[VI] Rencontres 2013 : La transmission par le conte

Coucou les p’tits loups ! En ce moment je suis un peu sur le fil et j’ai du mal à me concentrer pour écrire un article pour les Vendredis Intellos (surtout depuis mon dernier sur l’allaitement et le féminisme, qui m’avait usée jusqu’à la corde), mais je profite de l’imminence des Rencontres 2013 pour revenir en force.

Les Vendredis Intellos, c’est une communauté de neurones toujours grandissante (ainsi qu’une association loi 1901 à laquelle vous pouvez adhérer, ce qui vous permet notamment d’emprunter les livres de la bibliothèque volante des VI), et c’est aussi une rencontre annuelle pour que les échanges virtuels deviennent physiques, une belle occasion pour les neurones de mettre un pseudo sur un visage et d’échanger de vive voix.

Cette année, ces rencontres auront lieu à Lyon le samedi 2 et le dimanche 3 novembre. Tout le monde peut y participer, il suffit de s’inscrire par ici. Le truc sympa c’est que vous pouvez aussi emmener vos enfants, tout est prévu sur place pour les occuper pendant que les grands discutent ! Vous pouvez retrouver plus d’infos sur le site des Parents 2.0, sur la page de l’évènement Facebook, et en suivant le compte Twitter des @VIntellos, avec le hashtag #VI2013. (quand on vous dit 2.0, c’est quasiment du 3.0 là…)

Je ne serai malheureusement pas de la partie cette année, c’était un peu trop compliqué, mais du coup j’ai quand même envie de mettre mon grain de sel parce que quand même, je les kiffe ces VI. Mme Déjantée m’a proposé de me focaliser sur un des nombreux intervenants qui viendront partager sur le domaine de l’enfance et de la parentalité pendant ce week-end qui se promet riche en échanges et en enseignements.

J’ai décidé d’aller embêter Brigitte Farjas, psychothérapeuthe, psychanalyste, spécialisée en thérapie familiale et de couple. Elle interviendra lors d’une Conf’atelier le 2 novembre (de 18h à 20h) sur le thème suivant :

Ces histoires qu’on raconte aux enfants, la
subjectivité et l’imagination comme fil conducteur de la
transmission et co-éducation au sein de la famille élargie

Passionnant n’est-ce pas ?

En tant que grande lectrice, je suis fascinée par l’idée de la transmission par l’histoire, par la narration. D’ailleurs quand j’offre des livres, je le fais avec une réelle envie de partager quelque chose : No Steak offert à ma meilleure amie pour partager sur le végétarisme et la condition animale, et très récemment, et plus en rapport avec ce qui nous intéresse, Le conte chaud et doux des chaudoudoux pour partager avec mes petits frères sur l’idée d’un amour inconditionnel, illimité et réconfortant.

J’ai grandi dans une famille où l’histoire, l’imaginaire, ont beaucoup de place, au-delà même des livres et des histoires du soir. On aime à raconter les anecdotes familiales : il fut même un temps où j’avais pour ambition de collectionner les récits des rencontres des couples de ma famille, parce qu’elles étaient toutes cocasses. J’ai écrit des contes de Noël pour ma petite soeur, mon papa est écrivain (ma soeur aussi, dammit !), mes frères aiment les histoires qui ont une morale, ils jouent des heures en se racontant des histoires, hier l’un d’eux était un cowboy de l’espace mais aussi Mario (le plombier, oui oui), et il devait construire des châteaux dans Minecraft pour loger sa princesse… y’en a là-dedans hein !

Aujourd’hui, je me demande dans quelle mesure, avec tout le savoir que j’ai accumulé, je n’aurais pas tendance à faire tout l’inverse de ce que recommande Bruno Bettelheim… (auteur de Psychanalyse des contes de fées)

Je tiens à souligner qu’il faut se garder de les approcher, lorsqu’on les raconte, avec des intentions didactiques […] Si, en écoutant des contes de fées, l’enfant est capable de progresser, ce résultat n’a jamais été voulu consciemment par ceux qui, dans un lointain passé, ont inventé ces histoires ni par ceux qui, en les répétant, les ont transmises de générations en générations. […]Raconter un conte de fées, exprimer toutes les images qu’il contient, c’est un peu semer des graines dans l’esprit de l’enfant.
Certains commenceront tout de suite à faire leur travail dans le conscient ; d’autres stimuleront des processus dans l’inconscient. D’autres encore vont rester longtemps en sommeil jusqu’à ce que l’esprit de l’enfant ait atteint un stade favorable à leur germination, et d’autres ne prendront jamais racine.

