cinq enfants, je ne suis pas fier d’ avoir donné des fessées.
      Oui, je n’ai pas été bon, surtout étant jeune. Mes premiers enfants s’ en souviennent.

      Je sais que ces « erreurs » n’ont servi à rien, pire, elles ont marqué mes enfants. Les derniers n’ont jamais eu droit à ces  » manques de maîtrise de soi » et ne sont pas plus mal élevés.

      Oui, j’ai en suis convaincu, les fessées ne servent à rien, elles ne sont que le reflet d’une incompétence des parents.

      Votre combat est juste et je vous approuve à 200%. Une loi ne serait pas idiote, mais par-dessus tout, il faut éduquer non pas les enfants mais certains parents. Seul leur exemple positif permettra aux enfants de ne pas reproduire ces vieux modèles moyen-âgeux.

  11. « pensez un peu aux enseignants aussi qui n’arrivent quasiment plus à gérer leurs classes avec ces méthodes de non-éducation, ils ne peuvent plus rien faire et demandent à des parents qui n’ont plus non aucun levier d’agir, dialogue de sourds et dégradation drastique du niveau intellectuel et de l’auto-discipline. »
    Le problème c’est le manque de respect et d’écoute, pas le manque de claques ou de fessées!
    Je suis enseignante, je gère bien mes classes, je ne frappe pas mes élèves pour qu’ils m’écoutent ou fassent le travail que je leur demande. Je les respecte, ils me respectent, on discute quand ça ne va pas, je punis. Pas besoin de fessée ou de claque.
    Il ne faut pas confondre laxisme et non-violence. Depuis que j’enseigne, j’ai constaté que les enfants reproduisent ce qu’ils vivent à la maison et quand les parents sont violents, les enfants le sont aussi (envers les autres enfants mais aussi envers les adultes).
    Ce que je demande aux parents, c’est de s’intéresser à leurs enfants, de les respecter. On peut avoir de l’autorité sans lever la main ni crier. C’est quoi cet amalgame?
    Je leur enseigne qu’il ne faut pas user de violences. Visiblement on ne l’a pas enseigné à tout le monde!

    1. « Vous pensez que donner la fessée à un enfant donne du plaisir, vous ne croyez pas que l’on a mal au cœur et que l’on est sans remord? » J’ai jamais écrit ça… je sais pas où vous avez lu ça dans mon commentaire… Vous ne savez donc pas ce que je pense (sauf si vous lisez dans mes pensées).
      « Je lis bien votre commentaire  » : non, visiblement.
      « je sais qu’il existe des écoles de ce type, souvent des écoles libres ou privées dans des zones urbaines de classe moyenne mais ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité des établissements. » : vous ne savez pas où je travaille ni où j’ai travaillé. En ZEP, en collèges et en lycées de l’éducation nationale, pas dans les établissements dont vous parlez.
      Éduquer c’est poser des limites, je suis d’accord avec vous. Mais pas sur la manière de les poser, c’est tout.

      1. Petite précision : j’ai travaillé une année en ZEP, maintenant je travaille dans les collèges et lycée de la République.
        Je me fiche de ne pas être crédible à vos yeux, tant que je le suis pour mes élèves.
        Bien cordialement.

        1. je suis enseignante, et petite précision: les établissements scolaires de ZEP/REP/ECLAIR SONT des établissements de la République, cordialement…..

          1. Oh, ben oui, je viens de relire ma phrase, il y a un soucis… je crois qu’il manque un « plus » et un « toujours »… J’ai dû m’emporter et répondre trop vite!
            Je recommence :
            Petite précision : j’ai travaillé une année en ZEP, plus maintenant mais je travaille toujours dans les collèges et lycée de la République. Je me fiche de ne pas être crédible à vos yeux, tant que je le suis pour mes élèves. Bien cordialement.
            Ah ben oui, c’est nettement mieux!
            Toujours se relire!

      2. C’est la fête par ici :) heureusement que des enseignants comme vous, existent… Conscient de ce choses là. Franchement passé pour des soixante huitard dès qu’on a une éducation alternative… C’est fatiguant! Je ne parle même pas de l’image des ZEP…
        Bref… Si aimer son métier et gérer les choses dans son boulot c’est manquer de crédibilité..! Mais ou va le monde!!!!! Hein?

  12. Il y a beaucoup à lire. Je ne suis pas allée au bout des commentaires.

    Les enfants sont des êtres humains. Ils comprennent quand on leur parle (même très petits), ils ont des sentiments, des envies, des états d’âme. Est-ce si difficile à concevoir ?

    La pire des violence est sans doute de nier cette personnalité qui existe « déjà ». C’est la même violence qui se retrouve partout dans la société qui veut faire de nous ce que nous ne sommes pas. C’est la même contrainte, celle qui nous invite à rentrer dans les moules construits pour nous.

    Je vous admire, les parents qui avez compris que vos enfants ne vous appartiennent pas mais sont des êtres à part entière. Je vous admire et vous respecte car ce ne doit pas être si facile… La preuve, tout le monde n’y arrive pas.

  13. PS: Ah, oui, et bien-sûr que du coup (c’est le cas de le dire), j’ai gardé trop souvent des hommes dans ma vie que j’aurais dû quitter dès le premier mauvais traitement, insulte, gifle, secousse… Ben oui, mais finalement, « ce n’est qu’une gifle » hein? Ben oui, sachez qu’en levant la main sur vos enfants, vous ne leur apprenez pas que personne n’a le droit de porter atteinte à leur intégrité physique! C’est logique, non?

  14. Je découvre ton blog, et chaque article reflète ma pensée, merci d’exprimer si bien tout ce que je pense! C’est exactement comme tu dis, je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel point ça endomage les liens avec les parents, ces coups. On ne fait plus jamais confiance, il y a toujours une partie de nous qui se crispe. Moi, même 25 ans plus tard, quand j’y repense, je revis la violence physiquement et moralement, la sensation est intacte. Et pourtant, pas de fessée ni de claque, juste des baffes sur la tête. Des griffures. Quelques bleus peut-être. Pas grand-chose, en somme. Mais récemment, je me demandais pourquoi je n’arrivais pas à être détendue avec ma mère, à avoir plus de geste de tendresse, et la réponse était toute trouvée. Pourtant, ça n’a duré que 2-3 ans. Mais voilà, ces gestes-là restent gravés dans le corps.
    Et quand j’entend ceux qui disent que ce sont les adeptes de l’enfant-roi qui condamnent gifles et fessée, j’ai envie de les frapper… pour voir s’ils comprennent que c’est pas avec des coups qu’on comprend quoi que ce soit. Au contraire, le gamin SAIT que c’estinacceptable, alors il risque de se braquer dans le comportement qui a provoqué les coups! Moi, j’avais le malheur de pas comprendre quand elle m’expliquanit des exercices de maths (depuis j’ai compris qu’elle est spécialement pas douée pour expliquer quoi que ce soit). Est-ce que qui que ce soit sain d’esprit peut imaginer une seconde qu’un gamin comprendra mieux après le stress provoqué par des coups?
    Bref, ton analyse est juste, j’adhère complètement!

  15. Bonjour « Une Jeune idiote » et bravo pour cet article extrêmement bien écrit !
    Je vous félicite également pour vos commentaires appropriés et toujours respectueux.
    Je corrobore tout à fait vos propos et je suis adepte moi aussi d’une éducation respectueuse, bienveillante et ferme à la fois mais sans violence (physique ou morale).
    Ce n’est pas facile tous les jours mais le résultat est là !
    Je tient également un blog où je parle de ce parcours, des livres ou itws que j’ai pu mener sur le sujet, je vous invite à vous y rendre si l’envie vous dit (www.mamanpositive.com). J’ai récemment mis en ligne des itws d’Isabelle Filliozat que j’admire beaucoup.

    Je suis une maman de 2 enfants et pour mon aîné un peu « rebelle » j’ai eu recours à quelques fessées lorsqu’elle avait 2 ans. Je n’en suis pas du tout fière maintenant mais à l’époque, comme la plupart des parents, je n’y voyais aucun mal.
    Je me disais que ça aidait à marquer des limites. Moi aussi étant plus jeune, j’en avais reçu une ou deux lorsque mes bêtises étaient trop grandes.
    Néanmoins, le peu de fois où j’ai donné une fessée à ma fille, je sentais que j’étais « faible » et que quelque chose n’allait pas. J’avais été poussé à bout et je n’avais pas trouvé d’autres solutions.
    Heureusement,grâce à mes lectures (Isabelle Filliozat, Jane Nelsen, Noël Janis-Norton,livres sur Montessori..), mes rencontres, mes itws, des ateliers de parents, je me suis ouverte à de nouvelles approches éducatives qui ont changé ma vie !
    Depuis, il ne me viendrait pas à l’esprit de donner une fessée (ou unegifle) à mes enfants. C’est devenu un automatisme chez moi et j’ai dû mal à croire que j’ai pu en donner avant. Pour moi c’est devenu une évidence.

    Etre parent, ça s’apprend !
    Je suis en train d’apprendre et de me remettre en question tous les jours…
    En tout cas, je regrette de n’avoir pas pu appliquer plus tôt les principes éducatifs que j’offre maintenant à mes enfants.

    Pour conclure, je trouve ça dommage de rester sur la fessée comme mode d’éducation sous prétexte qu’on a connu ça étant jeune et qu’on en est pas mort (je le pensais au début et je me suis ensuite remise en question).
    C’est une fausse bonne raison, il faut aller voir un peu plus loin. Il faut sortir de ce cercle éducatif même si ce n’est pas facile car il y a d’autres alternatives qui permettent une vie de famille beaucoup plus sereine, respectueuse et harmonieuse.
    Et ne pas donner de fessée, ne veut pas dire être laxiste, cela signifie juste qu’on a trouvé d’autres moyens pour enseigner les limites à nos enfants.

  16. « C’est ma faute ».
    Personnellement, oui, je pense que c’est « la faute » de l’enfant. Que je sache, quand j’étais jeune, ce n’était pas mon père qui allait jouer dans les armoires de vaisselle, mais bien moi.
    S’il n’avait pas été autoritaire en me faisant comprendre que « assez, c’est assez », en m’asseyant de force sur la sécheuse et en m’ordonnant de ne pas bouger de là pendant 15 minutes, je crois qu’aujourd’hui je n’aurais pas du tout la même conscience morale. Je devais me dire quoi ? Ce n’est pas ma faute si je me retrouve puni ?
    C’est aveugler son enfant ça, et ne jamais lui faire comprendre ses erreurs.

    Par exemple, quand je regarde un de mes cousins plus jeune qui, je crois, n’a jamais été réprimandé, brusqué ou tout simplement réprimandé bien sévèrement, je me dis que j’ai beaucoup de chance d’avoir appris où se trouvait les limites de ce que moi, petit enfant, je pouvais faire.

    Certes, marteler de coup de poing n’est pas « éduquer » un enfant. Mais la pichenette sur le front, la prise du bras ou la contention lorsque je pétais une crise à donner des coups de pied dans les murs ne m’ont pas traumatisés. Je ne suis pas sous anti-dépresseur, je n’en veux pas à la terre entière, je n’ai pas peur de tout et je ne me balance pas d’avant en arrière en me bouchant les oreilles dès que j’entends une dispute éclater.

    Je ne prêche rien, je dis seulement qu’il faut savoir en prendre et en laisser.

