Mon corps m’appartient

Je suis très en colère. Mais alors vraiment vraiment très en colère. Je vous explique pourquoi, oui, deux secondes, c’est le but de l’article en fait. Calmez-vous. Vous êtes hystériques, calmez-vous.

J’en ai ras-le-bol qu’il y ait une espèce de consensus universel qui donne à tout le monde le droit de donner son avis sur tout, comme ça en permanence, comme si tout ce que tu faisais était en libre-service sur l’étagère de la connerie humaine. Alors que non. Je sens que je suis pas assez claire et il faut que j’arrive à rentrer dans le vif du sujet. Sachez que je suis vraiment, vraiment, énervée, genre au point que j’insulte tout ce qui bouge et que j’ai des fourmis dans le corps, en mode le premier qui me les brise je lui arrache les gonades avec mes ongles, OK. Probablement parce que ça me touche très profondément, à des trucs pas cool auxquels j’aurais préféré ne plus jamais être renvoyée.

J’ai une longue histoire de détestation de mon propre corps.

C’est le genre de trucs qui ne s’expliquent pas. On peut te dire que mais si, ça va, mais regarde comme t’es jolie, t’es pas grosse t’es pas maigre, t’es pas trop grande ou trop petite, t’es bien foutue, ça ne change rien. Et l’homme de ta vie peut te regarder avec tout l’amour et tout le désir du monde, ça ne change pas toujours quelque chose. Souvent, si, quand même. Mais quand bien même, avant d’avoir rencontré ton mec ça faisait bien 8 ans déjà que tu te sentais mal dans ta peau, dans ce corps à la fois trop grand et trop petit, comme si ce n’était pas toi qui étais censée l’habiter mais bien quelqu’un d’autre. C’est douloureux, de se sentir étranger à son propre corps.

Pendant des années, j’ai refusé de mettre des jupes, et j’optais pour les fringues les plus camouflantes possibles. Je mettais du 42 alors que je faisais du 34. Je mettais des pantalons baggy, je superposais les couches, je ne savais pas bien de quoi j’avais honte, ce qui me déplaisait vraiment, mais je ne m’allais pas. Je ne me trouvais pas seyante. Pendant des années, j’ai refusé qu’on me prenne en photo, jusqu’à en taper des crises de larmes, parce que je savais bien que le résultat ne me plairait pas, et qu’on minimiserait ma souffrance. Je préférais être la chieuse qui met la main devant l’objectif, que la chieuse qui pleure devant sa gueule sur l’écran de l’appareil numérique, et qui se bat pour qu’on efface le cliché. « Mais non, ça va, t’es très bien, et les autres sont trop beaux, on n’efface pas, je la garde c’est tout. » Bref, ça me regarde, n’épiloguons pas, voulez-vous.

Lire la suite sur Un invincible été

Publicités

330 commentaires

  1. La photographie de toi dans ton bain est magnifique. Pour ma part, je pense que ce qui empêche certain-e-s de la considérer comme une oeuvre d’art, c’est le fait qu’elle se situe dans un contexte très précis. Pour nombre de gens, cette image ne serait pas décriée si elle était exposée dans un musée ou une gallerie. Mais sur facebook, twitter, etc. cette image a une voix, elle parle, elle crie les vérités que certain-e-s préfèrent ne pas entendre. Je crois que celles et ceux qui ne peuvent pas voir une oeuvre d’art dans cette photo sont en réalité décontenancé-e-s par le fait que cette image parle, pense, s’exprime. Parce que traditionellement, l’image du musée, c’est « soit belle et tais-toi ».

    Si tu es belle, tu n’as pas besoin de parler. Et si tu parles, c’est que tu n’es pas assz belle, que tu dois contrebalancer (!). Alors forcément, si tu parles ET que tu es belle…
    Poufiasse, suceuse et toutes les autres, c’est la parade que trouvent les autres pour « rééquilibrer » la balance, pour se rassurer aussi quant à leur propre personne. C’est la peur de dire un compliment, comme si complimenter quelqu’un(e) impliquait de se rabaisser soi-même, comme si tout n’était qu’une énorme comparaison.

    Et pour terminer, le « gentil » smiley après suceuse, ça me rappelle certaines réactions sur les propos racistes concernant Christiane Taubira, qui lui reprochaient de tout prendre au premier degré, on ne peut même plur rigoler alors. Voilà : je t’insulte et j’emballe le tout dans de l' »humour », comme ça non seulement je t’insulte, mais je te reproche aussi de ne pas avoir d’humour. Vas-y pour te défendre ensuite. K.O. avant même d’avoir pu réagir.

    Merci pour ce texte, merci pour cette magnifique photo qui a une histoire, une voix, et qui défend des valeurs.

  2. Mon Dieu, j’adore cet article.
    Souvent quand je suis énervée, que j’arrive pas à m’exprimer, je le re-lis, il donne la pêche, il donne la haine, l’envie de se battre !
    Merci.

  3. Merci à Maureen de m’avoir identifiée dans son statut FB à propos de ce billet cinglant de vérité. J’ai envie de te serrer dans mes bras, Pauline. J’ai envie que les femmes explosent la norme imposée par les traditions et l’histoire de l’humanité. J’ai envie que les femmes arrêtent de s’entretuer pour un simple pénis. J’ai envie d’arrêter d’avoir envie de me blottir dans les bras d’un homme et de me sentir protégée. J’ai déjà laissé pousser mes poils parce que je vois pas pourquoi nous devrions nous épiler. Je ne me maquille pas parce que je n’aime pas ças. Je m’habille comme je veux, je danse en soirée, j’ai des copains hommes qui ne pensent pas qu’une fille est un objet. Et je trouve ton corps nu, beau. Même si tu n’as pas besoin qu’on te le dise, j’ai envie de te le dire. Et c’est dingue ça, alors qu’hier je parlais de la beauté d’un corps nu, de cette notion artistique perdue, aujourd’hui je lis ton billet. Je crois qu’il n’y a pas de hasard ! En te souhaitant une bonne journée, une très bonne journée.
    Amitiés, Line.

  4. Merci Pauline, merci. Par ce que des fois j’oublie qu’on nous doit le respect à moi et à mon corps.

  5. J’aime beaucoup ton article, le principal c’est pas tes photos et les réactions des autres mais que t’es la certitude que tu aime ce que tu fais, que tu t’aime : )
    Ne pas toujours prendre les salopes et tout comme des attaques mais comme une invitation à être encore plus déterminé : )
    personnellement je mettais rendus compte que j’étais malheureuse par rapport à ce que je fessait, que j’étais pas assez forte , que je voulais me protéger et être protéger…aujourd’hui je me couvre, je prends soin de moi et je découvre une des plus belle choses que la société nous à enlever, le respect des hommes : )

  6. mon premier commentaire était déjà trop long, alors j’en fais un deuxième pour dire que vous deux photos sont très belles <3 vous n'avez pas à rougir de les avoir faites.
    Encore merci pour ce coup de gueule, ça fait du bien

  7. Je ne peux m’empêcher de réagir de manière positive à ce tu dis, car c’est un sujet qui me touche de près. Tu as réussi à trouver les mots justes pour pointer du doigt ces injustices que vivent les femmes au quotidien et le paradoxe du comportement des hommes qui disent préférer les femmes au naturel (sans trop de maquillage, etc) mais qui nous insultent dès que nous décidons d’être « nous-même » parce que ça ne leur plait pas. La société telle qu’elle est actuellement prône soi-disant la liberté personnelle et le fait que chacun est unique alors qu’elle construit un moule prédéfini et véhiculé par les médias et aimerait que tout le monde rentre dedans.
    Je ne me prend pas pour un exemple, mais j’estime important d’expliquer pourquoi j’ai la même colère que toi qui gronde en moi… Je vais bientôt avoir 22 ans, et dans la ville où je vis, j’ai une réputation de « salope », « fille facile » et autre qui me suis depuis presque 7 ans. Alors oui, j’ai couché avec pas mal d’hommes différents ainsi que quelques femmes à une époque où tout allait de travers dans ma vie et où j’étais totalement dépressive (pas juste déprimée, y a une nuance hein). Et les rumeurs sont allées bon train. J’ai tenté de me suicider deux fois à cause de ça. Quelques mois après ma seconde tentative, j’ai rencontré un homme.
    Comme toute relation, les 3 premiers mois, c’était tout beau tout rose. Sauf que c’était le pire des salauds en définitive. Pendant plus d’un an de relation, monsieur s’est installé chez moi (alors que je vivais avec ma mère), et j’ai subis sa violence morale au quotidien: il me rabaissait sans cesse, m’insultais pour un rien (en disant que c’était de l’humour, tiens), et quand je voulais sortir pour voir des potes ou aller en soirée sans lui, il me traitait de tous les noms et devenait très violent dans ses propos… Pour couronner le tout, il m’a violé une douzaine de fois.
    En en parlant, j’ai eu droit d’entendre: « si c’est ton mec, c’est pas un viol » ou encore « ça doit être un malentendu, c’est pas possible qu’il te viole vu que vous êtes ensemble »…. J’étais désespérée alors j’ai fermé ma gueule…
    Maintenant je vais mieux, je suis passée au dessus.

    Alors même si certains de ceux qui m’ont enfoncée, humiliée et insultée (dont cet ex en question) habitent toujours dans la même ville que moi, je reste ici, parce que c’est chez moi, et parce que si je pars, ils auront gagnés. Ce serait comme si je leur donnais raison. Alors non je reste. Et je les emmerde.