Déjà, j’ai tendance à dire bye-bye à tous les contes de fées traditionnels parce que je les trouve proprement horribles à raconter à des gamins, et assez contraires à mes valeurs. Une princesse qui dort cent ans et se réveille juste pour épouser un homme qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, une autre princesse que son père veut violer et qui doit fuir sous une peau d’âne, encore une princesse chassée pour sa trop grande beauté… J’ai un peu de mal avec tout ça, et je me demande si je ne devrais pas me détacher de ce que mon regard d’adulte qui a étudié les contes de fées voit à travers ces histoires, que je lisais sans me poser de questions étant petite. Quoi qu’il en soit j’essaye de lire des histoires avec lesquelles je me sens en accord, aux enfants. Pas de punition, de châtiment corporel, de refus des émotions, et si vraiment on peut pas y couper, j’explique bien à l’enfant ce que moi j’en pense et on essaye d’en discuter.

Petite anecdote toute récente : avant-hier, j’essayais d’endormir mon petit frère, et comme d’habitude je lui ai dit qu’en fermant les yeux et en pensant à un truc chouette, on avait plus de chances de s’endormir et de faire de beaux rêves. Sans m’en rendre compte, je suis partie dans une histoire rocambolesque où il était un chevalier, son blason était vert avec des flammes jaunes, il avait un destrier blanc et il devait combattre les creepers de Minecraft pour sauver la planète.

Ca l’a beaucoup fait rigoler, il a fini par s’endormir (des heures plus tard…) et moi je suis restée avec cette histoire dans la tête.

Besoin de reconnaissance, de pouvoir (d’empowerment dans le sens où on se remplit d’une sensation de pouvoir faire des choses), de rêve : en lui racontant cette histoire j’avais donné à mon frère l’idée qu’il pouvait faire de grandes choses, et là je pense tout de suite aux Histoires dont vous êtes le héros, que j’adorais bouquiner quand j’étais gamine – on en avait deux mais c’était bien suffisant.

Qu’essayons-nous de transmettre consciemment quand nous racontons des histoires aux enfants ? Existe-t-il une manière idéale de raconter une histoire ?

J’aime pour ma part y aller à fond, quitte à changer quelques mots, pour y mettre le ton, créer du suspense, et j’interagis beaucoup avec l’enfant : qu’est-ce que tu penses de ça ? est-ce que tu as peur de ce personnage ? Quand je sens que son attention diverge et que je récite les mots sans qu’il s’y intéresse, je passe à la description d’images et on finit parfois par raconter une toute histoire en fonction de ce que l’enfant interprète de ce qu’il voit. J’y vois une manière différente de faire travailler l’imaginaire.

Comment racontez-vous les histoires ?

Cet article est différent des articles que je poste normalement pour les Vendredis Intellos… j’ai voulu y jeter mes réflexions personnelles sur le sujet comme elles venaient. N’hésitez pas à me raconter par commentaire votre rapport à la transmission et au conte, ainsi qu’à poser vos questions : Brigitte Farjas pourra peut-être y répondre lors de son intervention, réponse qui sera alors disponible sur le site des VI quelques jours après les rencontres.

Que vous inspire ce thème ?

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8 commentaires

  1. Je viens de « tomber » sur ton blog et je savoure chaque article! Bravo. Celui ci tout particulièrement.
    Trés bel article sur un thème qui me touche. Je porte un soin particuler à conter des histoires à ma fille, chaque soir, et plusieurs fois par jour en fait, et du coup il arrive de reprendre mille fois (si si! Et puis je dis ce que je veux je suis du sud hein!) le même livre. Donc on invente, à deux, des rebondissements incongrus à nos histoires. Je prend des grosses voix, et même que des fois les loups ils ont la voix de Maïté ( ouep, celle de la cuisine des mousquetaires) celle la elle cartonne!! Je la sors pour les grandes occaz. Elle est toujours pliée de rire et j’adore quand entre deux eclats de rire elle me redemande de faire le drôle de loup.
    Le but est d’aiguiser son imagination…. Non en fait le but premier est de passer du temps avec elle. La transmission par la parole, par la complicité. Devrai-je maintenant la laisser seule regarder ses livres ( elle a 4 ans)? Je ne sais pas trop. Cela reste pour moi notre moment à toutes les deux.
    Quand aux contes de princesses roses aux belles robes brodées de jolies dentelles qui sentent la fraise et qui attendent leur beau chevalier dans le chateau de disniais…. Trés peu pour nous! Je ne suis pas du tout pour lui lire ces histoires, qui n’ont pas forcément une morale trés claire pour les enfants, qui sont sexistes et discriminatoires…. Ok je m’emballe….
    En tout cas j’ai apprécié cette lecture, et attend les prochains avec grand intérêt!