    1. La même conscience morale ? C’est immoral d’aller jouer dans un vaisselier ?
      Je vous rejoins : il faut savoir en prendre et en laisser. Alors je laisse tout ce que vos parents ont exercé sur vous, sauf la contention en cas de colère : je l’ai moi-même exercée sur des enfants qui menaçaient de se blesser ou de blesser les autres dans leurs crises. Ca peut être un acte de bienveillance, quand c’est accompagné d’écoute et de tendresse. (oui, un enfant en colère a le droit à de la tendresse)
      Par contre, je laisse l’isolement de 15 minutes, qui ne remplacera jamais de l’écoute… quand un enfant fait quelque chose d’ « interdit », je lui dis : « le vaisselier, c’est pour la vaisselle, viens, allons jouer par là », et je le répète, encore et encore, car éduquer c’est aussi répéter souvent, le cerveau d’un enfant étant immature et incapable de repérer une injonction définitive avec une seule occurrence.
      L’autorité est une qualité qu’a naturellement le parent, puisqu’il est parent : il sait, il a vécu, il accompagne l’enfant. Démontrer son autorité avec punitions et menaces, voire coups, c’est de l’abus de pouvoir.
      Quant à « c’est la faute de l’enfant », je ne peux qu’être en désaccord. Ce n’est pas la faute de l’enfant si le parent n’a pas d’autres outils à sa disposition que la violence ou l’intimidation.

      1. Eduquer c’est répéter souvent, mais les parents qui donnent (parfois) des fessées répètent aussi. Je suis d’accord que l’usage abusif des fessées et gifles est très négatif, en particulier la gifle car je trouve que l’atteinte au visage est particulièrement humiliante. En revanche mon père nous a donné des fessées quand on faisait de grosses, grosses bêtises et s’il a pu parfois en abuser je le reconnais, je n’irai pas jusqu’à dire que « chaque coup portait atteinte à notre confiance en nous ». Je pense que chaque enfant réagit différemment à ce type de punitions, et que s’il a par ailleurs une relation équilibrée avec l’adulte, il pourra parfaitement comprendre la nature de sa réaction. Je reste cependant d’accord sur le fait qu’il s’agir d’une faiblesse du parent qui ne parvient pas à maitriser ses nerfs et à trouver d’autres moyens d’agir. Ce que je trouve souvent abusif c’est d’assimiler ça à de la maltraitance, mes parents sont très aimants et ces moments de faiblesse n’ont pas pour autant entaché notre relation. A cet égard, je dirais que la violence verbale, se faire crier dessus jusqu’à être terrorisé peut être bien plus violent pour l’enfant que de se prendre une fessée (parfois un peu symbolique) sur le pantalon avant de filer dans sa chambre. Quand on parle de « fessée » ça recouvre des réalités différentes. Ensuite, je pense qu’à partir d’un certain âge (qui dépend de l’enfant, mais 4, 5 ans je dirais), un enfant retient très très bien les interdictions et sait quand il fait quelque chose d’autorisé ou non. Je ne dis pas ça pour excuser la dite fessée, mais c’est une réponse au fait que le cerveau de l’enfant soit censé être incapable de retenir une injonction une seule fois. Peut être qu’il oubliera, mais dans bien des cas les enfants sont surprenants par leur mémoire. Enfin, quant au souhait de voir la relation parent-enfant comme une relation d’égalité, horizontale… qu’entendez vous par là ? L’égalité existe au sens de la « valeur », l’enfant a droit à l’écoute et au respect, mais la relation n’est pas horizontale pour autant sinon la notion d’autorité n’existerait pas, hors l’adulte a besoin d’avoir cette autorité, car l’enfant est dans une phase d’apprentissage. Simplement, cette autorité doit se fonder sur autre chose que la puissance physique et l’intimidation pure.

    1. J’en serais ravie !
      N’hésite pas à me communiquer le lien de ton article afin qu’il figure à la suite de ceux qu’il y a à la fin de mon billet. C’est important pour moi de montrer que « mon » avis est partagé. Merci de ton retour !

  17. j’ai été victime de maltraitance et je consomme des antidéprésseurs suite à cela .Je suis contre la féssée ou la claque. Je préfère les punitions.Et les personnes qui frappent leurs enfants , n’ont pas été élevé dans l’amour

  18. Je trouve cet article si bien écrit et si juste que je ne peux que le partager sur la page Facebook de mon association de parents bienveillants (ou essayant de l’être) !

    1. Merci Véronique ! Je t’invite à me communiquer l’adresse de cette page, afin que je puisse l’intégrer dans mon article à la suite du groupe Facebook, une fois que j’y aurai fait un tour :)

  19. Bravo pour ton article <3
    Lorsque je lis les commentaires de personnes qui minimisent les fessées reçues ou données, et nient la violence du geste, j'ai l'impression qu'il y a une peur…celle de la perte de pouvoir. Si je perds le pouvoir sur mon enfant, sur qui vais -je exercer mon pouvoir ? sur mon chef? mon conjoint ? mon voisin? etc….Quelle est la seule personne qui se soumet à la fessée par peur de perdre mon amour…mon enfant ! Qui va m'aider à me faire exister ? …..Mon enfant! Mon enfant, mon réceptacle à ordures relationnelles ! je vide toutes mes incompétences émotionnelles sur lui :(
    Lorsque je lis des commentaires d'adultes qui souhaitent une autre façon d'élever leur enfant et qui se remettent en question, je suis :))

    1. Merci pour ton commentaire !
      Je te plussoie, arrêter de frapper c’est « perdre le contrôle, le pouvoir, l’ascendant ». À nous de transformer cette relation de pouvoir et de domination en relation de respect et d’égalité mutuels.

  20. Un adulte comprends pas toujours par la parole non plus, trouvez vous qu’il faut lui frapper s’il/elle ne comprends pas? Un homme ou une femme gifles ne sont donc pas des personnes battus? Je ne comprends pas votre raisonnement, mais je m’imagine que c’est parce que j’ai grandi dans un pays ou on a compris depuis bien longtemps qu’il ne sert a rien de frapper les enfants. Les francais n’ont malheureusement pas le meme mentalite que les nous, donc vous continuez a reproduire ce que vous avez connu etant enfant. Dommage, tres dommage pour vous et pour vos enfants…et pour moi egalement qui me retrouve dans ce pays de parents abrutis… : (

    1. Les parents de ce pays ne sont pas abrutis ;) certains refusent de voir la vérité en face et nous sommes de plus en plus à remettre en question l’éducation dite « traditionnelle » pour une manière d’élever les enfants plus respectueuse.
      En tout cas merci de rappeler qu’en Suède l’absence de fessée n’a pas conduit au chaos total et à la tyrannie de l’enfant-roi ! C’est possible, et ça fait 30 ans que a dure !

    2. C’est marrant, je lisait il y a peu que la Suède est justement face à un gros problème d’éducation de ces enfants. Et les allemands sont passé par là eux aussi, et sont déjà en train d’en revenir.

      Je ne pense pas que la solution soit si simple, malheureusement.

  21. Merci de tout cœur pour votre article! Merci d’avoir écrit exactement ce que je pense, ce que je vis… Merci d’avoir le courage de vous confronter à tout ce qui remonte de l’éducation dans l’inconscient collectif… Je suis sûre que de plus en plus de parents se lanceront sur le chemin de l’éducation bienveillante, je crois sincèrement que les choses changent grâce à des gens comme vous et grâce à tous ceux qui osent affronter leurs peurs avec courage et espoir, un pas après l’autre…

    Je vous propose ma participation à ce combat, sur un registre complémentaire: http://www.grainesderespect.fr/2013/06/merci.html
    Je suis convaincue que les ateliers de parents, notamment grâce à l’accompagnement collectif face à la culpabilité et aux difficultés rencontrées et à l’aspect concret des propositions respectueuses est une aide précieuse pour les parents et les professionnels qui veulent renoncer à toute violence éducative.

    Bon chemin lumineux à vous.

    1. Merci pour ce joli commentaire !
      Et merci pour vos ateliers d’accompagnement à la parentalité, il en faut dans ce pays pour aider les adultes à sortir du cercle de la violence… j’intégrerai votre lien à mon article très bientôt.
      Belle route à vous !

  22. La fessé, je suis contre. Mais comment essayer d’appliquer toutes les règles de l’éducation non violente avec deux enfants (ou un d’ailleurs) en bas âge, la fatigue, réaliser les tâches quotidiennes (oui prendre le temps d’expliquer, d’écouter, mais cette règle a aussi ses exceptions)? Ce fut un vrai combat au quotidien, seule la journée entière, en congé parentale (un travail à temps plein peut être tout aussi difficile d’ailleurs), sans personne pour m’aider. Le combat est éreintant. Il m’est arrivé de plonger dans des côtés très obscures sans prendre de plaisir à élever mes enfants. Certes les enfants sont « normalement désirés » aujourd’hui. Mais quelle réalité au quotidien? Alors non à la fessé mais avant de porter un jugement sur le comportement d’un parent, aidons-le d’abord!

    1. Mon post ne juge pas les parents, il dénonce une croyance…
      Je comprends tout à fait les difficultés qu’éprouvent les parents dont les besoins ne sont pas comblés. Je vous invite à rejoindre le groupe Facebook « Education bienveillante et parentalité positive » si vous y êtes, vous pourrez trouver du soutien et des conseils si vous le souhaitez.

  23. Bravo pour cet article, un lien m’a permis de découvrir votre blog, qui m’a ensuite fait découvrir le groupe fB Education bienveillante. Donc un grand MErci.
    Juste une parenthèse (car je vois qu’il y a bcp de commentaires et je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit…) sur les liens quant aux livres: j’ai vu qu’il s’agissait de liens vers Amazon. Il faut savoir que ce groupe doit être boycotté pour ses conditions de travail très dures pour les employés. Voilà c’était juste un détail mais qui me paraît important. Soyons bienveillants envers les adultes aussi!! ;)

    1. Avant d’appeler au boycott d’une entreprise dans le but de défendre ses employés, demandez-vous si les intéressés seraient heureux de ce boycott, qui risque de les mener à une situation pire.
      Il y a probablement d’autres méthodes pour défendre les employés que le boycott de l’entreprise qui les emploie…

  24. Un grand merci pour ton article que je partage à 200 % . On se sent très seul finalement quand on dit que jamais on ne lève la main sur son enfant!!!! Cela paraît totalement ahurissant de voir qu’un parent qui choisit la non violence est mal perçu!!! Non pas que je sois laxiste, je suis plutôt autoritaire. Mes enfants sont comme les autres, parfois très cools mais aussi parfois très pénibles mais on a toujours trouvé une alternative !!! De la même façon que je ne me verrais pas agresser qui que ce soit (aussi exaspérant soit il !), cela ne me viendrait pas à l’idée (quoique si il y a des fois où j’en aurais envie!!!) de frapper un enfant! Cela paraît tellement facile de gifler ou fesser un petit …. Quelle pourrait être sa réponse face à une agression de son parent qu’il chérit tant ?!! La fessée ou la gifle sont tellement devenus des gestes banalisés que ça en devient effrayant…
    Oui je te remercie encore pour ton article ! Bravo…Il me reste à espérer que les sondages s’inversent … Le droit des enfants devrait être expliqué aux parents pendant la grossesse et donné avec le carnet de santé!

    1. Merci et bravo à toi !
      Il manque des ateliers de préparation à la parentalité, des livres qui s’adressent aux FUTURS parents, des gens qui cassent le mythe de la néo-parentalité rêvée, et d’autres qui sèment déjà des graines dans les esprits nullipares, comme dans le mien, graine qui a germée comme on le voit !
      Pour que les droits des enfants soient inscrits dans le carnet de santé, il faudrait qu’ils soient inscrits dans la loi… et qu’on rappelle légalement qu’un enfant est une personne et qu’on ne peut pas disposer de son corps à notre guise…

  25. En fait « une fessée = tabasser son enfant à mort pendant des heures et le laisser à l’agonie dans le caniveau » n’est pas un raccourci. C’est une possibilité.

    Deux enfants meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents.

    En Suède, où toute violence sur les enfants est interdite… ce chiffre est nul ou presque.
    En Suède, où toute violence sur les enfants est interdite depuis une génération, on trouve, c’est bien connu, pléthore de gens irrespectueux, de violeurs en réunion, de tueurs en série, personne ne respecte personne… C’est un véritable enfer, allez y voir pour rire !!!
    Non je blague, hein, en fait je ne me suis jamais sentie autant en sécurité qu’en Suède, ça fait peur presque….