    Je vais participer à ton projet, parce que tu as raison, parce que nous sommes plus fortes qu’eux, et parce que je veux me prouver à moi même que je suis capable d’aimer mon corps qu’on m’a fait détester.

    MERCI

  8. Aaaaaah mais Mademoiselle (oui, une majuscule, terriblement méritée), que vous êtes géniale, que vous êtes sensée, que vous êtes juste.
    Voilà, j’ai acquiescé tout le long de l’article et applaudi à la fin si bien que mon boss est venu lire au dessus de mon épaule et à lui même acquiescé silencieusement l’air de dire « Que la force soit avec vous jeune padawan ».
    Merci jeune idiote de dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas.

  9. merci énormément pour ton article ! je suis d’accord avec toi et comprend ce que tu ressens , ton article m’a donnée le courage qu’il me manquait pour me lancer à mon tour , je pense aussi participer au projet  » mon corps m’appartient  » :)

  10. Merci d’avoir écris cet article avec autant de hargne. Bien souvent moi aussi j’ai envie de crier mon raz le cul de tout ces gens qui jugent sans savoir, ces abrutis de macho, vulgaire, débile et rétrécis du cerveau.

    Oui j’ai couché avec plus de 30 hommes dans ma vie, et j’ai 26 ans. Oh mon dieu c’est énorme hein?! Et alors? Je suis une fille bien, je parraine une petite fille au vietnam, je voyage dans le monde pour tenter d’aider les populations dans le besoin, j’ai énormément d’ampathie et d’amour à donner. Mais ça compte pas ça quand on couche beaucoup ^^

    Ca me donne envie de gerber quand j’entends des réactions pareil. En ce moment je fais une mission au Sénégal, je loge avec des musulmans et mon dieu… la combinaison culture/religion me fait peur et m’insupporte. Mais je ne me laisse pas faire.

    Je crois qu’à un moment donné, les hommes qui nous jugent et nous reluquent dans la rue vont devoir faire attention à eux parce que le jour où les filles en auront VRAIMENT marre, ça risque de mal se terminer pour eux.

    Et si il faut que je casse la gueule d’un mec pour faire lui comprendre que je suis son égale, même si j’ai couché avec 30 mecs, je le ferais.

  11. Salut, ben du coup, désolé, j’ai un peu perdu le fil à la fin, mais c’est parce que j’ai du mal à me concentrer sur une seule chose à la fois.
    Voilà donc, jvoulais juste dire, jsuis un mec de la génération mid-90’s qui a eu une enfance gachée par des débiles qui se foutaient de ma gueule, qui me rabaissaient en permanence, j’étais le « trop petit » de base. En bref, jsuis content et attristé de voir que jsuis pas le seul à souffrir de l’imbécilité du groupe social auquel j’appartiens. C’est vrai, ça m’enjaille pas de s’avoir que quelqu’un se prend sa race pour un oui ou pour un non, juste parce qu’il était là, au mauvais endroit au mauvais moment. Bien sûr , comme tous les humains, jréagis à coups de pulsions, d’hormones, il se passe des choses souvent pas très très jolies dans mon esprit, mais ça va, je « deal with it » comme on dit. Seulement, mon passé m’a appris une chose, c’est que je ne ferais pas à qui que ce soit le mal que l’on m’a fait. J’ai lu ça où? Pratiquement toutes les religions prêchent ça, et ya pas un moindre couillon pour suivre la meilleure règle d’humanité jamais écrite. ‘fin, si y’a moi, du coup. Mais d’avoir subit toutes ces insultes, ces critiques cinglantes, ben j’ai perdu confiance en moi. Je suis ce qu’on peu désigner par « seul », et à cause de ça, j’aime pas ma gueule, j’aime pas ce que j’fais, j’aime pas ce que j’dis, c’est un miracle que j’efface pas ce texte à coup de Ctrl+A et Suppr. Mais voilà, j’ai appris un truc, c’est que même si jvenais me plaindre, ce serait en vainc, voyez plutôt :

    – Moi j’ai pas d’amis ( moi)
    – Ben t’as qu’à sortir de chez toi ( autrui)
    – Avec qui ? (moi)
    – T’as qu’à te faire des amis ( autrui)

    Voilà. Donc le problème, c’est que jsuis piégé dans cette boucle infinie de , j’ai pas d’amis donc jsors pas donc j’ai pas d’amis donc je sors toujours pas. Pas moyen d’en sortir, pas moyen de trouver mon style? Si si, j’ai un style, c’est juste que, en public, ça passe pas. On se fouterait de moi, on me prendrait pour un mariolle. Bon là bien sur, ça va pas jusqu’à se faire traiter de salope, mais il est tout à fait sûr de dire que je ne suis pas dans une catégorie de gens que l’on traite de façon normale.

    Et donc, ce que jveux dire par là, c’est qu’on a tous le droit d’exister tel qu’on est, sans devoir subir les critiques des autres. On a pas à les entendre. On veut pas être regardé de travers, on veut du respect.
    Du coup, je rejoins totalement l’opinion derrière cet article aux 500,000 tonnes de TNT, en traduisant l’idée globale qui devrait régner dans nos moeurs une bonne fois pour toutes :

    « Faites tout ce que vous voulez, à la seule condition que ça ne fasse ressentir de douleur à personne. »

    Si on appliquait tous cette règle tout simple, on aurait même plus besoin de se plaindre.
    Pensez-y.

    1. Tu n’as pas besoin d’avoir des amis pour sortir. Tu peux t’inscrire à une association sur un sujet qui t’intéresse. Si tu as dans les 20 ans, t’es à un âge où les gens se jugent moins sur le superficiel, c’est plus facile de se trouver des relations qu’au collège et au lycée.

      Par contre, pour la confiance en toi, ne compte pas sur des amis pour te la rendre. C’est une démarche qui ne dépend que de toi.

  12. Et la gonzesse qui te dit ça a été toute sa vie considérée comme une sa***e car elle s’est toujours sentie libre de mener sa vie comme elle l’entendait, de dire et faire ce qui lui plaisait. Ne te pose pas trop de questions, si tu ne vois pas le mal dans ce que tu fais, c’est qu’il n’y en a pas.
    Bonne continuation
    Sadistic Morathi

  13. Je comprends ton mécontentement, c’est frustrant comme situation. Même moi qui affirme n’en avoir rien à carrer du regard des autres, je pense qu’une telle remarque n’aurait même pas fait un tour dans ma tête que je me serai levée pour rendre une p’tite visite à son auteur. Peut-être que la soeur de ton amie était juste jalouse de toi, qu’elle aimerait avoir un corps comme le tien ou qu’elle aimerait avoir les couilles de le montrer comme tu le fais. Notre monde est peuplé d’envieux, de jaloux, comme tu peux le constater toi-même. Mais il faut bien que les gens comprennent une chose: on est tous nés à poil et à l’origine, l’espèce humaine vivait À POIL !!!! Alors faut arrêter de s’offusquer pour un bout de cuisse ou de fesse qui dépasse, c’est la nature !!
    Mes salutations
    Sadistic Morathi

  14. Je viens de lire ton billet et j’ai immédiatement décider de participer.
    J’ai 15 ans, je suis dans un lycée privé, il m’arrive souvent, à chaque fois que je vais en ville en faite, d’être sifflé ou appelé par des cons dans la rue. Je ne leur prête pas attention et ça passe.
    Je ne connais pas (encore) les problèmes d’une femme au travail. Mais je suis souvent confronté à l’image que les gens voudrait que je renvoie. J’adore la mode mais au lycée, il ne faut pas sortir du rang. Je ne porte pas de chose « vulgaire » mais mes amies sont souvent choqué juste par le fait de porter un collant flashy. Mon style est différent, je porte des jupes et je met des choses difficile à assumer (que j’assume) et on ma souvent dit « mais tu vas pas mettre ça au lycée? »
    Pourquoi ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’avoir mon propre style ? Cette jupe est courte, ce collant dénote mais je les assume. Malheureusement beaucoup me jugent et je n’ai plus qu’une envie c’est d’avoir mon bac pour pouvoir porter ce dont j’ai envie.
    Parce que malgré moi je me sens toujours dans l’obligation de recevoir la bénédiction de quelqu’un avant de mette une tenue décalé.
    Tout cela parce qu’une rumeur va tellement vite, surtout dans un petit établissement.
    Je ne dis rien, et j’ai tord, mais j’entends tout les jours mes amies dirent « cette fille elle a fait ça en soirée, c’est vraiment une pute » et un mec qui fait la même chose c’est au pire un batard au mieux juste un mec. Mais on ne le regarde pas bizarre toute la journée et on ne l’insulte pas.
    Il faut être fière de ne pas être une « chaudasse » mais pas trop coincé non plus.
    Tout le monde juge et tout le monde et jugé et je commence à ne plus le supporter. Moi qui rêver d’entrer au lycée, je suis dégoûtée.
    Je ne dis rien et c’est bien dommage mais je ne sais pas comment faire changer les choses seule. Alors je continue simplement a porter mes fringues que j’adore, a éviter les rumeurs et j’attends avec impatience la fin du lycée avec l’espoir, peut être illusoire, que ça soit différent après.
    Je n’irais pas plus loin, je ne parlerais pas des pressions et des diktat qui existent par exemple avec les relations filles – garçons, ni des réputation parfois qui englobent un lycée entier (type « y a que des salopes dans ce lycée de toute façon » ) et je ne parlerais pas non plus des autres propos dégradant que je sais qu’ils existent même si je n’y suis pas souvent confronté.
    Et pourtant, je me sens privilégiée parce que j’habite dans une banlieue riche, mon lycée comme je le disais plus haut est privé avec un cadre enseignant super et une vraie écoute des élèves. Je n’imagine même pas ce que certaines filles peuvent vivre. L’autre jour, une amie me disait « tu sais chez moi c’est chaud, pour les mecs y a pas de sentiments, pas de chichi, c’est que du sexe ».
    Il y a donc encore du chemin pour que ça change mais je ne désespère pas.

    une dernière chose : merci.