  2. je suis conteur depuis 8-9 ans et j’évite absolument toute tentative d’analyse ou de morale dans les contes. De plus, je considère que le conte n’est pas « QUE » pour les enfants bien au contraire et que chacun, quel que soit son age, sexe, culture doit y trouver LUI-MEME « quelque chose » … bref beaucoup de choses à dire là-dessus donc intéressant de lancer le sujet.
    Lorsque je racontais des histoires à ma fille (bien avant d’avoir fait du conte une activité rémunératrice -si peu-) je ne lisais pas, mais je partais d’une trame simple, connue ou pas, véridique ou pas, parfois même historique (!), et je laissais mon imagination faire l’histoire … et ça marchait !!!

  3. Merci pour cet article.
    Quand j’étais enfant, j’inventais des histoires pour mon frère : les deux personnages principaux étaient un frère, qui portait mon nom masculinisé, et une soeur, qui portait le sien féminisé. Je ne sais pas trop comment cette idée nous était venue… Ils avaient des aventures marrantes (je me souviens entre autres qu’ils sauvaient un hérisson qui ensuite semait la pagaille dans la maison), mon frère était plié en deux.
    J’ai toujours eu l’endormissement difficile, donc pour m’occuper, je m’inventais des histoires à moi-même. J’ai aussi décidé, vers l’âge de 6 ans, d’inventer la suite de mes cauchemars pour qu’ils aient une fin heureuse (par ex : si dans le rêve, ma mère était devenue folle furieuse, au réveil j’inventais qu’elle avait été ensorcelée, et bien sûr, je trouvais l’antidote). C’est resté un réflexe quand je me réveille après un cauchemar, l’imagination, encore semi-consciente, trouve la suite aussitôt.

    Quand aujourd’hui, je cherche un bouquin pour filleule, je suis parfois désespérée… les morales ne sont souvent pas très morales !

    Pour « le conte chaud et doux… », ça m’intéresse ! c’est à partir de quel âge ?

  4. Je suis pas fan de Bettelheim, mais je suis plutôt en accord avec ce qu’il raconte. Le but des histoires est avant tout de divertir. On a tendance en tant qu’adulte à vouloir les rendre didactiques, à ce qu’elles correspondent à notre vision du monde, mais beaucoup d’histoires qui vont trop dans ce sens sont finalement fades, sans saveur et sans intérêt.
    Des contes traditionnels sont facilement immoraux, voire horrifiques – le petit poucet par exemple. Mais une chose est sûre : les enfants adorent. Ils ont un attrait certain pour la violence, ils aiment aussi se faire peur. Tout cela ne nous plaît sûrement pas, mais je pense qu’on fait une erreur en leur évitant ces histoires sexistes, violentes etc. Il faut aussi savoir leur faire confiance, c’est à eux de choisir ce dont ils ont besoin pour grandir. Et pour qu’ils choisissent, il faut leur laisser le choix, ce qui signifie ne pas proposer uniquement des contes édulcorés.
    Je pense aussi qu’il y a une question d’âge, les tout-petits vont aimer les histoires qui les approchent de leur quotidien, alors que plus âgés, ils vont rechercher l’évasion…
    Pour ma part, mon aîné n’a que 2 ans. Je privilégie les histoires courtes, proches du quotidien et morales. Mon livre de référence est un livre avec 365 histoires qui appartient à ma soeur et que je lisais étant petite. Les histoires sont assez vieilles, avec tous leurs inconvénients (image de la famille très traditionnelle) et avantages (pas de mots vulgaires, histoires forcément mignonnes et morales). Mais je lui ai également lu des histoires venant d’autres livres qu’on nous a offert, comprenant des contes traditionnels avec des valeurs morales plus souples, de la violence etc. Mais bon, j’ai aussi de bonnes histoires modernes, ça existe !