    1. En 26 ans de loi contre la fessée en Suède, 4 enfants sont morts de maltraitance. (chiffres de 1974 à 2000)
      En France, pendant ce temps-là, environ 18980 enfants mouraient.
      Soit 4745 fois plus.
      J’y vois comme un lien de corrélation.

  26. J’en dis CNV Communication Non violente… car les mots sont parfois plus durs à effacer que certains gestes . Le poids des maux …Dans ces discussions éducatives, tout est une question de bon sens !
    Pour moi l’adulte décide en ce qui concerne la sécurité et la santé des enfants pour le reste on peut discuter et négocier, faut savoir prendre le temps ! dans une société où on court sans cesse après

    1. La CNV, c’est top, et ce pour toutes les relations de la vie !
      J’aime beaucoup ton idée de savoir prendre le temps : est-on vraiment toujours si pressés ? Je pense comme toi qu’on peut prendre 5 minutes pour écouter une tristesse, 10 min pour écouter une colère… pour gagner des tonnes d’amour.

  27. Je viens de finir « L’autorité expliquée aux parents » de Claude Halmos. Elle refuse de diaboliser et de banaliser la fessée. Elle détaille l’inconscient des parents aimants, éduquants et non violents qui pratiquent parfois à la fessée et en sont culpabilisés par ce genre de discours. En tout, je trouve important de trouver ‘un juste milieu’. En théorie, on peut toujours faire mieux qu’un coup. Mais un coup, n’est pas autant systématiquement une maltraitance.
    Et pourtant des punitions humiliantes et douloureuses, que ce soit psychiquement ou physiquement, j’en ai reçu. Je ne me considère pas comme « enfant maltraitées » car à côté de cela il y avait de l’amour, de la tendresse et une tentative d’éducation qui a quand même porté ses fruits, mais je garde un souvenir amer et injuste de ces actes qui m’ont déboussolée.
    Dans ses écrits, cette psychanalyste, qui se bat activement contre la vraie maltraitance, souhaite passer le message que diaboliser la fessée amène à l’amalgamée à cette maltraitance et empêche donc une lutte efficace.
    Son constat est qu’outre cette maltraitance qui existe, qui fait froid dans le dos et qui est mal combattue, le plus grand danger pour les enfants d’aujourd’hui est l’absence d’éducation. Alors je le répète, elle ne prône pas la fessée et au contraire préconise les sanctions qui ne font pas mal, ni au cœur ni au corps. Mais elle met en garde contre l’absence d’autorité.

    1. Il y a souvent amalgame entre éducation respectueuse et laxisme.
      Je ne vois pas bien comment on peut « diaboliser » la fessée, en fait, pour moi c’est un acte répréhensible dès lors qu’il est considéré comme éducatif et « pour le bien » des enfants, de ce fait on ne peut pas la diaboliser, ce serait comme diaboliser la maltraitance ou le racisme… Il est possible de guider les enfants sur le chemin de la vie sans violence, et cela n’est pas une absence d’autorité. C’est un autre choix de vie, c’est coopérer plutôt que de réclamer l’obéissance, c’est accepter que l’enfant puisse ne pas être d’accord et l’accompagner dans sa frustration. (ça ne veut donc PAS dire, « céder » à tous ses « caprices » et se laisser « marcher dessus », ça veut dire poser des limites compréhensibles, respectueuses, les expliquer et accepter qu’on puisse ne pas être d’accord)

      1. Accepter qu’on puisse ne pas être d’accord mais aussi, même, que l’enfant peut avoir gain de cause. C’est ça le plus dur à faire accepter aujourd’hui. Si j’ai prévu de faire une sortie en famille au parc machin chose, et que ma fille ne veut pas y aller, et que je lui dis « si on y va » et qu’elle se met à pleurer parce que non elle n’a pas envie d’aller là bas. Moi mon réflexe ce serait directement de lui dire « bon, alors par exemple, si tu voulais aller quelque part dehors avec nous, ce serait où? » et à moins qu’elle me dise un truc à 300 bornes ou qu’elle veuille aller chez des gens absents, et bien ok, on ira là où elle a envie d’aller. Moi ce que je veux c’est sortir, qu’on se promène, qu’on passe un bon moment, peu importe finalement que ce soit au parc Machin Chose ou ailleurs. Trouver quelque chose qui met tout le monde d’accord…Et bien quand j’explique que ce serait ma position si la situation survenait, souvent on me dit « ouais donc tu cèderas à tous les caprices quoi ». Je vois pas le rapport…plutôt que d’obliger, de faire preuve « d’autorité » pour finir par avoir raison quoiqu’il arrive, on peut aussi négocier, coopérer comme tu le dis Pauline. Prendre en compte l’avis et l’envie de chacun, et adapter.
        Comme dit Gordon, rester dans une relation Gagnant-Gagnant le plus possible, et pas dans une lutte permanente où c’est l’adulte qui toujours sortir maître de la situation. Mais pour ça il faut savoir lâcher prise…et quand je vois les réactions que ce type d’exemple soulève autour de moi, ben je me dis qu’il y a encore de la route à faire…

        1. Tout à fait d’accord !
          C’est triste je trouve d’être en constante lutte de pouvoir – avec un enfant qui plus est, je vois pas du tout l’intérêt.
          C’est une question de lâcher-prise, comme tu le dis si bien… la dernière fois, je gardais un petit bout, il jouait avec sa pâte à modeler, et il la jetait par terre. Il fallu que je me pose, et que je me dise : « En quoi ça me gêne, qu’il la jette par terre ? En rien, si ce n’est que je n’ai pas envie de ramasser à sa place. » Ben il a suffit de le lui dire : « Bonhomme, qu’est-ce que tu penses de ramasser ta « patolé » quand tu as fini de jouer avec ? »
          Gagnant-gagnant, j’aurais pu m’énerver sur lui mais au final… ce qu’il faisait ne me gênait pas plus que ça.
          Il faut arrêter de croire que l’adulte a toujours raison, que c’est lui qui « commande ». C’est plus enrichissant et plus épanouissant de se concerter, de confronter nos avis, de négocier, d’échanger… on se connaît mieux, et on connaît mieux l’enfant ! Dans ton exemple, on peut peut-être apprendre quel est le parc préféré de la petite puce, et se rendre compte qu’on l’emmenait dans un endroit qui la barbait.

          1. « En quoi ça me gêne ». Non mais c’est tellement ça. Quand je vois dehors au parc les gens qui sont sans cesse sur le dos du gamin « ne saute pas dans la flaque », « ne joue pas là » « reste ici », « ne prend pas le ballon ». Mais WTF? « Ah oui mais les flaques il se salir »…ok donc rappellez moi d’interdire à mon mari d’aller au sport demain parce que ça va me faire de la lessive en plus! Je trouve hallucinant le nombre de choses qu’on interdit aux enfants sous prétexte que c’est comme ça et voilà. Si on se posait la question sérieusement « en quoi ça me dérange en fait, ce que fait mon enfant là? » ben ils seraient tellement moins stressés et dans une position d’opposition je pense…On cherche à les contrôller tout le temps, pour tout! Moi je dis que en dehors des choses qui mettent l’enfant ou l’entourage en danger, qui dérangent les personnes autour, ou qui enfreignent les règles de politesse/de vie en société, tout devrait être autorisé. A nous à laisser les enfants être des enfants, avec tout ce que ça comporte de folie, de jeu, d’expériences, de salissures et de petits bobos. Pas à eux à être de minis adultes bien sages et responsables juste parce que ça nous arrange et que ça nous fait moins de boulot….

          2. Et puis les adultes bien sages et responsables sont parfois déprimants… on devrait savoir se reconnecter à l’enfant joueur qu’on était, pour se rappeler combien c’était fun !
            Comme tu dis, les enfants doivent être sages comme des images, et donc ne plus être des enfants… à quoi ça sert de les emmener au parc si c’est pour qu’ils restent sur un banc ?
            Laissons-les vivre…

    2. « le plus grand danger pour les enfants d’aujourd’hui est l’absence d’éducation »
      Un rapide regard du côté de la Suède, où toute violence physique comme morale est bannie par la LOI depuis une génération devrait rassurer tous les sceptiques sur le type de société que construit une éducation non violente….

      1. Mais complètement. C’est vraiment l’argument malhonnête par excellence, ou comment se cacher derrière son petit doigt…

  28. Tes articles sont vraiment supers, j’ai la larme à l’oeil à chacun d’entre eux… Quelle plume, quel talent, quelle sensibilité ! J’espère que tous ces commentaires encourageants te donneront la force de persévérer dans ce chemin que tu as entrepris et où tu te heurtera si souvent aux barrières culturelles et blessures refoulées car le monde a besoin de lire encore et encore des articles comme les tiens !
    Je me permet de mettre un petit lien vers mon site, j’accompagne les parents en Aveyron pour une parentalité bienveillante par le renforcement du lien d’attachement qui est, à mon sens, la base pour la compréhension et le respect mutuel.

    http://www.bebe-instinct.com/

    Au plaisir de te lire encore et encore !
    Julie

    1. Merci Julie pour ton gentil commentaire ! Il rejoint les commentaires encourageants qui m’aident à faire face aux autres ;)
      Je suis sur ton site, il a l’air top, j’aime beaucoup ce que tu proposes !
      J’ai cru voir que tu avais rejoint le groupe « Education bienveillante et parentalité positive » sur Facebook ? A moins que ce soit une homonyme… en tout cas merci beaucoup pour ton lien, je l’ai déjà partagé à une amie dans ta région.
      Encore mille merci !

      1. Merci beaucoup Pauline ! Effectivement j’ai rejoins le groupe hier c’est bien vu ;-) Je suis encore en travail sur le site mais je ne manquerai pas de citer ton blog pour que les parents le découvrent ! A très bientôt, sur facebook ou ici :-)

        1. J’avais regardé hier le nombre (assez dingue) de nouveaux arrivants et il me semblait bien avoir vu ton nom passer, j’ai fait le rapprochement avec ton site.
          A très bientôt, et merci !

  29. Bonjour, (mon texte est un peu long, veuillez m’en excuser. )

    Il était une fois, une maman Mouette Obscure dont la voix dérapait encore parfois sur son mouetton.
    Elle s’en voulait beaucoup beaucoup beaucoup quand cela arrivait, et elle essayait de s’en vouloir le moins possible… ! C’était extrêmement difficile pour elle.

    Mouette Obscure devait apprendre à se défaire d’ impulsions, ces vieux automatismes que depuis des générations, on utilisait dans sa famille, dans la société, soit disant pour se faire respecter ! Quelle étrange idée, n’est ce pas ? User de la violence verbale pour se faire respecter !

    Mouette obscure avait un lourd secret, tellement lourd qu’elle n’arrivait pas à s’envoler. C’est embêtant pour une mouette n’est ce pas… pour survivre dans ce monde…. !

    Mouette Obscure, ne se rappelle pas de grand chose de son enfance, parce qu’elle avait réussi à enfouir, très profondément en elle une grande partie de ses blessures pour ne pas trop souffrir, et pouvoir SURVIVRE !!!! Elle a cependant conservé des bribes plus ou moins vagues, plus ou moins conscientes, plus ou moins inquiétantes d’un passé douloureux.

    Mouette obscure fit pendant très longtemps des vilains cauchemars hantant ses jours et ses nuits…. Ce mal la grignotait de l’intérieur, et elle n’avait que ses yeux pour pleurer…
    Mouette Obscure avait des frères goëlands, mais apparemment personne ne se souciait de cette souffrance qui la rongeait. Elle ne pouvait que compter sur elle même…. !!

    Mouette Obscure n’avait pas vraiment compris pourquoi on s’acharnait sur elle comme ça… Elle devait avoir fait beaucoup de mal à sa maman mouette, et à son papa goëland, pour voir dans les yeux de sa maman autant de noirceur….et dans les yeux de son papa, une passivité irréprochable. Elle était terrifiée à l’idée de faire une erreur, une bêtise, ou bien même de ne pas faire ce que sa maman attendait d’elle….