  15. Bonjour je m’apelle Erika g 14 ans et je discute avec un garcon de mon age sur facebook je suis tombé amoureuse delui simplement en lui parlent et le truc c’est que g commencé a devoilé mon corp a lui en lui montrant mes seins avec soutif et mes fesse avec cullotte mais g peur qu’il m’affiche sur facebook et le probleme c que des gens commence a dire que je fait des bailles avec mon corp j’ai peur que les gens parlent sur moi ect… :(

    1. Bonjour Erika. Si ton visage apparaît sur les images que tu as envoyées à ce jeune homme et qu’il a l’indélicatesse de les diffuser, tu peux en parler à un adulte en qui tu as confiance, et qui pourra t’accompagner au commissariat pour porter plainte.

  16. Très bon article, merci. Et félicitations, aussi, d’avoir eu le courage de ne pas te cacher derrière de grandes phrases philosophiques, dénuées de sentiments. Ce qui fait bouger, c’est aussi les tripes, la colère, la tristesse ou les enchantements. Je tiens à participer à ton projet. J’en suis encore au stade 1 de mon corps: oh, corps, vilain corps, pourquoi je ne te trouve pas beau?, mais il est temps de me sortir de là, et vite fait! Là où je suis très contradictoire, c’est que justement, les jours où je me trouve belle, ou plus particulièrement ceux où l’on me trouve belle, j’ai tout aussi honte. En somme, j’ai à la fois honte d’être belle et de ne pas l’être assez. Et la même dynamique s’opère pour le moindre talent développé. C’est toujours trop et pas assez. Vouloir trouver le respect dans le regard de la société et y trouver son équilibre est une utopie: nous serons toujours ou trop pute ou trop soumise, ou trop maligne ou pas assez.

    (J’avais d’ailleurs écrit un court article à ce sujet: http://osetacouleur.com/belle-intelligente/)

    Alors, tu as raison: merde! Merde! et remerde!

  17. Je te remercie du fond du cœur pour ton action tellement importante à mes yeux, et surement à toutes celles qui ont comme moi un lourd secret à porter.
    Merci de nous rappeler que notre corps nous appartient, car malheureusement c’est quelque chose qui parait tellement logique, mais qui pourtant dans la pratique, n’est pas forcément le cas.

    Grâce à ton « coup de gueule », tu permets à la société de se rendre compte d’un problème qui est encore tabou, et qui pourtant gâche la vie d’une grande partie d’entre nous.

    J’ai toujours eu l’impression que je n’avais pas le droit de me plaindre, d’être une victime, puisqu’il était mon petit ami. 15ans après, j’ai encore du mal à mettre ce mot si brutal et pourtant si vrai : « viol », sur ce qui m’est arrivé.
    J’ai l’impression en lisant ces anecdotes que mon histoire est classique, banale, car nous sommes nombreuses à avoir subi cette situation, et pourtant, c’est terrible de voir ce qu’un être humain est capable de faire pour assouvir une simple envie. Ou comme le cas de ton amie, une remarque blessante, sans même prendre conscience que l’on ne devrait jamais juger les autres et leur imposer notre façon de penser.

    Mais ce qui me choque encore plus, c’est que ce genre de situation, nous le vivons au quotidien.
    Longtemps j’étais gêné du regard des autres et des remarques. Puis un jour j’ai enfin compris. Je suis belle, féminine, certains hommes me désire, certaines femmes me jalouses. Et bien peu importe. C’est leur problème, pas le mien. Je dois vivre pour moi et moi seule, et comme tu l’a si bien formulé et je t’en remercie, notre corps nous appartient, et si nous le souhaitons nous pouvons le prêter, mais ça en reste là !

    Merci encore pour avoir su trouver les mots justes, pour exprimer ce que je ressent, et merci d’avoir eu le courage de le publier.

    Je ne te connais pas, mais soit fière de la femme que tu es, et j’espère que tu pourras inspirer les jeunes filles et faire changer les mentalités.

  18. Bjr ,
    Alors oui je te soutien unejeuneidiote et grâce à toi ,j’ai évoluée dans certains de mes rares préjugés qui restaient encore comme « elle essai de remplacer le père » ou « c’est une salope » mais bon .Faut dire je suis dans un lycée professionnel et franchement si à 16 ans tu n’a jamais fais l’amour on te regarde bizarrement .Si tu dis que tu ne veux pas d’enfants , on te regardera encore plus bizarrement .Je vous jure ,fallait voir les têtes ahuris qu’ils avaient quand j’ai annoncé ça .Du jamais vu! J’en ai vraiment marre que les femmes en pâtissent autant .Je suis dessinatrice et si je n’ai pas encore fait de nu artistique ,cela ne m’empêche pas de faire des petites tenues mais pas pour faire »salope » loin de la !Justement ,je trouve le corps de la femme beau et élégant à regarder .C’est pas au femmes de se priver ,c’est aux hommes de s’abstenir et arrêtez l’excuse de l’appel de la quéquette franchement !Ça en devient ridicule ^^!
    Oui c’est dégueulasse vraiment !Parce que si t’es une femme et que t’es belle ,t’en prend pour ton grade mais si t’es moche aussi !J’en ai fait la triste expérience .Quand j’étais moche on me ‘insultait et on se moquait de moi .Maintenant ça va mieux mais dès que je met en robe .Pof !Magie !On me regarde ,on me siffle et on m’insulte par derrière !Mais je m’en tape je continuerais à me mettre en robe .Peu importe et tant mieux si ça les emmerdent ^^
    Moi je fais ce qui me plait et puis les hommes je me dis que ce sont des frustrés et les filles des jalouses .Mais tout deux ont un point commun :Les préjugés ;)

  19. Je commencerai mon propos par ce petit haïku :

    De jour ou de nuit
    la nature m’a fait nu
    et je vais ainsi

    En effet, je suis chat (siamois de surcroît).
    Jamais un deux-pattes (ceux que tu appelles les humains (tu permets que je te tutoie, je dis « tu » à tous ceux qui aiment (comme Prévert) (et maintenant, il faut que je referme les parenthèses))) ne m’a adressé de réflexions désagréables à ce sujet et je peux te dire qu’entre félins, mâles et femelles, nous nous contemplons dans notre identité physique sans nous reprocher quoi que ce soit les uns aux autres… et c’est naturel.

    Ce sont les deux-pattes qui ont inventé les vêtements pour cacher leur beauté (car tous les êtres sont beaux, même les deux-pattes !) même si, je le reconnais, c’est bien pratique pour eux, en hiver, pour ne pas crever de froid (vous n’avez pas cette fourrure qui prouve, entre autre, notre supériorité naturelle).
    Après, vous avez inventé la pudeur, qui est un sentiment noble, dans la mesure où il est intérieur et privé et représenté l’expression d’un ressenti.

    Il est vrai que nous n’avons pas, nous les félins, cette propension des deux-pattes à écraser autrui pour nous sentir fort.

    Dis-toi bien que :
    La jalousie est le moteur le plus utilisé par les deux-pattes faibles ;
    Les deux-pattes projettent souvent sur autrui leurs propres turpitudes (leurs défauts) ;
    Tu rencontreras toujours des crétins.
    Que cela ne t’empêche pas de vivre. Chaque deux-pattes possède en lui suffisamment d’obstacles intérieurs pour ne pas s’encombrer de ceux opposés par les abrutis.

    Je te souhaite la plus belle des vies !
    Eschylle

  20. Ca fait du bien ces coups de gueules, ca fait du bien d’enfin voir des filles qui ne se laissent plus influencer! Trop de mes amies ont eu besoin de se faire ramasser a cause de ces préjugé et autres « faits avérés’ interprétés toujours de la meme manière.
    Merci. Et merci a mon amie m’ayant envoyé le lien!

  21. Ton article m’a fait du bien. Un concentré de tout ce que je ressens, de tout ce que je pense, alors que j’ai vécu, et vis toujours un calvaire, dans une détestation de mon corps, même si ça tend à s’améliorer.
    Merci, donc, et bonne continuation !