  5. Oulà, beaucoup de choses dans cet article, et aussi dans le commentaire de Oops ! Je l’attends avec impatience, cette conférence (j’aurai la chance de pouvoir y être !).
    Chez moi, clairement, cela s’est fait autour des livres. Pour donner une idée, ma grand-mère a monté une BCD dans son école, ma mère aussi, et moi je suis bibliothécaire en section jeunesse… dans la rue où ma grand-mère travaillait ! Et d’ailleurs, je lis souvent aux enfants les livres qu’elle me lisait quand j’étais petite. J’ai gardé de mon enfance des bribes de phrases, des illustrations d’albums… J’ai offert à mon fils un album que ma grand mère m’a offert pour mes un an…
    Chez mon homme, autour de mythes familiaux, d’histoires présentées pendant longtemps comme réelles, et parfois encore proche de la pensée magique ou dans leurs expressions (le tableau de Van Gogh caché dans la maison de famille, le lutin malin qui fait disparaître des objets, le grand-père décédé à qui on demande de nous aider à trouver une place pour se garer…).

    Quand je lis une histoire, consciemment et avant tout, j’essaye de partager un moment de plaisir. En fait, ce que je veux transmettre, c’est que lire ou se faire lire un livre, c’est un moment de plaisir et de bonheur.
    Pour rebondir sur la citation de Bettelheim, je ne suis pas fan d’habitude, mais là j’adore sa première phrase. Pour moi, un livre pour enfant didactique est raté. La lecture d’un livre (je parle de fiction, ici) ne doit pas être un moment d’apprentissage mais un moment de plaisir. Si au passage on y apprend quelque chose (et en fait, c’est forcément le cas), tant mieux, mais ça ne doit pas être le but, l’objectif. Donc je ne pose jamais de question sur un livre que je viens de lire. Si je prend comme exemple ma pratique professionnelle quand je lis un livre à un groupe : avant je posais des questions, et je me suis rendue compte qu’on était très vite dans la vérification : est-ce que l’enfant a bien compris (sous-entendu compris comme moi) ? Maintenant, je demande simplement « est-ce que quelqu’un veut dire quelque chose ? » Et j’ai des remarques, des questions… si les enfants en ont envie. Des lectures différentes d’un même album, parfois. Je dis ce que j’en pense s’ils me posent la question (et encore, récemment en formation une spécialiste de l’association ACCES me conseillait de leur demander leur avis et de surtout éviter de présenter mon avis, mon interprétation comme une affirmation). Sinon, je leur laisse leur plaisir de lecture, leur interprétation qu’ils ont peut être envie de garder pour eux.
    Habitude professionnelle là encore, je ne modifie jamais le texte. J’évite toute simplification (éventuellement si vraiment il y a un mot compliqué indispensable à la compréhension de tout l’album, je donne un synonyme en plus) et je lis le texte tel qu’il est. D’une part parce qu’à mes yeux ça fait partie du respect de l’oeuvre de l’auteur, et surtout parce que connaître et retrouver le texte d’un livre fait partie du plaisir des enfants, et que le livre peut leur être lu par des personnes différentes, mais justement à ce moment là c’est le texte qui fait le lien. Bien sur, c’est particulièrement vrai au boulot (je leur lis le texte une fois, mais leurs parents, leur instit, leur auxiliaire de puériculture… peuvent leur lire ensuite), mais c’est aussi le cas à la maison (je lis des livres à mon petit magicien qui seront aussi lu par son père, peut être par la baby sitter…). Je ne m’en éloigne que si clairement l’enfant le souhaite (et commente l’image au lieu d’écouter le livre par exemple).