    Maman Obscure se souvient qu’elle se cachait sous son bureau d’école pour se cacher, ou des quelques fugues qu’elles faisaient, bien qu’elle n’aimait pas ça parce que qu’elle ne voulait pas faire de la peine à ses parents. Elle ne pensait même pas à la terrible colère qu’elle allait « attraper », juste à la souffrance qu’elle occasionnerait à ses parents…. !

    Aujourd’hui Maman Obscure pouvait se souvenir qu’avant cet étrange épisode de sa vie, dont elle ne se souvient ni de quand cela réellement commencé, ni de la durée (tant cet épisode est obscure, fouilli dans sa caboche de mouette) Mouette obscure se souvenait qu’elle était une jeune mouette lumineuse, qui aimait les autres mouettes, le ciel, les nuages, les autres oiseaux, les chenilles, la terre, la mer, les papillons…., la lune, le soleil, la pluie…Mouette Obscure savourait la vie… Elle se souvient qu’on la prénommait Mouette Rayonnante…. elle éclairait le ciel, tant elle était joyeuse, pleine de vie….

    Mouette obscure ne comprenait pas, rien du tout en fait…. Elle se pensait juste méchante, mauvaise. Elle était persuadée qu’elle méritait simplement ce qu’on lui infligeait…. Elle avait ainsi tout au long de son enfance, adolescence, pendant laquelle son papa goeland avait pris le relais insinueusement, compris que l’amour ça passait nécessairement par les coups, les mots qui résonnent longtemps dans la tête, saillants comme des lames de rasoirs, par des comportements un jour gentils et deux secondes plus tards méchants…et de nouveau gentils, puis de nouveaux méchants…tout en donnant de son côté beaucoup d’amour aux autres, parce qu’elle devait absolument, c’était vitale donner aux autres ce qu’on attendait d’elle…
    Mouette Obscure se sentait comme morte à l’intérieur d’elle même, vilaine, et noire, elle se sentait habité par un monstre…. Elle n’avait aucune assurance, devenait très timide, appeurée…. A l’école on l’embêtait, les grands s’amusaient d’elles, elle vait été racketté par les cp quand elle était en maternelle, elle s’en souvient…. et encore lorsqu’elle était en primaire par des garçons goelands de sa classe….un jour elle avait eu le courage de demander à sa maitresse de parler devant sa classe, et ce fut le premier jour d’une grande bataille !!!!! La bataille pour sa survie…. En sortant de l’école, mouette Obscure aimait se promener dans le square, elle s’ y défoulait, grimpait aux arbres, se bagarrait, courrait, jouait à la corde à sauter jusqu’ à épuisement…. Elle avait de l’énergie à dépenser….

    Adolescente, elle se rebellait très souvent, elle était d’une si grande et si forte impulsivité, qu’elle se faisait peur elle même !!! Son père lui disait qu’elle n’était qu’ une mouette hystérique, qui n’arriverait jamais à rien faire dans sa vie, qu’elle était bonne à rien… sa mère l’étouffait, ne lui laisser pas la chance d’expérimenter, d’explorer, d’essayer. Mouette Obscure en avait gros sur la patate…. ! Mouette Obscure, durant cette longue période qui lui semblait interminable avait une très grande soif de liberté, une grande soif de justice… Mouette obscure réagissait au quart de tour, explosait quand elle sentait son individualité menacé, Mouette Obscur faisait du bruit autour d’elle, claquait les portes, hurlait son désir de vivre…. et au collège Mouette Obscure se faisait toute petite, toute sérieuse, toute discrète de peur qu’on ne vienne l’enquiquiner….

    Ainsi Maman Mouette avait réussi tant bien que mal à affronter les grandes étapes, les grandes épreuves de la vie…. qui semblaient ne jamais cesser….

    Maman mouette savait que depuis, elle en avait fait du parcours…. Elle en avait traversé des épopées…. Elle en avait bavé, douloureusement bavé…. Sa famille, sa grande famille lui avait posé des étiquettes, desquelles elle essayait de se défendre….sans résultats… Elle se rebellait encore plus, devenant une proie parfaite pour les grands prédateurs qui savait la manipulée…. Ainsi à l’âge adulte, Mouette Obscure vit de longues périodes solitaires, de doutes, où elle cherchait sans cesse là où elle pouvait recevoir un peu d’affection, un peu de tendresse… elle connut des goelands blessés qu’elle pensait pouvoir aider, leur tendant la patte qu’elle avait attendu toute sa vie…. prenant tour à tour le rôle du grand chaman, du grand sauveur, du grand guérisseur, se sacrifiant ainsi au dépend d’elle même…. Et le rôle d’une victime, victime de la provocation, et de la souffrance du goeland qu’elle avait choisie d’aider…Se faisant ainsi manipulé, souillé, harcelé, violenté….

    Mouette obscure, un jour se rendit compte à quel point elle s’humilait, s’auto-irrespectait, à quel point elle cherchait toujours les mêmes choses, à quels points elle répétait inlassablement les mêmes schémas qu’elle connaissait parcoeur, mais dont elle n’arrivait pas à se frayer un chemin….
    Puis elle décida d’entreprendre un grand nettoyage de printemps…. Et fit une longue pause dans sa vie de mouette…. Elle en avait grandement besoin…. !

    Mouette obscure se sentait sale de l’intérieur, déglinguée, et se demandait comment elle avait fait pour survivre, pour arriver là où elle en était, même si là où elle en était, c’était pas folklo…. !!!
    Elle regardait sa vie de mouette en arrière…. et se disait que Oh oui elle en avait parcouru du chemin…. Comme si elle avait enfilé des bottes de 7 lieues….

    Mouette Obscure rencontrait encore sur son chemin de nombreux obstacles, car si on a beau comprendre, et prendre conscience du chemin parcouru, on en est pas moins guéri…. ! Mouette Obscure par moments désespère du long chemin qu’elle a encore à parcourir pour désormais pouvoir réparer ses ailes brisées.
    Elle se sent prisonnière de l’intérieur…. Au delà des coups physiques que Mouette Obscure a reçu, qui ne lui font désormais plus mal, l’ âme de mouette a été touchée à vif… Mouette Obscure se ressent comme un boulet inintéressante, associable, lente, envieuse, vide… Elle se sent percée comme une vieille passoire, toute usée… Elle a une haute exigence d’elle même, tant et si bien qu’elle est complètement paralysée, qu’elle fuit le monde du travail, parce qu’elle en a peur…. Peur de faire faillir le patron qui l’embauchera…. au delà de ça, elle a peur, de sa créativité, qui lui permettait dans le temps de s’exprimer… En fait mouette Obscure est devenue PEUR. Or Mouette Obscure est une passionnée. Elle a le mordant de vivre, elle a le mordant d’apprendre, elle a le mordant d’explorer… Mais elle n’en fait rien. Elle vit dans sa tête…. Elle a peur de rater, d’échouer, peur de ne pas plaire à sa maman, peur de ne pas réussir au premier coup….. Mouette Obscure est effrayée d’elle même…. Dès qu’elle pense aux choses qu’elle aimerait accomplir, elle se voit quasi systématiquement entrain de faire de la « merde », et du coup elle se voit entrain d’échouer sans même avoir débuter quoi que ce soit, elle se sent mal dès qu’elle essaie de rêver, de se projetter, elle se met des gardes fous sans arrêts…. du coup, de ce qu’elle aime, elle ne fait plus grand chose. Même penser faire, penser accomplir lui est devenue redoutable…. !

    Mouette Obscure se sent ligottée, de l’intérieur….les ailes brisées, les pattes engluées dans la mélasse, prisonnière d’une cage qui continue à se refermer sur elle….

    Mouette Obcure poursuit son travail sur elle même, étant bien résolu à vouloir se libérer de cette emprise, souhaitant ne pas reproduire le même schéma sur son enfant…. Mouette Obscure se bat tout les jours contre ses fantômes… Mouette Obscure tente de renoeur avec son âme, avec son essence même de Mouette rieuse, de Mouette Rayonnante…Caressant son enfant intérieur… et veillant surtout à écouter les besoins de son enfant, la petite mouette, le petit mouetton…. ! De lui apporter toute l’attention dont il a besoin pour devenir Grand, Beau, Fort… De l’accompagner pour qu’il puisse déployer ses ailes, et s’envoler faire sa vie de Goeland…. !
    Mouette Obscure désormais a compris qu’il fallait prendre soin d’elle, qu’elle devait être bienveillante envers elle même, pour devenir Mouette Rieuse…. !!!

    Tous les coups visibles comme non visibles, petits ou grands laissent des empreintes indélébiles dans le cœur d’un enfant qui se construit pour devenir un adulte !
    Ne l’oubliez Jamais… !!!!

    Mouette rieuse… !

    1. Merci, Mouette Rieuse, pour ce conte (autobiographique…) très touchant.
      On peut briser le cercle de la violence, j’aime ta manière de parler de la bienveillance envers soi, qui est une étape primordiale à la bienveillance « universelle ».
      Comment s’occuper des besoins des autres quand nos besoins ne sont pas respectés ?

      1. Oh mon dieu !!!
        Toutes les fautes et tous les lapsus :)
        J’ai écris ça d’une traite, j’aurais mieux fait de me relire…. que mon français n’est pas beau… !!!

        Merci Jeune talentueuse :)

          1. Ouh lala, ça me touche à un point !
            J’ai connu la même chose que cette petite Mouette désormais Rieuse! (Mais l’humiliation continuelle et les coups ne venaient pas de mes parents, ma mère étant décédée très tôt) Je ne peux que comprendre, compatir, et me dire que ma vie de future femme, mère, amie, va être compliquée à gérer, mais je le ferai toujours (le bec) la tête haute !

  30. Jeune idiote.

    Merci du fond du coeur. Merci vraiment. Merci parce que je suis heureuse de voir une jeune fille se battre pour un idéal qui vaut tellement la peine, de la lire se questionner, remettre en question les choses.

    Merci parce que la trentenaire fatiguée que je suis, avait laissé tomber la jeune idiote qui vit en elle. Merci parce qu’aujourd’hui la trentenaire que je suis vient de se retourner vers la jeune idiote qu’elle était à 18 balais, de la serrer fort contre elle et de lui promettre qu’elle continuera à mettre tout en oeuvre pour perpétuer les idéaux « naïfs » qu’elle s’était fixée, toute jeune. Merci, je l’avais presque oubliée.

    Merci pour les enfants que tu auras.

    J’ai également écrit un billet après être tombée sous le choc de cette statistique horrible, à la fin, j’y liste tout ce que je connais qui peut aider les gens à acquérir des outils, des réflexions autour de la non violence éducative. Si tu as envie d’y apporter ta contribution…

    1. Merci à toi Saphaëlle de tes mots si gentils…
      Peux-tu me donner le lien de ton billet ? Je voudrais le lire et en effet voir si je peux y apporter ma contribution.
      Merci encore.

      1. Oh et bien Gravatar a mal fait son travail, habituellement mon blog est en lien dans mon pseudonyme !
        Mon petit coin virtuel à moi : maviebyme.canalblog.com

  31. Extrait de l’article « En mémoire de Marina » de l’OVEO, qui me parle beaucoup…
    […]
    Seul notre aveuglement nous empêche de voir la continuité entre les gifles et les fessées et la maltraitance qui blesse et qui tue. L’escalade de la gifle ou de la fessée, considérées comme bénignes et même éducatives, à la maltraitance peut s’effectuer facilement, surtout si l’on a été soi-même maltraité dans l’enfance. La violence subie dans l’enfance, légitimée par l’opinion publique (« Une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne ! »), peut devenir violence sans mesure quand l’enfant se rebelle et fait front (« Même pas mal ! »). C’est en grande partie parce que presque tout le monde considère qu’il est normal de frapper les enfants que certains les frappent sans limites.