  22. Ce genre de témoignage apparait malheureusement trop souvent , mais il est important qu’ils soient partagés. J’apprécie beaucoup ton initiative et je vais raconter ma propre histoire, parce que si on cherche bien, on trouve tous quelque chose qui cloche dans cette manière de penser.
    Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une poitrine « généreuse », puisque j’ai été en surpoids dès le primaire. Les garçons avec qui j’étais amie s’amusait à me toucher les seins, autant par envie de me faire rager que par curiosité. J’ai tout le temps trouvé ça très désagréable et je me souviens qu’un jour je les avaient menaçés de les dénoncer aux instituteurs, et ils m’ont répondus quelque chose comme : tu n’oseras jamais, de manière très confiante. Et ils ont eu raison, je ne me suis pas approché à plus de 10m de mes professeurs, même si je savais qu’ils étaient en tort.
    Plus tard, au collège, je faisais partie d’un groupe d »amis rejetés par tout le reste de l’établissement, réunissant entre autre autistes, gays, dysléxiques, « gothiques » des mots qui se sont bizarrement changés en insultes. J’avais décidé ce jour là de m’habiller comme je le sentais, quitte à subir deux ou trois visites désagréables de mes camarades me signalant leurs dégoût. Je portais une jupe s’arrêtant aux genoux, et un t-shirt à peine moulant descendant jusqu’à la base des clavicules. Une petite tenue mignonne et « raisonnable », qui avait même reçu l’approbation de ma mère, une première, et qui contrastait beaucoup avec la mode d’actualité, douloureuse pour les yeux comme pour les oreilles, j’ai nommé la tectonique. Donc globalement toutes les filles portaient un short s’arrêtant aux fesses et les garçons un pantalon commençant aux fesses.
    On m’a appellé à la vie scolaire durant la première récréation pour me faire savoir que ma tenue était inadmissible et qu’il fallait que je retourne chez moi me rhabiller. Je ne sais pas du tout si dans leurs têtes, la jupe était le mal, ou si ils n’avaient pas fait savoir que leurs tenues étaient inadmissibles à tous les autres clampins juste par trop de travail. Je sais juste que je n’étais pas la première, et que celle qui ne pouvaient pas se changer se voyaient forcées à porter une blouse de chimie couvrant tout ce qui pouvait être désirable. (Attention, ils n’ont pas couvert le visage, j’étais dans un collège publique et laïque, que diable !) Navrant pas vrai ? Les moeurs changent pas forcément dans le bon sens, ma grand-mère auraient pu avoir le même problème pour avoir porté un pantalon au lieu d’une jupe. J’ai donc appris ce jour là que ce qui est attirant, pour ne pas dire provocant est tout à fait arbritraire et loin d’être immuable.
    Aujourd’hui, à 19 ans, je porte un bon 90 F, et comme beaucoup de femmes à gros nibards, si je me fais draguer, c’est ma faute, mes seins rebondissent quand je marche, ça veut forcément dire que je suis chaude. Dommage, mon dégoût pour le sexe n’a disparu que vers la fin de la terminale, et à présent, il est encore impossible pour moi de savoir si je serai assexuée, autosexuée, pansexuée… ? Une chose est sûre, il y aura toujours quelqu’un pour penser que si je ne couche pas maintenant, je deviendrai cougar et le regretterai, que si je suis pas réceptive, c’est que je suis homo, (ou frigide tiens), que je fais ma sainte-nitouche, et que si un jour je me prends un coup sur la tête et que j’attrape une attirance pour qui que ce soit, quelqu’un me conseillera pas le premier soir, qu’il faut que je tombe amoureuse si je sors avec quelqu’un, qu’il faut pas que je couche avec des personnes différentes tous les jours, que je ne peux pas être avec plusieurs personnes consentantes, etc.
    Pour conclure, je dirai merde avec vous =)

    1. Merde, je suis d’accord.

      Quand je n’étais pas désirable, c’était de ma faute : je ne correspondais pas à une image normative à laquelle je devais coller.
      Aujourd’hui, je suis désirable, et c’est de ma faute : on se sent bien avec moi, je « rayonne d’une facon différente des autres ». Donc je suis une chipie.

      J’emmerde le monde. Je suis pulpeuse et canon avec mes formes en reliefs, parce que je me suis liberée des normes qui me pourrissent la vie.
      Je mets des tailleurs, même pour aller me balader, parce que j’adore les tailleurs. Ca fait trop sérieux ? Ca ne le fait pas sauf si on travaille en entreprise dans la direction ? Ca fait décalé ? M’en moque. Ca me plait avant tout.
      Je ne m’épile plus et ne me rase plus. Mes poils sont beaux. Je suis une peluche, un adorable chaton. Et ceux que ca dérange ne me dérangent pas. D’ailleurs, je n’attire que les gens intéressants depuis. Des gens vraiment très beaux dans leur facon de vivre. Et j’en suis bien plus épanouie.
      Je me suis coupée les cheveux malgré les « non ! tu ne peux pas faire ca, ils sont trop beaux ! ». Oui, ils sont trop beaux longs. Et ils le seront aussi plus courts. D’ailleurs, ils le sont officiellement.
      Je n’aime toujours pas ce qu’on veut me faire aimer, ce que je « devrais » aimer. J’aime autre chose, et ma vie s’en porte bien, merci.

      Faut faire le tri dans son entourage. Et comprendre que le jour où on a confiance en soi, les autres ne nous atteignent plus. Et justement, les autres sont admiratifs ou trop intimidés pour nous demander de changer, ou de nous fondre dans le moule.

      Et si on était égoïste [d’une bonne manière, j’entends ! Mais je ne développerais pas ici ce concept, ca serait encore trop long … ;-) ] ?
      On serait sûrmenent bien plus heureux.
      Et pour rendre heureux les gens qu’on aime, il faut commencer à être heureux soi-même.

      Pour être heureux(se), il faut être fort(e). Alors … Soyons-le.
      Merde.

  23. Je voudrais juste te dire merci, merci d’enfin exprimer à voix haute ce que trop d’entre nous subissent en silence, parce que « quand on porte du rouge à lèvre et des talons hauts et qu’on se fait traiter de salope eh bien on ferme bien sa gueule comme une gentille petite fille parce qu’on l’a bien cherché », parce qu’aujourd’hui les modes et la société font qu’on doit être à la fois petite fille et putain, sage et provocante, intelligente mais savoir se taire, maquillée mais pas apprêtée, suivre la mode et être originale, en un mot parfaite, répondre à tous les fantasmes masculins même les plus contradictoires, et surtout ne pas se rebeller contre un ordre des choses « naturel »…

  24. J’arrive un peu après la bataille, suite à un article d’Antigone xxi qui te cite.
    Et je voulais juste dire merci pour cette phrase « Merci de contribuer chaque jour, avec vos réflexions de merde, avec votre comportement moisi, à ce que ce soit si difficile d’être une femme, si fatigant. »
    C’est exactement ce que je ressens depuis des années, que je m’évertue à expliquer aux gens qui ne comprennent pas pourquoi je suis capable de dire qu’être une femme c’est plus qu’une plaie, c’est un handicap dans nos sociétés à la con.
    Bien entendu je suis d’accord avec tout l’article, mais cette phrase là, vraiment, merci, merci, merci.
    Let’s fight girls.

  25. Superbe article vraiment, il y a une phrase ou je me suis reconnue il y a quelques années :
    Et on te dit « en même temps normal qu’il t’ait un peu forcée, vous étiez ensembles, il avait le droit ». Les souvenirs sont douloureux…
    Merci à toi de clamer haut et fort que non ce n’est pas parce qu’on est avec quelqu’un qu’on doit devenir sa chose, car je n’étais plus que sa chose, et ça m’a pris 1 an pour le quitter…

  26. Merci beaucoup pour ce bel article qu’évidemment je relaie.
    Par contre lorsqu’on le poste sur Facebook c’est probablement le vrai visage de votre amie qui apparaît… au lieu de la photo présente sur l’article.

  27. J’ai lu cet article découvert par hasard,et une partie des commentaires…et la seule question qui me vient en tête c’est ; pourquoi quand ce genre de fille revendique le droit d’être elle même,d’être une femme comme elle en a envie,on l’applaudit des mains et des pieds,parce qu’elle aborde son droit à s’exprimer librement par de la nudité,de la provocation (par les paroles),et quand moi,je veux expliquer à tout le monde,l’anti thèse,que je SUIS femme,que je n’ai pas honte,mais qu’à l’opposé j’ai envie de sortir habillée couverte (voilée ouhla le gros mot) de la tête aux pieds,alors on va me ranger dans des cases à vomir (extrémiste,intégriste),présumer que je suis opprimée par des hommes de mon entourage,battue…et j’en passe.

    Pourquoi ta liberté d’être devrait être différente de la mienne?Attention c’est une question généraliste,pas posée à toi en particulier,je trouve qu’il ya un « deux poids deux mesures » assez gerbant…

    1. Je suis désolée que tu aies à subir cette pression.
      Je voudrais d’abord te dire que non, en s’exprimant par « de la nudité », on ne se fait pas applaudir des mains et des pieds, sinon mon article n’aurait pas eu lieu d’être je crois.
      Mais effectivement, ce n’est pas plus juste d’être insultée parce qu’on a décidé de dévoiler son corps, que de l’être parce qu’on a décidé de le couvrir en entier. Les deux sont condamnables, et je suis vraiment révoltée de ta situation.

  28. Attention, quand on reposte cet article sur FB, le visage de la photo change (et il me semble avoir lu que le visage de la personne en question ne devait plus être visible) !

    Soit dit en passant, merci, merci beaucoup pour cet article.

  29. Une Jeune Idiote, ton article est très juste. J’ai beaucoup aimé ton billet. Il fallait que quelqu’un l’écrive, vraiment. Mais si je peux me permettre de répéter ce qui a déjà été dit, s’il te plaît ne ferme pas le dialogue dans les commentaires.
    Je n’essaye pas de t’expliquer le féminisme, certains ont voulu le faire et de façon déplacée voire carrément très con. Mais si l’on veut ouvrir les gens au féminisme, il faut le défendre.
    Même si tu es atterrée par les critiques que tu reçois, qu’elles soient justifiées ou injustifiées, même si tu voudrais les faire taire, même si ça prend du temps, il faut continuer d’expliquer pour convaincre. Tu ne peux pas te contenter d’un « merci bisous ». Alors c’est vrai que tu ne devrais pas avoir à t’expliquer, c’est vrai que tu peux avoir l’impression de parler à des murs, mais ne sois pas un mur à ton tour. Ça te demandera beaucoup de patience certes, mais à mon sens ces idées sont bien trop importantes pour les laisser passer à la trappe.
    Je ne juge pas là ton ouverture d’esprit. Tu es tout sauf fermée, non ce n’est pas toi qui es obtuse. Mais ne laisse pas croire à tes interlocuteurs que tu l’es, ne leur donne pas l’impression que le féminisme, c’est « merci bisous ».
    Ne laissons pas les gens continuer d’être cons.
    Bon courage, il reste beaucoup à faire.
    Et bisous. Aussi.