    Je choisis soigneusement les histoires que je lis et même si j’y suis peu confrontée (à la bibliothèque en général c’est moi qui choisis les histoires et mon fils est trop jeune pour choisir ailleurs que dans les livres que je lui propose), je pense que je n’aurais pas de difficulté à lire un livre qui propose des valeurs différentes des miennes (hors racisme, homophobie…) si je sais que ce n’est qu’un livre dans un tout. Par exemple, je n’ai pas de problème à lire un livre avec une représentation de la femme rétrograde mais particulièrement intéressant sur le plan graphique ou découverte d’un univers nouveau si je sais que l’enfant a la plupart du temps accès à des livres non sexistes. En revanche, j’ai beaucoup de mal à lire des livres moches/mal écrits/baclés.

    Sinon, même si c’est un peu HS, le gros problème à mes yeux pour les contes de fées, c’est de les raconter à des enfants trop jeunes. J’ai des parents qui me demandent des contes de fées pour des enfants de 3-4 ans ! Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, ils sont destinés aux adultes !

    Oups, j’ai écrit un vrai roman ! et j’ai même pas vraiment de question posée… Mais le sujet me tient à coeur !

  6. Comme toi, je lis beaucoup d’histoires, toujours en mettant le ton (parfois à l’envers, c’est tordant : une grosse voie pour la souris et une petite voie pour le loup, ça dédramatise, fou-rires garantis !), parfois en ajoutant mon grain de sel, souvent en interrogeant mes filles (enfin surtout mon aînée, la cadette est encore un peu jeune), en divergeant sur les illustrations… et régulièrement en modifiant l’histoire : une phrase, un mot… ou bien plus ! Je recherche la police, et je colle une nouvelle phrase sur l’ancienne. Je gribouille sur le dessin, voir j’en colle un autre dessus.
    Sacrilège ? Ce l’était pour moi enfant, mais un petit tour par des études artistiques m’ont fait changer d’avis (que j’ai détesté, pourtant, au début, ce cours où l’on devait s’approprier un livre !).
    L’objectif de mes détournements ? Enlever la violence, « dé-genrer » (mettre des couettes à un chevalier, par exemple, qui va délivrer sa sœur !), apporter un peu de poésie, ouvrir l’imaginaire, permettre à mes filles de prendre du recul, d’explorer par elles-mêmes, faire exploser les frontières pseudo-imposées par la société. Je finis parfois l’histoire par un « et si » en changeant une des données… très amusant pour les enfants, très instructif pour les parents !
    Je fais aussi ce type de jeu (un must pour les voyages !) :
    http://situveuxjouer.com/2013/07/22/juste-histoire-de-soccuper/
    Le hic ? Que dire lorsqu’elles décorent mes livres ?!! :)

    J’aurai une question pour Brigitte Farjas : j’évite absolument les contes de fées traditionnels (mon aînée commence à les côtoyer à l’école, argh !), qui sont pour moi, comme la plupart des mangas diffusés mal à propos aux enfants) des histoires écrites pour des adultes : violents, machistes, prônant des valeurs patriarcales hors d’âge, toujours dans une relation de pouvoir et de compétition, complètement figés pour l’imaginaire..
    A l’opposé de Bettleheim ? Je ne sais pas, pas lu… et pas envie de le faire, je suis allergique à la psychanalyse !
    Je suis plutôt cette ligne :
    http://www.nido-montessori.fr/La-bibliotheque-des-enfants
    Mais nous allons à la bibliothèque très régulièrement, et mes filles prennent évidemment ce qu’elles veulent (dommage que je ne puisse pas les retoucher, ceux-là !!!).
    Je m’attache alors toujours à demander : tu penses que ça existe, toi, les sorcières / les loups qui parlent / les ogres, etc, pour remettre les choses à leur place (je préfère qu’elles aient peur des pédophiles que des dragons !).

    En effet, il me semble que l’enfant (au moins jusqu’à 6 ou 7 ans) se construit et construit sa vision du monde, des relations relations interpersonnelles, les bases de ses valeurs, par ce qu’il observe et ressent, dans la vie réelle ou dans les livres (pas de TV chez nous).

    S’il n’est pas question d’intervenir dans l’imaginaire de l’enfant, ce sont les parents et les allo-parents qui vont, en choisissant les livres et leur façon de les lire, proposer des supports, des éléments à la construction de l’imaginaire des enfants.

    Si l’imaginaire est le lieu pour tester des configurations, des mondes possibles, qui seront potentiellement des moteurs de l’avenir, quel serait l’intérêt d’y mettre des dragons, des loups qui parlent, des cheveux magiques et des marâtres ?

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