    Si l’on compare à un iceberg l’ensemble de la violence infligée aux enfants par leurs éducateurs, la maltraitance est sa partie émergée, dénoncée, condamnée, mais elle n’existerait pas sans les neuf dixièmes de sa base immergée qui la soutient. Tant qu’on ne s’attaquera pas à cette base, tant qu’on justifiera la violence sur les enfants jusqu’à un certain point (gifles, fessées, humiliations…), il y aura toujours une forte minorité de parents qui, pour des raisons diverses, franchiront toutes les limites jusqu’à blesser, torturer ou tuer leurs enfants.
    […]
    Il est scandaleux qu’en France, alors qu’il est interdit de frapper un adulte qui peut se défendre et porter plainte, on considère comme normal et éducatif de frapper un enfant qui ne peut ni l’un ni l’autre. Considère-t-on comme une intrusion inacceptable de l’Etat dans la vie familiale le fait d’interdire la violence conjugale ? Trouverait-on normal d’admettre la violence jusqu’à un certain point à l’égard des femmes comme on le fait à l’égard des enfants ?

  32. Je suis enceinte de mon premier enfant…
    Petite, j’ai été frappée, très (trop !) souvent, même si aujourd’hui, mes parents minimisent ce qu’ils ont fait.
    Je me pose beaucoup de questions : ayant été terrifiée, enfant, par les « petites » claques, je n’ai pas du tout envie de frapper mes enfants !!!
    Mais est-ce si facile de ne pas frapper ses enfants? Si c’était si facile, pourquoi mes parents n’y arrivaient pas? J’ai peur d’échouer, de tomber dans la violence, comme eux…

    1. Ce n’est pas facile, de ne pas reproduire, c’est vrai.
      Mais je pense qu’avec ton choix de non-violence, Laurence, tu sauras briser le cercle de la violence initié par les parents des parents de tes parents…
      Je t’invite d’ores et déjà à rejoindre le groupe « Éducation bienveillante » si tu es sur Facebook, et peut-être à lire « Au cœur des émotions des enfants » de Isabelle Filliozat, pour te reconnecter à ton enfant intérieur. Ainsi, tu sauras que ton enfant, peut ressentir toutes ces choses-là, et combien il est fragile…
      Je tiens à te dire aussi à que dans ton parcours de maman, si tu craques, si tu es dépassée, ton questionnement fera que tu ne minimiseras PAS, que tu sauras t’excuser, et ça c’est tout aussi important pour un enfant.
      Je te souhaite une belle route, et une jolie rencontre avec ton enfant à naître <3

  33. rrrhhhaaaannn je ne lis pas tout ça me met en rogne… Non mais quel raccourci ahurissant de dire qu’un enfant qu’a pris pas pris de fessée, est un gosse qui traîne dans la rue à pas d’heure la clope au bec, un jeune con qui ne respecte rien… Peut-être bien qu’un enfant qu’a pris des fessées a appris à fermer sa gueule et à intégrer que la vie, c’est comme ça que ça se passe! Si c’est ça être poli… Si c’est tout ce qui vous importe que votre gosse se fonde dans la masse! Si dés qu’un enfant s’affirme, il commande ses parents… Alors vraiment, on ne réfléchit pas de la même façon!!!

  34. Ah… Quand même! Oui donc des fessés j’en ai donné, des dérapages ça m’est arrivée… Et j’ai pas envie que ça recommence, d’ailleurs ça va faire pas loin de deux ans, je crois! Where is ma médaille comme pour les AA? C’est un chemin long et difficile, ne PAS faire comme nos parents… Et l’entourage, pour qui c’est normal, manifestement certains n’en ont pas été traumatisés… Peut-être que c’est différent suivant les personnes? Ils ne trouvent pas ça humiliant… Certains parents mettent des fessés ou plutôt des tapes pour éduquer pas pour blesser. Je ne suis pas d’accord avec ça, certes… Mais je pense que cette campagne va surtout sensibiliser les parents qui dérapent, les parents qui font ça pour se  » soulager » d’un trop plein de rage et hargne contre leur enfant. C’est ceux là qui m’inquiètent… Car c’est une personne comme ça que j’ai été élevée…

    1. Ma chère Mère Cruelle (pas si cruelle d’ailleurs), si tu savais comme je t’admire, d’avoir choisi le chemin que tu as choisi pour tes enfants avec le lourd passé que tu as… <3
      Comme tu dis, difficile de NE PAS reproduire, quand je pense qu'il y a quelques années (en mode ado rebelle) je me disais "j'éduquerais JAMAIS mes enfants comme vous !", et que je pensais pas du tout à ce que je suis en train de vivre et de décider…

      1. Il faut que je te raconte d’ou vient mon pseudo ;) Merci, merci ET MERCI :) Du coup j’écris un article sur la fessé :) Tu es une vrai source d’inspiration! Tu es d’une forçe… :) Tellement hâte de te revoir :D

        1. Eh mais tu sais que ça me taraude depuis qu’on s’est croisée sur le net et que j’oublie TOUJOURS de te demander ! Raconte-moi quoi !
          <3 <3 <3 hâte de te revoir aussi <3 <3 <3 (plein de coeurs car je suis douce et gentille)

  35. Merci pour ce beau message. Plus je lit ce genre je texte, moins je me sent seule et plus je m’améliore :)
    Merci :)

  36. le probleme n’est pas la fessée mais la personne qui la donne … le problème n’est pas la fessée mais la société qui généralise tout comme ici (merci pour ce modele de pensée unique! l’idée de l’enfant roi, qui dirige tout … quel horreur! enfant battu = femme battu…)

    sans rien dire, sans prévenir, sans dialogue c’est juste frapper pour taper!

    si il y a éducation, explication, si la fessée est donnée en ultime recours et sans violence (c’est le son qui claque qui fait tout, et le geste, pas la douleur, ni le « sang » comme on a l’air de le sous entendre ici comme un resultat d’une fessée…)

    bah la fessée aide l’enfant a comprendre le terme « LIMITE » … sinon on a de jeunes cons dehors a points d’heure, 12ans avec une clope et plaisantant sur sa première cuite!

    j’ai eu des fessées, j’ai connu le martinet … et je peux vous le dire : a chaque fois c’était mérité, car mes parents ont été et sont encore de bon parents…. et j’en suis pas mort!

    si il y a un traumatisme sur le geste, sur la fessée, c’est qu’en dehors de ce fâcheux moment, il n’y a pas d’amour, de dialogue, de respect… le traumatisme n’est pas le coup, c’est ce qu’il y a (ou pas) avec …

    alors oui des parents chanceux, auront le dialogue, et pas de soucis avec leur enfant et il vont vous dire « la fessée c’est mal, regardez moi, j’ai éduqué mon fils sans! » … lol, chaque enfant est unique, et chaque façon d’éduquer aussi (même dans une même fratrie…)

    en gros ce qui marche pour un enfant ne marchera pas pour TOUS les enfants!! encore l’idée de pensée et modèle unique!

    bien sur qu’il faut tenir bon et faire du dialogue et du raisonnement un point essentiel dans l’éducation, mais quand ça veux pas écouter … quand ça dépasse les limites, un enfants doit comprendre que son action mérite punition et que la punition peux faire « mal » … (envoyé un enfants dans sa chambre sans plus … comem dit plus haut, ça laisse l’enfant sans surveillance a fiare pire, et surtout a comprendre qu’il risque en fin de compte : RIEN!!!

    Et n’en déplaise a certain, la fessée c’est comme dans la vrai vie en quelque sorte! sinon, militons tous pour que demain, un employé qui fait une connerie ne soit pas puni VIOLEMMENT par un licenciement!!!!! :D

    J’aimerais voir ça!

    ce qu’on montre a un jeune, c’est la vrai vie, douce et pleine d’amour si tout va bien, mais violente et douloureuse si on déconne …

    c’est a l’enfant de pas trop déconner! pas aux parents de baisser le pantalons et de laisser faire!

    1. Je suis en total désaccord avec vos propos.
      Ce n’est pas à l’enfant de subir la colère, la frustration et la souffrance de son parent mis face à ses difficultés. C’est au parent de protéger, d’aimer et de tenter de comprendre le petit être en construction (en devenir, en apprentissage : il n’a aucune expérience de la vie !) qu’il a devant lui.
      Vous parlez de pensée unique : il me semble qu’il y a une pensée unique légiférée concernant tout type de violence, A PART sur les enfants.

      Je vous invite à relire l’article afin de ne pas y voir d’amalgames et d’interprétations douteuses.
      Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire pour plus d’informations sur les méfaits psychiques, physiques, neurologiques de la violence : http://www.oveo.org/

    2. Comme ça doit être dur… de se nier ainsi, de continuer à se persuader que ses parents ont été de bons parents aimant lorsque tout (le reste de) votre être devait crier le contraire !
      Comme ça doit être dur de se couper alors de son ressenti, de ses émotions, pour survivre. Parce que, admettre que nos parents ne nous aiment pas, lorsqu’on est enfant, met en jeu notre enjeu vital.

      Comme il est triste de voir le résultat de cette éducation : avoir ou se faire avoir, frapper ou subir…
      Comme elles sont grandes les oeillères qui laissent à croire que sans la possibilité de frapper, impossible de faire entendre une limite à l’enfant, pire, impossible d’être respecté puisqu’il ne reste plus qu’à « baisser le pantalon » !!

      Je vous invite à la lecture d’Alice Miller… elle est salvatrice, vraiment.

  37. personnellement j’ai reçu 5 claques dans ma vie. Les 5 je les avaient toutes cherchées. Oui, cherchées. Je voulais tester mes parents et voir leurs limites. J’avais 8, 10, 13, 14 et 15 ans. Je m’en souviens très bien et elles m’ont appris qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir. 5 claques, après moults avertissements. Sans ces 5 claques, j’aurais sans doute très mal tourné. Alors oui, il ne faut pas battre ses enfants, non, il ne faut pas frapper un enfant surtout s’il n’est pas en âge de comprendre. Mais ces 5 claques m’ont sans doute sauvées la vie.
    Aujourd’hui j’ai 23 ans, mes parents envient ma relation avec mes parents car c’est une relation sans tabou et dans la confiance.
    Non aux excès, mais oui à la claque qui remet les idées en place.

    1. Bonsoir Lilly.
      J’ai également reçu claques et fessées. Il y a eu un temps où je me suis dit que je les avais bien cherchées.
      Mais la vérité est ailleurs : un enfant ne cherche jamais la violence. Un enfant cherche l’amour et l’acceptation de ses parents.
      Il y a mille et une autres manières d’aider son enfant à se remettre dans la bonne voie, à prendre soin de lui-même et des autres.

      Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire pour plus d’informations sur les méfaits psychiques, physiques, neurologiques de la violence : http://www.oveo.org/

      1. Quand je veux dire que je les ais cherchées, c’est qu’il y en a 2 où je me souviens très bien m’être dit que je voulais pousser mon père à bout jusque là (et vu la patience qu’il a, il en faut vraiment beaucoup). Pour ensuite le faire enrager encore davantage en esquivant ses premières tentatives. (une ado difficile? moi? xD)
        Donc oui, je les ais cherchées. volontairement. Imaginez une seconde qu’en plus j’aurais pu le dénoncer à la police, je pense que je n’aurais pas hésité longtemps… Alors aujourd’hui, avec le recul, heureusement que je ne pouvais pas aller jusque là.
        Je suis peut-être une exception, peut-être pas. Mais en tout cas il me parait dommage de condamner tous les parents qui mettent une gifle occasionnelle à leurs enfants. Ca donne l’obligation aux parents d’être « parfaits » en tout temps, une interdiction de craquer en quelque sorte.

        1. Je reste persuadée qu’élevée dans un contexte plus respectueux de l’enfant que vous avez été, vous n’auriez pas cherché les gifles, vous n’auriez pas consciemment voulu tout cela.
          Et je ne suis pas psy de comptoir mais chercher volontairement un coup peut cacher d’autres blessures, une demande d’attention, un besoin non comblé, enfoui dans l’inconscient.
          Cela ne me convainc pas de la justification de claque ou de la fessée. Jamais.

  38. Je ne suis pas d’accord avec vous ! Mes parents m’ont mis des fessés étant petit… ai-je été traumatisé ?

    Absolument pas !