    1. *J’ai lu lesdits commentaires pendant plusieurs jours, je viens seulement d’actualiser la page et de réaliser que beaucoup avaient été supprimés, donc désolée de relancer ça.

      1. J’ai procédé à un élagage en règle après la publication de ma politique de modération.
        Je n’accepterai désormais plus les commentaires injurieux ou qui n’offrent, justement, pas la place au débat. Cela m’évitera, effectivement, de répondre « merci, bisous », ce qui d’ailleurs me prend plus de temps que de supprimer tout bonnement.
        Merci en tout cas.

  30. Bonjour!
    Super article, bien écrit et qui dit clairement des choses que j’approuve sur toute la ligne (tout particulièrement en cette période d’éveil féministe à vrai dire). On lit pas mal de choses sur le sujet un peu partout sur la blogosphère et je trouve qu’il n’y aura jamais assez de témoignages comme le tien pour montrer à quel point cette question est cruciale.

    En plus, je suis touchée par la façon dont tu parles de ton rapport au corps car effectivement, il semble très difficile à comprendre pour beaucoup de gens que même une fille mignonne, agréablement proportionnée et élégamment vêtue peut détester ce qu’elle voit dans le miroir. C’est un drame personnel qu’il faut avoir vécu pour le comprendre.

    Si je peux me permettre, j’ajouterai que ce qui ressort clairement dans ce texte mais que tu n’as pas forcément cherché à développer et qui me semble pourtant très important, c’est justement cette question de l’expression de l’avis de chacun sur le corps, ou la vie, ou les goûts d’autrui, en particulier sur Facebook ou autres réseaux sociaux. Comme tu le soulignes, les gens semblent souvent penser que leur avis est bon et que tout le monde à envie de le connaitre. Et comme ça ne demande que quelques secondes de taper une connerie en commentaire d’une photo/d’un statut facebook, hop, il le font, sans se remettre une seule seconde en question, sans se demander si ce commentaire va être déplacé/blessant/mal compris, etc. Et je crois que ça, c’est également un problème très grave, qui n’est pas lié au sexisme ancestral de notre société mais à l’égocentrisme massif qui se répand dans notre génération et qui fait croire à chacun que SON avis intéresse TOUT LE MONDE et qu’il vaut absolument le coup d’être publié aux yeux de tous.
    Et en même temps, n’est ce pas là le vice des réseaux sociaux? Pourquoi publie-t-on autant de nous mêmes si ce n’est pour recevoir des réactions de la part des autres ? Et a-t-on le droit de décider après coup quel avis et bon et lequel est injustifié et n’aurait pas du être posté ? Toutes ces questions restent pour moi sans réponse, mais il me semble en tout cas que c’est bien cette certitude chez beaucoup de gens que leur avis est primordial puisque grosse-modo ils se considèrent comme le centre du monde, qui est à blâmer, et pas seulement le propos sexiste de fond. Les gens passent maintenant leur temps à poster des morceaux de phrases très peu réfléchies, voire empruntées, voire inventées mais complètement stupides, en commentaires/tweets/statuts et la banalité de ce geste leur font oublier de réfléchir au poids de ce qu’ils disent, ou tout simplement à la possibilité que tout le monde se foute bien de ce qu’ils ont à dire.

    Ce sont deux problèmes très différents, et celui dont tu parles est bien sur de poids mais je crois qu’une des causes de fond du fléau qu’est le sexisme « ambiant » il y a vraiment le fait que les gens se permettent de dire n’importe quoi maintenant, en partie sous couvert de liberté d’expression et sous prétexte d’humour. Donc je suis d’accord avec ton ras-le-bol et j’ajouterai pour conclure à l’adresse des gens concernés : apprenez à fermer vos gueules par moment, ou au moins à réfléchir à ce que vous allez dire avant de le dire. Sortez un peu de chez vous, désintoxiquez vous de vous-mêmes et ayez la sagesse de ne pas considérez votre avis comme souverain.

    Désolée pour le pavé et encore bravo pour cet article, bonne continuation!

    Blanche

  31. Je viens de lire ton article et juste bravo. Parce que les femmes sont trop souvent dévalorisées alors qu’on a juste rien demander, que les mecs peuvent coucher avec 2 millions de nanas en même temps sans qu’on dise rien que c’est juste qu’il se fait plaisir alors que merde, les femmes se font plaisir comme elles l’entendent autant que les mecs. Et ça on dirait que personne le comprend, souvent même les femmes ne le comprennent pas elles-mêmes (pas toutes bien sûr, on est d’accord). Bravo d’avoir su écrire un post comme celui-là, bravo de défendre ton amie et de te battre. On est tous marqués par notre propre histoire, et on est tous différents face à certains mots, mais moi ça me révolte de lire des choses comme ça, encore plus venant d’un membre de la famille, encore plus d’une femme! Si certaines préfèrent défaire ce que des milliers de femmes ont construit en se battant, tant pis pour elles, qu’elles restent dans leur société archaïque et masculine, et qu’elles arrêtent d’emmerder celles qui ont évolué et qui vivent. Parce que même si je ne me mettrai pas à poil sur internet (après tout, on s’en fout, chacun fait ce qu’il veut, puisque chacun possède son propre corps!!), je ne tolère pas ces remarques complètement déplacées! En rien ta photo, ni la sienne, ne sont pornographiques! Qu’un nu ne soit pas autorisé sur facebook ou autre, peut-être, il y a des jeunes après tout, mais en quoi c’est porno??
    Voilà, tes propos font réellement écho en moi, et encore bravo pour cet article plein de sens et de vérités très et trop souvent tues.
    À bientôt,
    O2 !

  32. A reblogué ceci sur Sous les boucles blondeset a ajouté:
    J’arrête pas de relire et rerelire cet article, et plus je le fais, plus ça me révolte de voir dans quelle société on vit, de voir avec quoi on nous bourre le crâne, d’entendre toutes ces réflexions plus déprimantes les unes que les autres à longueur de journée. C’est vrai, être une fille/femme au milieu de tout ça, c’est usant. Je n’en dirai pas plus car cette jeune fille si sensée et si courageuse a déjà tout dit. Il est temps que les choses changent…

  33. Quand un garçon se fait agresser, dans la rue et porte plainte, on ne lui demande jamais comment il était habillé. Je me suis faite agresser trois fois, dans trois endroits différents. A chaque commissariat la personne qui m’interrogeait m’a posé la question. Ce que l’auteur de cet article essaye de dire, c’est que la plupart des gens (hommes et femmes) estiment que la façon dont une femme s’habille ou se maquille leur donne plus ou moins de droits sur elle. Oui, la situation de départ était peut-être anodine mais c’est tellement quotidien pour la plupart des femmes qu’un énorme ras-le-bol me semble plus que justifié. J’imagine que si tu te faisais piquer ton portable, tu n’aimerais pas qu’on te dise « Ah bah oui mais en même temps, t’étais en train de l’utiliser, tu peux pas t’étonner que des gens soient tentés, c’est normal ». Donc merci de comprendre que ça la fasse un peu chier, que ça ME fasse un peu chier, que des gens pensent avoir des droits sur le corps d’une femme sous prétexte qu’ils peuvent le voir (en l’occurrence, celui de nier sa faculté de penser et d’avoir une opinion sous prétexte qu’elle est nue sur sa photo de profil)

  34. Un article qui m’a remué tant il est bien écrit. Et pourquoi je ne suis pas étonnée en lisant les commentaires de voir autant de dénigrement ? Dans les derniers, à défaut de pouvoir te reprocher ton identité sexuelle (« espèce de … femme ! ») on te reproche ton jeune âge, ton manque de discernement, ta vindicte. C’est à rire. Ou à pleurer. Comme d’habitude. Quoi que tu dises, « tais-toi, tu n’y connais rien, n’as rien compris, es trop violente, pas assez gentille, trop rouge, pas assez bleue, trop longue du pied gauche et le nez trop court, comme tes idées ».
    Oui, le sexisme ambiant culturel passe par ce genre de remarques insidieuses, admises même par les femmes.
    « Suceuse ». C’est choquant, entre soeurs en particulier. Pourquoi ne lui a-t-elle pas dit : « T’es super sexy ! » ? Non. « Suceuse ». C’est un mot à la mode qu’on me répond. Ah. Ca ne vous inquiète donc pas. Moi pourtant, ca m’inquiète et me choque de voir les ados s’interpeller « bitch » entre elles. Encore et toujours on renvoie à cette sexualisation de la femme. Y compris les femmes elles-mêmes. Merde quoi. J’suis pas qu’une chatte. Et c’est pas près de s’arranger puisque visiblement ca ne choque qu’une minorité (qu’on va renvoyer dans sa cuisine avec des « t’es trop vieille/vieux, has been, pas la mode, tu peux pas comprendre, c’est gentil en fait ces termes »).
    Ca m’a enlevé une larme ton article, parce que moi je suis une adulte (il parait) mais j’ai pensé à ma fille, qui est pré-ado, et qui tous les matins se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de ce corps là alors que jusqu’à maintenant pour faire du vélo elle le trouvait plutôt seyant (j’aime bien l’expression). Comment lui expliquer que ca, c’est que le début de la galère, qu’il va vite falloir qu’elle se trouve des rames pour l’avenir parce qu’elle a pas fini ? que dans quelques temps, elle devoir essuyer les mots désobligeant « à la mode » qui vont la conforter dans son opinion ? Je pourrais citer tellement d’exemples de ce combat permanent qui heureusement, s’estompe avec l’âge, d’une part parce qu’on y porte moins attention et d’autre part parce qu’on devient moins « baisable » aux yeux de la société (donc moins concernées par ces exigences sexistes). Attention toutefois ! être baisable à 60 ans vous expose à un ravivement de cette salopitude ambiante (à 60 ans t’es sensée être une grand mère épanouie à faire des gâteaux pour tes petits enfants. Dans ta cuisine.)
    Je pourrais écrire des heures sur le sujet pour exprimer aussi mon ras le bol et mes angoisses de maman. Mais cette jeune idiote l’a fait, extrêmement bien. Comme quoi « aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années »…

  35. Wouah ! ._. *reste muette après avoir lu ce billet*
    Tu as dit tellement de choses qui sont toutes en permanence un peu là, dans le quotidien. J’ai reconnu tellement de trucs. D’autres non, mais je les conçois parfaitement.
    Je dirais que moi, mon corps ben, j’y prête pas vraiment attention, je me questionne pas trop dessus. Ca ne m’empêche pas de comprendre et de plussoyer. J’ai même l’impression de retrouver TOUJOURS les MEMES problèmes dans TOUS les faits de société. Y a toujours, quelque part, des gens qui jugent et qui mettent les autres dans des cases. Juger la personne qui te contre-argumente arrive TOUJOURS dans les discussions alors que ça n’a jamais aucun rapport <_< C'est juste médiocre mais tellement courant !
    Puis t'as bien raison. On nous impose bien des pubs avec des filles à poil (mais sans tétons, 'tention) en permanence, alors pourquoi pas nous ? Pourquoi nous, ça ne serait pas de l'art ?

    Tu as un immense courage, tu es extrêmement franche avec toi-même, avec nous, en tout cas c'est ce que je ressens en lisant ton billet. J'ai le sentiment que, de la haine de ton corps, tu es arrivée à la plus grande honnêteté possible avec lui, bien plus que pour beaucoup de gens à mon avis :)
    Alors bravo à toi, et longue vie à ton projet !!

  36. Bravo je pense que tout simplement tu devrais Faire connaître ton blog et ton projet au magazine mensuel « causette » , si ce n’est déjà fait, ils vont aimer. C’est bien écrit. Bravo. J’ai 43 ans en couple depuis 14 ans, je n’ai jamais voulu d’enfant….. Ouah la la crime de lèse majesté pour une femme bien sur hein. Mon mari 100% ok lui on ne lui dit rien…. Etc etc bravo

  37. Comme je le disais à des amis aujourd’hui en relayant ton post, j’aurais pu écrire la première partie de ton billet.
    J’ai vécu le calvaire du diktat du corps féminin est sale! Ma mère ayant subit ce qu’elle a subit dans un pays pas occidental et pourtant quand même bien colonisé par les occidentaux, m’a transmis ses traumas sous couvert de passation de culture: le corps de la femme est sale, il ne faut pas montrer ses courbes. « Non tu ne mettras pas de jupe au dessus du genou. Tu as de trop grosses fesses! ». J’avais 11, 12, 13 et 14 ans… à 15 ans je passais de 65kg à 50 en un mois. J’étais devenue anorexique et je cherchais à me cacher dans les vêtements de mon frère plus vieux que moi de 11 ans!
    POURVU QU’ON NE SACHE PAS QUE JE SUIS UNE FILLE!

    Et puis on m’a harcelée pour que je m’alimente. Ok… je vais manger mais je ne vais pas m’aimer pour autant car on ne m’a pas transmis l’amour de soi. Alors je vais manger et vomir, vomir, vomir tout ce que cette société de merde à laissé aux femmes, et ce quelque soit les contrées. J’ai vomi l’ordure que m’inspirait tous ces regards, ces sourires dégueulasses, ceux des femmes sur les femmes pires que ceux des hommes parfois… j’ai vomi pendant 15 ans jour après jours, jusqu’à 6 fois par jour! J’ai vomi mais la petite fille en moi savait que c’était contre nature et cherchait à tout prix une rédemption quelque part.

    Alors le temps que j’avais à préparer mes vomissement, je l’ai passé à peindre… à peindre quoi? Ce qu’il me passait par la tête… mais que me passait-il par la tête? des femmes… des corps de femmes… des corps nus de femmes chimériques! Cela relevait donc de la chimère qu’une femme puisse être belle et bien en étant nue… cela relevait de la chimère que la femme nue ne suscite que la beauté et l’esthétisme et non la perversion!

    Finalement cette petite fille en moi cherchant le calme et la sérénité à tout prix, avait compris sans me le dire vraiment que cela passerait coûte que coûte par l’appréciation de moi. Le problème c’est que mon regard sur moi était des plus déformé par ces regards des autres sur moi… Alors, elle a forcé les autres à mieux me voir pour que je puis mieux me voir. J’ai posé nue pour des photographes qui avaient comme prérequis de faire du beau et de l’élégance sinon rien!
    J’ai aimé mon corps sur leurs images. J’ai aimé qui je devenais. J’ai réalisé que j’étais belle. J’ai vu les autres regards après ça. Ceux de ces hommes qui tombaient sous mon charme. Ces regards délicats et désireux de me posséder pour quelques secondes et de me rendre délicatement à moi-même ensuite. J’ai aimer mon charme. J’ai aimer les charmer, les dérober et ne les garder que pour moi. J’ai aimé mes cette décennie de ma vingtaine.

    … mais je vomissais toujours!

    Parce que malgré tout c’est vomitif de se faire dessaper du regard salas de la société qui à besoin de foutre à poil une nana pour une simple huile d’olive… et encore si cela avait été une femme avec ses qualités intrinsèques… mais non!!! c’est une femme qui doit se faire retirer ses cotes flottantes, merci cher Monsieur Lagarfeld qui déclarait il y a peu dans un interview que tu peux n’avoir de grace que si ton cul rentre dans du 34 fillette (je paraphrase…). Donc les autres tailles ne sont bonnes qu’à la vulgarité???? Selon toi, cher Monsieur, une femme n’est belle que si sont corps est en voie de disparition???

    La rage au corps jusqu’au vomissement à répétition, pourvu qu’il m’emporte dans son ivresse acide et amer à la fois, dans ce sang cramé par les suc gastriques et pourvu que j’en oublie que je suis cet être abjecte: une femme!

    Puis… un miracle… le calme… la sérénité… la liberté: la guérison. La paix avec moi-même, avec mon si joli corps, merveilleuse machine de la nature.

    Et là une de mes amies si jolie, si coquette m’annonce qu’elle s’est voilée. Avec ce voile, toute une démarche d’enseignement religieux de sa part et des choses incroyables à lire. « Sais-tu que la femme est un produit de la tentation diabolique… c’est vrai crois moi… je l’ai testé sur un homme et je l’ai détourné des bonnes marches de la religion… je m’en veux tellement… C’est vrai!!! la femme est diabolique… »
    QUELLE HORREUR!!!!

    Il est dit… voilez vous pour ne pas susciter la tentation de l’homme… c’est ce qui est dit et non écrit!!! attention. Et c’est dit par qui??? par les érudits… qui sont-ils? Ces hommes religieux qui ne savent pas non plus qu’en rependant cela, c’est une triste aveux de TRES GRANDE FAIBLESSE MASCULINE! le pire dans tout ça c’est effectivement la femme cautionne et revendique cela!!!!

    Le voile est une protection contre quoi finalement? la faiblesse de l’homme.
    Le collant sous ta jupe est une protection de cette faiblesse dégoûtante.
    Mais quelle précaution prennent-ils eux??? cherchent ils à répandre la maîtrise de soi? Cherchent-ils à aimer et respecter le corps de la femme en dehors de sa grossesse??? parce que quand la femme est enceinte en revanche, la montrer nue ne pose plus aucun pb!

    Il ne s’agit plus d’obscénité là!

    BREF… je pourrais en rajouter… mais finalement tu as déjà TOUT DIT!!!! et tout ceci est inutile… ou presque… ça aura au moins servi à me libérer de ma consternation. Celle de lire ce que tu nous a montré. Cette réaction complètement déplacée de ce commentaire face à ces lèvres rouges ou à ton corps nu et pourtant si pudique, a certainement ravivé une exaspération latente qui m’a fait déverser cette gerbe verbiale… mais… tout ça pour te dire

    MERCI
    BRAVO
    TU AS RAISON
    CA NE DEVRAIT PAS ETRE COMME CA!