    Je dirais même heureusement que j’en ai reçu, sinon j’aurais mal tourné.

    Pour moi, mettre une fessée et battre, c’est totalement différent.

    Je travaille dans le commerce et je vois tous les jours à quel point les parents sont laxistes et les enfants sont durs avec leurs parents ; ils gênent même bien souvent les autres clients. Alors que faire ? Leur expliquer ? Les gronder ?

    j’ai vu plusieurs personnes essayer cela en magasin, je suis dsl, mais le plus efficace est la fessé…

    1. Il y a amalgame entre bienveillance et laxisme.
      Être à l’écoute de son enfant, ça veut aussi dire poser des limites claires et compréhensibles, et rester à son écoute lorsqu’il exprime sa frustration – toute légitime.
      Je suis frustrée quand on me refuse quelque chose alors que j’en ai très envie. Est-ce que je me prends une fessée ou une claque ?
      Finalement un enfant qui crie et qui pleure dans un magasin, tout ce qu’il fait, c’est agacer les adultes autour : c’est bruyant, c’est gênant aussi, d’exprimer ces émotions avec autant de vigueur, nous qui sommes si habitués à les contenir et à les cacher. Les émotions, on dirait que c’est une maladie contagieuse et mortelle !
      Alors qu’un enfant qui crie ou qui pleure dans un magasin, c’est un enfant qui d’une manière ou d’une autre, a besoin qu’on l’écoute, et non qu’on le brime.

      Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire pour plus d’informations sur les méfaits psychiques, physiques, neurologiques de la violence : http://www.oveo.org/

  39. je tiens aussi à ire qu’il n’y a pas d’âge pour prendre ce chemin
    une cliente de ma boutique me racontait qu’elle a entrepris ce chemin il y a peu avec ses 2 grandes filles qui sont pourtant aujourd’hui mamans à leur tour
    « il y a eu un grand moment de culpabilité, se dire qu’on a mal fait et qu’on en paye le prix aujourd’hui  »
    cette dame devenue grand-mère pratique aujourd’hui la non violence éducative avec ses filles adultes
    sur ce chemin elle a eu la sensation de devenir enfin adulte

    1. Mille mercis Karine pour ce message d’espoir !
      OUI, on peut prendre la route de la bienveillance et du respect à tout âge… prendre conscience est douloureux, mais réparer nous rend meilleur… nous élève et nous sublime…
      Merci encore !

  40. Merci pour ce super article.
    Non seulement il est très juste mais en plus il donne des outils pour qui voudra les prendre!
    Il est très difficile de donner son opinion sur les VEO sans juger et culpabiliser ceux et celles qui les utilisent, qui ne connaissent que ça et qui n’ont pas encore conscience qu’il est possible de faire autrement.
    Nous avons appris dans la violence, elle fait partie de nous et nous réagissons instinctivement par elle bien souvent. Les parents qui donnent des fessées le font souvent sincèrement pour le bien de leur enfant! Le débat est si complexe! Bravo de te lancer sur un tel terrain!

    1. Merci pour ton commentaire !
      Je pense qu’en effet le débat sur la fessée est très épineux et soulève les foules…
      Ici, mon intention n’est pas de juger le parent violent, mais de faire prendre conscience (si possible) au parent qui croit que sa violence est éducative et fait du bien, que ce n’est pas vrai, bien au contraire.
      Je ne suis pas là pour accabler le parent fatigué, à bout de nerfs, submergé, qui a un moment de faiblesse… d’où les clefs à la fin de l’article : je crois sincèrement qu’il y a une part de lumière qui sommeille en chacun de nous et qui ne demande qu’à s’épanouir au contact d’un « regard bienveillant », comme le dit Alice Miller.

  41. Comme Céline… on a beau vouloir toute la bienveillance du monde pour nos petits…parfois c’est dur… un cri, une claque sur les fesses, un bras attrapé un peu trop fortement… on le sait tout ça que ce n’est pas bien… et ça aussi c’est dur… le savoir et le faire quand même…
    Parfois aussi je me demande comment font ces mamans qui arrivent à ne pas péter un plomb…
    Malgré tout, malgré ma culpabilité surtout… je te dis merci !
    Merci de parler de la VEO…peut-être que cela fera changer quelques personnes…
    Moi je suis déjà convaincu…croyante..pratiquante… comme je peux.

    Je crois qu’en plus de ces campagnes il faut aussi le voile sur le tabou de la dépression post-partum, sur le fait aussi que non, parfois on arrive pas à assumer, qu’on se sent déborder et qu’on a besoin aide… par peur d’être jugée… jugée car « quoi elle est foyer et elle est fatiguée ? » « Quoi elle n’a qu’un enfant et elle est fatiguée, débordée… » Elle s’en sort pas ? Elle n’avait qu’à pas faire 6 gosses »…

    Oui parfois on se sent dépassé(e)s… mais les voisins derrière les carreaux tendent plus facilement la langue critique que la main…

    Quand les adultes seront bienveillants entre eux… peut-être seront nous plus bienveillants envers nos enfants.

    Géraldine

    1. Ton commentaire me touche beaucoup Géraldine…
      Merci de ce partage !
      Je suis d’accord avec toi, la bienveillance ce n’est pas qu’une question d’éducation : il faudrait que ça touche tous les niveaux, qu’on soit tous en paix avec son prochain, et ça commence par adoucir ces jugements et tendre la main ou l’oreille quand on le peut.
      Bon courage sur ta route, qu’elle te soit lumineuse…

  42. Merci pour ton article plein d’information et de bon sens.

    La fessée, j’en ai reçu.

    Et moi, j’en suis morte.

    Pas réellement, évidemment, mais ça m’a mortifié toute ma vie, j’étais vide, jusqu’à ce que je trouve ce qui n’allait pas.

    Ca m’a appris effectivement à ne pas savoir me respecter, à ce qu’un homme pouvait m’aimer ET me faire mal. Ca a failli me conduire à la mort pour de vrai, oui. Ca s’est terminé au commissariat. Parce que j’ai accepté ça d’un homme, parce que je l’avais reçu enfant. Et pourtant je n’en ai pas reçu beaucoup, très peu, j’étais hyper sage et hyper terrorisée petite. Et ça m’a conduit aussi à la dépression.

    Ca m’a détruite très insidieusement, mais jusqu’à ce que je fasse un chemin personnel, je ne m’en rendais pas compte.

    Aujourd’hui, je suis une maman, j’essaie d’être bienveillante envers mon enfant tout en me respectant moi. Je ne donne pas de fessée à mon enfant et je cherche tous les jours des pistes pour faire autrement, et à mon grand étonnement au début, elles existent et sont nombreuses. Trèèèèèèèèèèèèèèèèèèès nombreuses. Et de nombreux parents s’y mettent.

    Ce qu’on me renvoie aujourd’hui, c’est que mon fils est bien élevé et très respectueux. Notre relation est très belle et je ne regrette rien. Je connais aussi des enfants adultes éduqués de cette façon et c’est ce que je souhaite à mes enfants. D’ailleurs, en Suède, aucun enfant n’est frappé et il n’y a pas plus respectueux qu’un suédois….

    La chose qui m’a le plus aidée je pense c’est d’apprendre à reconnaitre mes émotions et mes besoins, de façon à pouvoir poser mes limites à moi à temps et avant de m’emporter. Et aussi une meilleure compréhension des réactions de mon enfant, afin d’agir efficacement et en le respectant aussi.

    Merci donc Une jeune idiote pour cet article qui donnera peut être une chance à d’autres parents de trouver une autre voie.

  43. une baffe de temps en temps quand c’est mérité cela ne fait pas de mal comme dans tout il y a des limites a ne pas dépassé il ne faut pas tomber dans léxcè mais de la a dire qu’il faut arrêter de mettre des claque au enfants c’est un peux exagéré ! pourquoi pas dire que c’est au enfants de commander maintenant !

    1. Penser qu’on ne peut être compris qu’en frappant l’autre… qu’arrêter de frapper est perdre tout pouvoir sur l’autre… Penser qu’une interaction est une relation de pouvoir… non mais quelle tristesse intellectuelle !!!

    2. et quand est-ce mérité?
      qu’est qui justifie que l’on frappe? parce qu’il ne vous écoute pas? donc, lors de votre entretien d’embauche, vous avez précisez sur votre contrat que, si vous le méritiez (au yeux du patron, bien entendu, pas au votre, hein, ce serait trop simple), il pourrait vous « baffer »?
      et, bien entendu, vous accepter sans rechigner du vous prendre des « baffes » par les gens qui ne sont pas d’accord avec vous?
      « ça ne fait pas mal » : c’est sur, c’est pas vous qui vous là prenez!

    3. Je vais vous choquer Noémie :
      Depuis quand ce sont les parents qui commandent ?
      La relation parent-enfant se construit dans l’amour et dans le respect, dans l’égalité, dans le partage, dans la joie, dans la tendresse.
      Je ne vois aucune place à une quelconque domination dans tout cela.

      Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire pour plus d’informations sur les méfaits psychiques, physiques, neurologiques de la violence : http://www.oveo.org/

  44. Bonsoir Pauline,

    Superbe article ! Si tu veux, tu peux aussi nous rejoindre sur Non à la violence éducative ordinaire, sur Facebook complémentaire au groupe d’éducation bienveillante. Nous serions honorés de t’y lire ! A bientôt ! Céline

  45. Oh merci merci pour cet article ! Tellement vrai ♥
    Et pour aller plus loin je pense aussi à la campagne sur la violence conjugale verbale, un jour peut etre nous aurons la même pour nos enfants.

  46. Céline je me sens moins seule en lisant ton commentaire je suis mère célibataire avec 2 enfants de 3 ans et 15 mois sur le chemin de la bienveillance avec mon premier qui malgré tout mes efforts est parfois victime de mes dérapages mais je lui présente mes excuses, le déculpabilise et lui dit toujours que nous allons réussir à communiquer que ce sera mieux comme ça pour tout les 2. Je ne peux jamais les laisser non plus, j’assume tout toute seule et des fois c’est lourd comme je te comprend mais ayant été moi-même maltraité je travaille sur le chemin de la bienveillance aussi fort que je peux pour ne pas reproduire l’échec de mes parents et que mes enfants ne ressentent pas ce que j’ai ressentis.Courage à toutes les mamans car ce n’est pas une mince affaire de participer à la construction d’un petit être mais c’est tellement beau …

    1. Bravo Alexandra pour ton parcours, pour ta réflexion et ta remise en question.
      Je te souhaite plein de courage sur cette route parfois tortueuse et plein de belles choses en récompense de ton investissement pour une plus belle relation avec tes enfants…
      Prends soin de toi !

  47. Désolé mais mes parents sont des gens calmes et équilibrés, bien sûr qu’ils utilisaient toujours et en priorité le dialogue!

    La fessé etait toujours le dernier recours quand rien avait fonctionné auparavant! Arrêter de faire passer les gens qui ont recours de temps en temps a la fessée pour des bourreaux qui prennent un plaisir sadique a corriger physiquement leur enfant!

    Je les en remercie quand je vois chaque jours tout ces enfant ET adultes mal élevés!

    L’exemple de la femme battue n’a vraiment rien a voir, il n’appartient pas à l’homme ou a la femme de faire l’éducation de son conjoint! La fessée doit bien entendu etre contenue, il ne s’agit pas de se defouler sur son enfant! La, effectivement, ca serait « battre » son enfant.

    Voici comment j’ai fini par arreter de piquer des crises a répétition dans les magasins. Mes parents avaient beau me faire tous les discours du monde, me dire que que je serais puni une fois rentré je n’en avais rien a faire, je continuais sans arret, meme s’ils appliquaient la sanction promise une fois rentré je m’en fichais tout simplement parce que je savais que la punition autait tôt ou tard une fin! Quand j’étais puni je patientais en faisant… d’autres bêtises! !! Je cassais les jouets, arrachais les papiers peint…
    Jusqu’au jour où mon pere me promis une fessée en rentrant! Je n’imaginais pas le moins du monde quil le ferait jusqu’au moment ou, montant les escaliers menant a notre appartement, il me rappela ce qui m’attendais! Passer le seuil de la porte jai eu le droit a une bonne fessée, pas donné sous la colère, mais qui a valut 1000 discours! Apres cela, il lui suffisait de me rappeler la sanction quand je n’écoutais pas pour que je me calme illico!