  38. A Une Jeune Idiote: j’ai lu ton article (pas tous les commentaires, mais quelques uns) et j’ai juste envie de partager ce morceau avec toi. Morceau qui s’accorde avec ta colère et qui j’espère peut l’apaiser un peu même si tu gardes tes convictions et ton envie de faire bouger les choses.
    http://philemone.bandcamp.com/

  39. Merci de mettre tous ces mots sur ma propre opinion auquel je partage avec toi. On ne peut mieux l’exprimer ainsi.
    Toujours en train de se protéger à cause de quelque connards/connasses qui l’ont décidé autrement. Gros merde, merci <3

  40. J’n’ai pas lu tous les coms, loin s’en faut.
    Je comprends totalement ton point de vue, meme si je suis mitigée sur la forme qu’il a pris (à savoir une critique à grand renfort de « merde ».)
    Pour moi, les femmes et les hommes sont tous des etres Humains, chacun a le droit au respect et à l’expression et je ne condamne pas ce que tu dis, et quand bien meme je le ferai, tes propos et non toi seraient alors visés.
    On ne doit pas oublier, on ne doit pas accepter de subir ce genre de comportement. D’un autre coté, pour que les choses changent (car ce n’est pas à nous de changer pour plaire à une masse « convenance » mais bien à ces convenances de changer pour nous convenir), je ne pense pas que dénoncer des faits soient suffisant. Et je pense qu’un message positif serait alors d’autant plus pertinent.
    A quand, donc, un article dédié aux BONS comportements ? Tu dis que tu ne demandes pas notre avis sur tes photos, mais alors, que demandes-tu ? Que voudrais-tu avoir comme réponse ?
    Finalement, en tant que femmes, qu’attendons nous de la société et des autres comme comportement envers nous ?

  41. Bonjour à vous,
    Voilà, j’ai lu l’article avec beaucoup d’intérêt et votre commentaire, et une chose me fait réagir, je me permets donc de vous répondre.
    Je suis une fille, je ne pense pas être féministe, et je ne soutiens pas le mouvement des Femens. Cependant je me suis reconnue dans cet article. Je ne trouve pas normal qu’une femme se fasse siffler dans la rue parce qu’elle est en robe. Et je ne trouve pas normal non plus le fait que je ressente une certaine appréhension à chaque fois que je rentre toute seule chez moi le soir. Ce que dénonce cet article. Je ne connais pas personnellement l’auteure, mais je ne pense pas me tromper en disant qu’elle en a juste marre, marre de cette norme qui associe automatiquement le corps au tabou, à ce que l’on doit cacher absolument, voilà pourquoi elle s’expose ainsi sur sa photo (ce qu’elle n’a apparemment pas fait sur un coup de tête). C’est assez pénible d’être une fille, de se faire jolie parce qu’on a envie, besoin de se sentir belle et bien dans sa peau, et en retour recevoir des insultes très blessantes,qui salissent. Dans son article, elle explique qu’elle n’a pas choisi cette photo pour provoquer, pour choquer. Elle dit s’être trouvé belle. C’est légitime non ? Et je vous le donne en mille : si elle avait été un homme on ne l’aurait pas traité de « salope » on aurait dit « quel séducteur ». De même pour un homme qui a eu des rapports sexuels avec de nombreuses femmes, il a une réputation de « lover », de « Don Juan », de « séducteur », ce qui reste globalement positif. Pour une femme ayant eu de nombreuses relations avec des hommes, étrangement, on entend « salope », pute », « marie-couche-toi-là » pour les plus « polis » (et le plus étonnant, c’est que ce sont aussi bien des hommes que d’autres femmes qui vont se permettre de juger ainsi ces personnes… mais je m’égare). On pourrait penser qu’avec l’avancée considérable des droits des femmes depuis le début du XXème siècle les mentalités évolueraient, mais il semble toujours avoir un décalage. On ne juge pas la sexualité d’une femme de la même façon dont on juge la sexualité d’un homme. Oui les deux sont différents, certes, et j’ajouterai heureusement. Mais quand on observe la manière dont l’image de la femme est véhiculée dans les médias jusque dans les mentalités, cela ressemble plutôt à « Sois-belle et tais-toi »… On arrive à vivre avec ça. Mais c’est le point que l’auteure critique : le fait qu’on doive « vivre avec ça ». J’ai trouvé assez intéressant d’entendre un nouveau son de cloche à ce sujet pour une fois.
    Sur-ce, je vous souhaite une agréable journée/soirée,
    Cordialement,
    E.

  42. Je me décide de commenter. Mais tu ne le verras sans doute pas, après 500 commentaires, le mien fera un peu tâche.
    Ton texte m’a marqué. Me marque toujours après 10 secondes de la fin de ma lecture.
    J’ai été septique par rapport à ta photo. Je me suis dis « mais pourquoi elle se fond pas dans le moule? Elle n’aurait aucune critique. » ; et finalement, j’ai continué ma lecture. J’ai compris ce que tu voulais en faire. Il y a nu et nu. Il y a montrer son corps et montrer son corps. On ne peut pas nier, j’espère que tu es d’accord, qu’il y a des aguicheuses, des filles qui veulent à tout pris « baiser » (désolée, je ne supporte pas ce mot)… mais après tout, elles font ce qu’elles veut. C’est dans ce chemin que m’a mené ton texte.
    Fan d’Arts, je peux te dire que le corps, le nu est le plus thème qui soit. La beauté, la légèreté, la pâleur. C’est le tout, et le rien. Le non dit et l’universel. C’est l’univers, en fait. Le nu c’est ce qui fait de nous des Hommes. Des hommes. Des femmes. Surtout des femmes.
    Quand je sors dans la rue avec une robe. Avec du rouge à lèvre. Putain j’ai peur… j’ai peur. Qu’on me regarde de travers dans ce foutu tram, qu’un mec s’approche et me parle. Bizarrement, ça arrive tout le temps. J’ai peur de sortir de chez moi quand j’ai envie d’être jolie. Alors je mets mes lunettes : je sais qu’avec mes lunettes, personne ne m’approchera.

    Je ne continuerais pas à relater mon expérience ; beaucoup l’ont déjà fait. Juste que, voilà, ce soir, tu as marqué l’esprit d’une demoiselle de 19 ans. Mon esprit.

  43. J’ai lu plusieurs commentaires et hésité longtemps entre réagir sur cette page ou ravaler encore une fois ma rage qui semble être si bien partagée par Une jeune Idiote. Le sentiment de ne pas aimer son corps, la plupart des gens connaissent, que ce soit durable ou momentané. Alors pourquoi ceux qui traitent de suceuse une belle femme ou de salope une fille nue dans sa baignoire (qui voyons, il faut le reconnaitre n’est pas choquante, on est aujourd’hui habitué à bien « pire ») ne peuvent penser à ça, à leur mal-être juste avant de dire ces mots, de les taper ou de les diffuser ?
    Je salut ton courage, Une jeune Idiote car, moi, femme qui vit dans cette méchanceté ambiante, je crois que je n’aurai jamais le cran de montrer mon corps, ce morceau de moi-même qui m’handicape plus qu’il ne me libère. Parfois je recouvre ce corps d’une jolie robe ou d’un petit décolleté et j’ai beau savoir (certains vont encore penser que je me la raconte) que je suis sexy, je ne me trouve pas pour autant belle. Il y a mon corps qui me dégoute. Du coup, lorsque par un matin je sort de chez moi, jolie pour MOI-MÊME et forte, j’ai envie de crier ma rage (oui c’est de la rage et pas de la condescendance, merde) à tous ceux et celles (oui parce qu’il y a même des femmes qui maltraitent les femmes) qui ne comprennent pas combien leurs paroles, leur regard et leurs gestes font mal.
    Pour ce qui est de la question de l’hypersexualisation du corps, il faudrait peut être arrêter de penser que le corps humain est seulement un objet pour avoir une relation sexuelle mais aussi un objet pour travailler, pour danser, pour surfer, pour … toutes les choses qui font du bien à l’âme aussi.
    A force de lire ou d’entendre les avis désastreux de certains sur la conduite des femmes, j’en vient parfois à laisser tomber l’idée qu’un jour, je pourrais être libre de penser, de parler et de bouger comme je l’entend. Et alors, je tombe sur des petites pépites d’article comme le tien, Une jeune Idiote (et les magnifiques commentaires qui y sont rattachés), et je sais que je ne suis pas la seule à bouillonner et à le dire. Et ça, ça me fait continuer à avancer!

  44. Bravo, parce qu’il n’y a pas une seule ligne qui n’ait pas sa place dans ce post. Tout est juste et légitime.
    Bravo et merci ! Merci de prendre le temps et d’avoir le courage de proposer un autre modèle que ce que la société nous offre. Parce que l’auto-objectivation des femmes est beaucoup trop présente, un grand merci pour projeter ce sujet sur le devant de la scène !!!

  45. Salut !

    Normalement, aujourd’hui, je devais continuer, voir, idéalement, terminer un conte pour enfants sur lequel je travaille depuis plusieurs mois.

    Mais avant ça, le café et la clope du matin entamés et le chien sorti, je devais répondre à mon Frangin sur FB concernant son anniversaire qui approche…

    Du coup, petit tour au rayon notifications…

    Et là, un collègue/ami avait fait circuler le lien vers cette page.

    Il se trouve que le poteau en question et moi nous sommes rencontrés au terme d’un échange sur un blog il y a de ça quelques années…
    Et il se trouve que nous sommes bien souvent d’accord et que nous partageons beaucoup de combats…

    Ce qui n’est d’ailleurs pas forcément le cas de tous mes contacts…

    Bref… J’ai lu l’article et la TO-TA-LI-TE des commentaires…

    (Oui, je sais, mon intro est balèze… ça arrive…)

    Dès les premières lignes de l’article, j’ai pressenti que ça allait me plaire et me faire du bien.

    En prenant connaissance du début de ce superbe pamphlet ( qu’il me tarde de faire lire à ma Femme quand elle rentrera ce soir !), j’ai également automatiquement penser et imaginer (à mon grand regret ) avec la plus grande lucidité et la plus limpide clairvoyance ce que j’allais lire dans les commentaires…

    Et là, je me suis félicitée d’avoir commencé par écouter « Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu…  » d’NTM avant même d’avoir commencer à « surfer »…

    Je suis d’accord et soutiens complètement ta démarche Une Jeune Idiote !