    Alors contrairement a ce que vous avez sous entendu, je pense que mon père a ete fin psychologue ce jour la, j’ai compris où etaient les limites et jai beaucoup moins defié l’autorité de mes parents! Je pense qu’inconsciement, c’est lorsqu’ils ne me corrigeaient pas que je les prenais pour deq faibles et pas l’inverse!

    Avec le temps, les fessées sont devenus inutiles car a present j’écoutais meme si cetait au bout de la 2eme fois car je savais ce qui m’attendais a la 3eme fois!

    Cela a contribué a retablir un cadre et une atmosphère plus sereine a la maison.

    1. En fait ce qui a marché, ce n’est pas le coup, mais l’application de la sanction.
      Il a tenu parole.
      Vous pouviez lui faire confiance. Vous saviez qu’il tiendrait parole.
      Vous saviez qu’il y avait des limites, et qu’il ne fallait pas les dépasser. Vous vous sentiez alors en sécurité et étiez plus sereine.

      Ca aurait fonctionné avec n’importe quelle sanction, mais celle ci ne vous aurait pas marqué au point que vous vous souveniez d’autant de détails encore aujourd’hui. Seul les traumatismes restent gravé dans les moindres détails. Le reste s’estompe avec le temps ;)

      D’après votre récis, je pense que votre père doit encore regretter cette fessée.

      J’applique systématique tout ce que je dis à mes enfants, je ne leur ment pas ni ne fait de promesses en l’air. je les averti des conséquences d’une action, et ils font leurs propres choix…et subissent les conséquences. Mais je n’ai jamais fait le moindre geste qui aurait pu blesser leur intégrité physique ou intellectuelle; Ils se portent bien, sont heureux, polis, respectueux (dans le sens que vous appelleriez sans doute « obéissants ») …et curieux, francs ..;)

      Je les respecte donc ils me respecte donc je les respecte donc ils me respecte….:)

  48. Comme Céline… on a beau vouloir toute la bienveillance du monde pour nos petits…parfois c’est dur… un cri, une claque sur les fesses, un bras attrapé un peu trop fortement… on le sait tout ça que ce n’est pas bien… et ça aussi c’est dur… le savoir et le faire quand même…
    Parfois aussi je me demande comment font ces mamans qui arrivent à ne pas péter un plomb…
    Malgré tout, malgré ma culpabilité surtout… je te dis merci !
    Merci de parler de la VEO…peut-être que cela fera changer quelques personnes…
    Moi je suis déjà convaincu…croyante..pratiquante… comme je peux.

    Je crois qu’en plus de ces campagnes il faut aussi le voile sur le tabou de la dépression post-partum, sur le fait aussi que non, parfois on arrive pas à assumer, qu’on se sent déborder et qu’on a besoin aide… par peur d’être jugée… jugée car « quoi elle est foyer et elle est fatiguée ? » « Quoi elle n’a qu’un enfant et elle est fatiguée, débordée… » Elle s’en sort pas ? Elle n’avait qu’à pas faire 6 gosses »…

    Oui parfois on se sent dépassé(e)s… mais les voisins derrière les carreaux tendent plus facilement la langue critique que la main…

    Quand les adultes seront bienveillants entre eux… peut-être seront nous plus bienveillants envers nos enfants.

    Géraldine

  49. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cet article, en revanche il est très bien construit et il est difficile de prendre clairement parti opposé !
    Cependant, je trouve que la gifle, au même titre que la fessée, symbolise encore une sorte de supériorité de l’adulte envers l’enfant, de la crainte que ce dernier à vis-à-vis de son père ou sa mère, je ne la vois pas comme quelque chose d’humiliant ou de blessant (sauf si évidemment les parents frappent comme des boxeurs..), mais un geste qui corrige, qui permet à l’enfant de comprendre ce qu’il peut et ne peut pas faire. Je ne fais pas l’éloge des coups portés sur les enfant bien sur, mais dans certains cas, et avec certains enfants, il est impossible de faire autrement, on aura beau leur répéter indéfiniment la même chose, de toute les manières possible et je sais de quoi je parle, ça ne marchera pas, c’est assez horrible de dire ça, mais seule une douleur physique va le calmer, il comprendra que s’il recommence ce qu’il a fait ou dit, il recevra un autre coup et automatiquement il arrêtera. Un enfant ne réfléchit pas comme un adulte, il n’a pas conscience que s’il fait tel ou tel bêtise, que s’il tape son frère ou sa soeur c’est mal, il est en train de découvrir la vie, il ne sait pas ou sont les limites, et une sanction de ce genre, telle que la fessée, le lui fait comprendre.
    Après il est sur qu’il faut que cela reste dans le domaine du raisonnable, sur la vidéo ci-dessus par exemple, la gifle est injustifié, il n’est pas nécessaire de frapper constamment l’enfant, et encore plus pour des raisons absurdes.
    J’espère qu’on me tapera pas trop sur les doigts pour ce post, ne voyez pas quelqu’un qui proclame haut et fort qu’il faut taper les enfants hein..

    1. Bonsoir !
      Je ne suis pas « tout à fait d’accord » avec vous ;)
      Vous dites que la fessée symbolise supériorité sur l’enfant, crainte, de ce dernier vis-à-vis de son parent, et c’est là que pour moi le bât blesse.
      Le parent n’est pas supérieur à son enfant. Deux êtres humains face à face, l’un qui sait et guide, l’autre qui apprend, se construit, expérimente, et a besoin d’un cocon de sécurité, d’amour et de tendresse pour le faire avec sérénité.
      Je trouve triste l’idée d’un enfant qui vit constamment dans la crainte de son parent. Un enfant devrait vivre dans l’amour avec et pour son parent.

      Je vous renvoie au site de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire pour plus d’informations sur les méfaits psychiques, physiques, neurologiques de la violence : http://www.oveo.org/

      Cependant, je vous souhaite quand même une bonne soirée car j’apprécie la courtoisie et l’honnêteté de votre commentaire.

  50. Bravo et merci pour ton article. Le climat ambiant me fait mal. Je crois que la première des choses, c’est de considérer son ou ses enfants comme des êtres humains à qui on doit le respect. Et même s’ils nous poussent parfois à bout, il y a beaucoup de solutions pour se faire entendre et respecter (respect mutuel, donc). Les rares fois où j’ai tapé sur la main de mon fils (parce qu’il me tapait et que je ne savais plus comment réagir face à son agressivité – il avait un peu moins de 2 ans), je me suis sentie horriblement mal. Donc, plus jamais ça en ce qui me concerne.

  51. Bravo Karine. Moi ca me touche beaucoup tout ca (élevée sans violence avec la maman la plus douce de la terre lol ) je n’ai pas vu le clip est ce que quelq’un sait ou on peut le revoir? j’aimerais quand meme voir ce qui a été fait et ce que les parents ont pu voir.. Bravo pour tout ce que tu fais. J’adhère !!! Je suis pas la maman parfaite, j’ai des bémols avec mon premier de 5ans et demi mais avec son papa on se remet très régulièrement en question quand quelque chose ne va pas. on s’écoute beaucoup, alors tous les conseils de se blog on en a besoin !!! Bonne continuation.. et pour le clip si tu sais ca m’intéresse.

  52. J’ai regardé ce reportage. Moi aussi, je me suis dit : « chouette, on parle de la fessée à 20h ». J’ai été très déçue par le reportage totalement bidon et à côté de la plaque.
    La fessée, ça fait mal, physiquement peut-être pas toujours, mais moralement. J’ai reçu des coups de pieds aux fesses quand j’étais gamine. Parce que, comme la jeune fille de 13 ans dans le reportage, j’étais « dure au mal ». Mais plus je recevais, plus j’emmagasinais cette violence en moi. Un jour j’ai même giflé ma mère alors qu’elle n’avait jamais levé la main sur moi. La violence engendre la violence.
    Je suis prof et j’ai appris à gérer 30 gamins sans les frapper. Même quand on est épuisé on doit pouvoir se contrôler. J’ai mis « au coin » des grands gaillards de 17 ans. Pour qu’on se calme tous les deux en attendant des explications et une punition.
    Ce reportage m’a mise en colère, on ne peut pas, à 20h, minimiser la fesser tout en saluant une campagne de presse contre les violences dites « éducatives »!

    1. Et puis dire que la fessée ne laisse pas de séquelles, je peux te dire que physiquement j’en ai : je ne SUPPORTE PAS qu’on me touche les fesses sans mon accord, ça me fait fondre en larmes et me donne des spasmes.
      Et ça c’est bien le résultat fessées…
      Minimiser la VEO c’est vraiment malvenu je trouve, c’est un parti à ne pas prendre, j’ai vraiment cru qu’on donnerait des clefs pour aider les parents à ne pas exprimer leur violence sur les enfants… on a tous une part d’agressivité mais ce n’est jamais l’autre qui doit en faire les frais !
      Très déçue de ce reportage, pas du tout raccord avec la campagne Fondation de France qui se prépare.

      1. Suite à une énième discussion avec mes beaux parents qui ne comprennent pas qu’on peut éduquer sans menacer de donner une claque et qui croient que je suis laxiste parce que je refuse la fessée, j’en ai eu assez d’expliquer que ça traumatise l’enfant alors j’ai écrit un billet : http://lesmotsdekiara.wordpress.com/2013/06/19/la-fessee-violence-educative/
        Je me permets de le mettre ici. Je pense que je vais relayer le tien à la fin du mien (et tous ceux qui parlent de ce sujet).

        1. Merci beaucoup pour ce lien et pour ton témoignage !
          Je reprends ton idée, et je vais moi aussi donner des liens vers les articles qui me sont partagés ici à la fin du mien, je pense que ça peut montrer que ce n’est PAS une lubie mais bien quelque chose de fondé et partagé par beaucoup ! (oui j’y crois…)

          1. Oui! Il faut y croire. Rien que sur les réseaux sociaux, ça fait énormément parler. Mon billet sur le même sujet a été partagé 2100 fois, c’est énorme. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Si on ne parvient pas à sensibliser les générations précédentes à la limite tant pis. C’est les jeunes parents d’aujourd’hui qu’il faut sensibiliser. Et ça passe par les blogs, les réseaux sociaux etc.

          2. Je vois de plus en plus de jeunes qui ne sont au moins pas tout à fait réfractaires (ben je suis là hein :P), qui osent liker des partages d’articles sur le sujet… c’est vrai que le travail à faire, il est sur les futurs parents, c’est beauuuucoup plus facile de partir avec cette optique-là que de remettre en question des années de pratique…

  53. En lisant ce texte Karine, que d’émotions, colère, tristesse…je suis tellement en accord avec ce que tu écris, et tellement en révolte que la société ait encore des repères si archaiques sur l’éducation!!! Pour moi, le respect de l’autre est essentiel, et il y a tellement d’autres façons de faire que d’utiliser la violence pour éduquer ses enfants, pour aimer ses enfants…je te remercie pour ton coup de gueule…et je voudrais ajouter à cela, qu’il y a des violences psychologiques, telles que la manipulation, la perversion qui ne laissent pas de traces, mais qui sont aussi douloureuses que les coups que l’on peut recevoir…et qui attestent d’un manque de respect certains pour l’autre et à fortiori pour l’enfant. Et dire que la fessée, la claque c’est la faute de l’enfant en fait partie. Non seulement l’enfant se fait frapper, mais en plus il en est le fautif !!!!!! Mais quelle culpabilité met-on sur le dos de ces enfants!!!!
    Alors, oui, je rêve aussi d’un monde où l’amour se traduise par respect, égalité, empathie…

    1. La VEO est en effet un univers complexe qui comprend tout depuis la claque jusqu’à la menace en passant par l’humiliation et le chantage… pas que les coups ! Et c’est toute la perversion de tout ça : violence ORDINAIRE, et il faut que cela change ! Qu’on voie fleurir les ateliers d’accompagnement à la parentalité, qu’on alerte encore et encore sur l’incohérence de ces pratiques et sur leurs effets néfastes sur le développement de l’enfant !

  54. Nul n’est parfait.

    La vie m’a appris que ce qu’on pouvait reproduire, par mimétisme parental, était très fort, mais qu’avec une volonté de fer, en prenant conscience réellement de ce vers quoi les coups peuvent tendre, il était possible de se remettre en question. Encore fallait-il être en capacité de le faire, et d’accepter d’être soi-même faillible, ce qui ne va pas de soi pour tout un chacun.

    Je pense aussi que si nous, qui avons réussi à élever nos enfants dans un monde sans violence, nous sommes prêts à tendre une main à ceux qui frappent, sans les juger, mais plutôt en les aidant aussi à prendre conscience lentement du mal qu’ils font ou pourraient faire, cela pourrait changer peu à peu les choses dans le bon sens aussi.

    Une de mes amies aide, à sa mesure, des personnes qui frappent, humilient ou crient sur leur enfant, à voir, à toucher du doigt, au bout d’un moment, qu’ils pourraient faire réellement autrement. Elle a compris que dans certaines situations ou périodes critiques, un parent qui ne voit plus le bout du tunnel, peut à tout moment relâcher son angoisse en faisant du mal à son enfant, et il ne s’en rend même pas forcément compte. Elle accompagne réellement, en donnant de sa personne, ces gens en souffrance.

    Une prise de conscience à l’échelle sociétale prend tellement de temps ! Autant qu’une prise de conscience à l’échelle personnelle… Pourtant, elle n’est pas impossible, tant que l’on n’a pas essayé de faire entrevoir d’autres possibles au cas par cas.

    On peut écrire mille livres sur le sujet, cela ne changera pas tout le monde. Je serais plus « pour » de dire : vous pouvez faire autrement et je peux vous y aider, mais « contre » de dire : « il ne faut pas faire ceci ou cela faites plutôt comme ceci ou cela ». Sans apporter le soutien nécessaire à la personne, qui souffre certainement aussi de son incapacité à gérer sa colère, son ressentiment, sa fatigue accumulée… cela n’a aucun impact réel. Et dire que cela peut arriver à n’importe qui de frapper hélas, même à des personnes qui pensent, ou qui ont une bonne situation en apparence, genre « une vie calme, sans histoire »… souvent ce qu’on entend au journal quand toute une famille se retrouve assassinée : « On comprend pas, ils ne se disputaient jamais, ils avaient l’air de bien s’entendre blablabla ». Ce sont les cris silencieux qu’il faut écouter. Pas les cris sous les coups, là c’est déjà trop tard. Quand une personne commence à taper ou crier, c’est déjà trop tard.

    Alors OUI prônons la non-violence, mais en PARTAGEANT aussi nos méthodes, et en apportant notre AIDE aux personnes qui en ont le besoin, en particulier les enfants qui subissent coups et humiliations, et pourtant continuent malgré tout d’aimer inconditionnellement leurs parents…

    Aidons aussi ces parents-là à entrevoir d’autres possibles, et laissons leur le temps de s’approprier ces autres possibles, en les ACCOMPAGNANT SANS FORCER non plus, en restant BIENVEILLANT aussi pour eux? sans que cela ne signifie qu’on leur donne raison.

    Je pense que la bienveillance devrait s’infiltrer partout. Parce qu’à mon sens, on ne bat pas – à moins d’être malade psychiquement – un enfant par pur plaisir? mais parce qu’on ne sait pas faire autrement.

    Ceci dit, il faut convenir pour terminer, que certains ne seront hélas pas « modulables ». L’échec est toujours possible. Mais cela vaut probablement le coup d’essayer, pour tous les autres où un mieux est envisageable. Si chacun fait un peu pour la bienveillance envers autrui, à mon sens, une prise de conscience personnelle est possible pour de nombreuses personnes.

    Depuis que je connais cette amie, j’ai déjà commencé d’écouter ces appels silencieux émanant de ces couples enfant/parents en souffrance. Et vous? vous commencez quand ?

    1. Merci pour votre commentaire que je trouve très juste !
      Distillons la bienveillance autour de nous. C’est dans ce but que j’ai donné à la fin de mon billet le lien vers le groupe Facebook auquel je participe activement, qui m’aide et me soutient, avec BIENVEILLANCE.
      Ce billet était à vocation coup de gueule CONTRE le reportage de FR2. J’ai choisi volontairement de ne pas parler des parents, mais je sais que la route vers la bienveillance est semée d’embûches : le passé qui ressurgit, les neurones miroirs qui se connectent, le cercle de la violence est si difficile à briser !
      J’ai à cœur de semer ma petite graine de bienveillance partout où je vais.

    2. Merci! J’ai lu Miller, Fillozat, Maurel, et je sais tout ça, et pourtant…. quand je me suis retrouvée seule avec mes deux petits, je leur ai mis des claques, je les ai bousculé, parceque…. parce que… j’étais au bout du rouleau… Et j’ai passé des nuits à pleurer, et à culpabiliser de leur faire vivre ça… Parce qu’en plus je savais ce que ça faisait… Mais les bouquins c’est bien, sauf que quand ça monte d’un coup et que la cocotte explose on a pas le temps de retrouver la bonne page du livre pour avoir une solution…. Et combien de fois les posts de mes copines maternantes m’ont fait sentir mal… Je suis allée à une conférence d’un psy, autours de l’éducation non-violente, et sa seule réponse était: quand vous sentez que ça monte faites-ci, faites-ça…. sauf que quand on assume tout seule, on a plus le temps de sentir, et ça arrive sans prévenir.
      Alors oui à la bienveillance… les amis que m’ont le plus aidée sont celle qui m’ont dit: oui tu les a tapé, mais tu le sais que c’est pas bien et tu leur explique que ce n’est pas de leur faute. Tu n’es pas une mauvaise maman. Celles dont le discours était: il n’y a pas d’excuse, on est les adultes on doit se controler, il n’y a aucune bonne excuse au fait de frapper m’ont plutôt remis la tête sous l’eau…. On se demande comment font les autres, on se sent nulle, et on est encore plus mal…. et on en veut à ses gosses… c’est con mais c’est comme ça….

      1. Céline… tu n’es pas une mauvaise maman…
        La fatigue, le stress, l’impossibilité de décharger la tension pendant quelques heures sans les enfants, ça joue ça ! On ne peut pas être 100% au top 24h/24, 7j/7 ! C’est impossible… ça ferait de nous des machines, nous sommes des êtres humains…
        Je t’invite à rejoindre le groupe Facebook « éducation bienveillante », si ce n’est pas déjà fait, où tu trouveras du soutien, car NON, ce n’est pas humainement possible d’être bienveillant tout le temps, surtout quand on est seul et fatigué.
        J’espère que mon discours ne t’a pas culpabilisée, il était à l’intention de ceux qui pensent encore que la VEO est éducative et bénéfique, pas à ceux qui sont déjà à leur échelle sur le chemin et qui rencontrent des difficultés. Je me permets de t’embrasser. Bon courage.

      2. J’ai envie de t’encourager moi aussi !!!! :)
        Seule aussi, pourtant un seul enfant , j’ai cette peur en moi aussi… Et je pense que nous sommes un certain nombre.
        Oui quand nous voyons ROUGE, épuisée, et mal, il est difficile de ne pas avoir de gestes malheureux… de ne pas avoir de mots tranchants, de ne pas atterré nos petits. Nous sommes Humaines, et petit à petit nous allons apprendre un autre système de réponse à nos enfants. La terre ne s’est pas faite en un jour. désapprendre des croyances vieilles comme le monde, désapprendre les gestes prendra du temps…. ! Nous en sommes conscients, et nous le souhaitons.
        Comme dit si bien Pauline, essayons à notre échelle d’être sur le chemin de la bienveillance :)
        Bon courage ! :)

      3. Idem, moi les tapes, j’essaie d’arrêter… Et pas plus tard que ce matin j’en ai donné une à ma fille de 5 ans qui me donnait des coups de pied. C’est l’enfant en moi qui rendait les coups… :-(

  55. Très bon billet, merci beaucoup pour cet engagement que je sens dans les mots on se sent moins seule^^
    Et j’aime beaucoup le commentaire de Karine. A tous les parents qui me disent « JE ne l’ai pas le temps de faire autrement, JE n’ai pas le temps de lire, JE pense que ça ne fait pas de mal » je réponds « si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour eux car sous la main qui tape c’est eux, ce n’est pas vous ».

    Très bonne journée :)

      1. Oui, et c’est pas plus mal qu’on en parle…dommage qu’il faille des campagnes de prévention un peu musclées pour ramener le sujet sur le tapis au niveau des autorités, ça devrait être la priorité absolue d’un pays moderne et civilisé d’arrêter de cautionner que les enfants soient frappés…

        1. Oui, je me demande quand est-ce que ça finira par bouger vraiment… c’est long en attendant, et des enfants à qui on tire les oreilles en leur mettant des coups de pied j’en ai bien trop vu à mon goût.

  56. Merci pour ce texte qui exprime si bien ce que je ressens.Je n’ai pas vu le reportage et heureusement. Je regrette que la fondation de France fasse ce clip de son côté sans essayer de rassembler les associations qui œuvrent pour la non violence éducative. Mais au moins on va en parler pendant quelques jours.

  57. Merci pour cet article, je vais rejoindre le groupe; tout ceci m’interesse profondement car je suis contre la violence et contre les coups. ce n’est pas facile…
    cela demande beaucoup de force et d’imagination pour ne pas tomber dans ce travers lorsqu’on a été élevé par d’anciennes méthodes mais que l’on veut autre chose pour ses enfants. tous les jours on est poussé sollicité pour « donner une bonne fessée ca la calmera » et dans ce cas ce sont ces personnes que je giflerais bien, histoire qu’elles se calment »
    qu’une petite tape ce n’est pas grave… et bien si c’est grave ! et je refuse tout ceci en bloque. alors merci d’etre la, merci d’exister et de diffuser une parole douce de compréhension et de compassion pour ces pauvres enfants qui n’ont rien demandé, juste qu’on les aime.

    1. Merci Élodie, et d’ores et déjà bienvenue sur le groupe ! Tu verras, on s’y sent bien, la bienveillance et l’écoute sont de mise là-bas !
      Je te souhaite bon courage et belle route sur ce chemin pas toujours simple mais tellement beau <3

  58. Moi aussi, je suis contre la fessée pour toutes les raisons invoquées dans votre article.
    Mais étant une vraie maman, j’ai aussi dérapée par excès, épuisement. Je me suis excusée auprès de ma fille.

    1. Merci Mia de ton commentaire !
      Merci d’exprimer ce que je pense : il n’y a pas de parent parfait, mais on peut TOUJOURS réparer, s’excuser, expliquer, pour que jamais la violence ne soit légitimée et que l’enfant puisse se dire « C’est ma faute », comme dans cet odieux reportage…
      Bravo d’être sur la voie d’une relation respectueuse avec tes enfants, et bon courage pour la suite, la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais tout ça n’en vaut-il pas la peine ?

  59. Je ne suis pas une maman parfaite
    J’ai décidé de prendre ce chemin de l’éducation non violente
    Chaque jour j’essaye de faire mieux, parfois je fais moins bien
    Mais je refuse de faire l’autruche sous prétexte que c’est difficile, que c’est culpabilisant, que ça remue beaucoup de chose en moi
    Mes enfants méritent que j’essaye… pour eux aujourd’hui… pour les adultes qu’ils deviendront

    1. Bravo Karine, d’avoir entrepris ce chemin éprouvant de la bienveillance… ça remue beaucoup de choses, c’est parfois difficile…
      C’est un beau cadeau que tu vous fais, à toi et à tes enfants. Je te souhaite une belle route, pleine d’amour et de respect. <3

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