    Je suis une femme.
    Je suis lesbienne.
    J’ai 32 piges.
    Je suis scénariste et photographe ( http://www.madhatter.dphoto.com ).
    Avant ça, j’ai été Chef de cuisine pendant 10 ans (non, je vous filerais pas mon cv et je ne vous ferais pas de gâteau au chocolat !).
    Ah je suis Poissons aussi mais ça tout le monde s’en fout !

    Toujours est-il que…
    En tant que ce que je suis, imaginez un peu comment je peux vivre cette forme de sexisme plus ou moins latent dû aux systèmes patriarcaux en place sur la quasi totalité du globe…

    Exemples types :
    Si on sort ma Femme et moi-même en robes de soirée pour nous rendre où que ce soit, sans aguicher personne, soyons clair !
    Vous ne croyez pas que ce serait un défi de se rouler une pelle là au milieu de la rue ?
    Les remarques et regards de primates, vous ne croyez pas qu’ils fuseraient là ?
    Soyez honnêtes !!!
    Et ne me dites pas à tel endroit ou tel endroit ce n’est pas comme ça !
    Autant mes amis Gays pourraient se faire tabasser, autant nous ça devient soit sexuel soit un manifeste politique !

    J’ai pu participer à plusieurs Festivals de Néo-Burlesque, vous avez idée de ce qu’on entend dans la foule quand on se faufile pour prendre des photos ?
    C’est choquant au possible !

    Expo de photos ? Si vous êtes une femme un peu mignonne et que vous exposez de photos de nus… Et si en plus, vous êtes lesbienne… Et beeeennnn…
    Vous la sentez arriver la proposition du plan à 3 là ou bien ?

    Ah et puis y a toutes les fois où ma femme se fait ouvertement et lourdement draguée sous mes yeux… Sans commentaires…

    Et ça, c’est le résultat de millénaires de patriarcat pur et simple, renforcé par la quasi-totalité des religions et pseudos-religions existantes…

    Donc oui va falloir se bagarrer encore longtemps et heureusement qu’il y a des gens comme Une Jeune Idiote qui grâce à la magie d’internet peut diffuser ce genre de billet…

    Parce que ça fait du bien de se sentir moins seules et qu’on est pas sorties du sable !

    Je repense à l’argument de je ne sais plus qui sur le fait que tout le monde n’est pas comme ça…
    C’est vrai, mais tant qu’il y en aura, ça n’ira pas…
    Tant que certains en maltraiteront d’autres ça n’ira pas…
    Et ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs qu’on doit fermer notre gueule sur ce qu’il se passe ici non plus !

    Quant à quoi faire pour que ça change ? Aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses pour l’ignorance…
    Il y a eu l’Allégorie de la Caverne, il y a Internet dans les pays dits « civilisés »…
    Tout ça ne devrait plus exister point barre !

    Après on ne peut rien faire contre la mauvaise volonté, c’est sûr !

    Mais, encore une fois, c’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’essayer…

    Bon, faut quand même que je bosse donc sur ce…

    Encore toutes mes félicitations et mon soutien !
    Je vais faire tourner !

    Et bon courage pour la suite !

    Des chaudoudous !

  46. « S’il y avait plus de femmes photographes, le visage de l’Art en serait changé. :/  »

    Oui ben on est là hein !!! On fait se qu’on peut !!! :D

  47. J’avoue que c’est un débat qui m’est de plus en plus étranger… Et j’en suis sacrément contente!

    Pas parce que je n’ai pas expérimenté le phénomène (biennnnn trop souvent), mais parce que justement, je vis à l’étranger. Dans une ville ou les filles se promènent en mini short sans qu’elles soient considérées comme des salopes, dans un endroit ou on fait la fête (beaucoup), ou les filles boivent (beaucoup) et rentrent chez elles seules sans avoir la peur au ventre.

    Je ne dis pas que je vis dans une ville (oui oui, une ville qui compte un million d’habitants) où les gens sont tous des teletubbies et ou personne n’agresse jamais personne. Mais ici, les gens ont une conscience et osent se mêler de ce qui « ne les regarde pas ». Par exemple, l’autre soir, début de dispute entre 2 mecs dans le métro qui menaçait de dégénérer… ben les autres passagers s’en sont mêlés, ont raisonné les 2 mecs et tout s’est fini en une jolie rigolade…. Ça marche pas à tous les coups, ce n’est pas une règle absolue, mais parfois, ça fonctionne….

    Et puis, les gens sont à l’aise avec leur corps… Les saunas sont mixtes (et le port de maillot de bain/bikini/slip y est interdit), les filles mettent des minis jupes qu’elles fassent une taille 34 ou 52, les gens qui ont les cheveux bleus/roses/verts (voire les 3 à la fois) n’attirent pas le regard (en fait, tout le monde s’en fout!) et du coup, on n’entend pas ce discours: « normal qu’elle se soit fait agresser, elle avait une minijupe et sortait d’un bar à moitié saoule ». Parce que non, ce n’est pas normal de ne pas respecter un être humain!

    Et vous savez quoi? Cette ville dans laquelle je vis, ne se trouve qu’à quelques heures de la France, pas bien loin de Paris…
    Je vis à Cologne, en Allemagne. Depuis que je vis ici, je remets des robes, je vais au sauna sans être paniquée du gras qui s’est installé sournoisement sur mes hanches, je fais la fête avec mes amis, je bois et je rentre seule chez moi, sans être terrorisée…
    Bien sûr, TOUT peut toujours arriver, parce qu’il y a des malades/abrutis/tordus partout Mais ici, la culture est au respect de l’autre, de son corps et de sa volonté et ça fait du bien…

    Bientôt, ce sera la semaine du carnaval. Pendant une semaine, les rues seront envahies de gens déguisés (oui, une semaine à être déguisée, j’adore!), de filles en infirmières sexys, de gars en pirates, ou chippendales (y en a qui sont pas frileux!). La plupart seront saouls. Il y aura des enfants, des jeunes, des vieux…. Il y aura surement des gens qui se feront agresser, ça arrive, on n’est pas chez les bisounours… Mais je n’aurais ni peur, ni honte de déambuler à 3h du mat en mini jupe à moitié saoule… Parce que ici, personne n’osera dire que je cherche autre chose que de rentrer chez moi, cuver ma bière et gober une aspirine…

    Pour finir mon commentaire-roman, je dirais que quand je rentre en France, je laisse mes robes à Cologne, je n’aime pas prendre le métro seule à Paris et j’évite de me promener seule le soir… Et je me dis que vraiment, c’est bien dommage….

  48. Merci, merci pour cet article et le projet « mon corps m’appartient », je suis un jeune homme mais ça n’empêche que je suis extrêmement touché et moi aussi en colère (je me suis réveillé de bonne humeur en plus..) a la suite de cet article. En colère? Oui en colère des réactions de certaines personnes qui a la vue d’une photo ero/artistique ou pas, d’un de leur proche ou pas, se permettent de trouver ça scandaleux. Qu’est ce qui est scandaleux, la photo d’une femme s’acceptant, s’assumant, s’aimant rien qu’un instant et voulant faire partager sa joie? Ou cette personne (pas obligatoirement masculine) qui commente soit en l’insultant de tous les noms a la façon d’un pervers qui n’assouvit ses fantasmes qu’à l’aide d’un site pour adultes où la (malheureusement, mais lui est aux anges) il tombe sur des filles qui même si elles s’assument sont loin d’être en position égalitaire face a la gente masculine, ou encore cette personne qui répond que cela est choquant sans pour autant qu’un dixième de nudité pouvant être considérée comme choquante (et qu’il voit partout sur la toile) ne soit dévoilée. Et puis un gros merde a celles qui ont répondu, « c’est la vie, on ne peut rien faire contre ça », ou encore « on se bat pour une cause perdue d’avance » et j’en passe, soyez actrices de votre vie bordel, ça aussi ça me choque, autant que la connasse de personne qui en insulte une autre par rapport a sa tenue ou a une photo postée sur la toile!! Je dois malheureusement aller réviser mais bravo et bonne continuation, nous vous aimons les femmes!!!

  49. Petite correction pour ma réponse précédente:
    ———————————————————–
    En fait, en relisant ma réponse je me suis rendu compte d’une erreur qui peut la rendre ambigüe: « un nu (pas tout à fait) ARTISTIQUE » :/ C’est effectivement un nu artistique, mais je voulais dire que ce n’est pas tout à fait un nu (et pas qu’il n’est pas tout à fait artistique) … Je me sens vraiment confus là ^.^’

  50. Oh putain!! mais comment c’est bon de lire ca! merci <3
    c'est genial de voir ce qu'on pense ecris mot pour mot par une belle plume.
    Merci.

  51. Etant donné que tu ne donne pas de renseignement sur ton blog sur ton prénom. Je vais me contenter d’un simple « tu ». Je suis en complet accord avec ce que tu dis. En ce qui te concerne « Charles », ce qui me fait bien rire c’est le fait que tu avances des articles de loi, pour te hisser au summum de la pensée. Je suis étudiante en droit et tu sais très bien que chaque termes d’un article son soumis à l’appréciation d’un juge. Hors je doute que le terme d’exhibition peut être employer dans ce cas vu que aucunes parties sexuelles est apparentent. La photo transmet un message qui en dit long. Mais je pense que pour toi, rien que le fait de voir une femme s’assumé, montrer ce qu’elle désire de son corps constitue une infraction. Enfin bref ton article ma fait énormément réfléchir  » Un jeune idiote » et je suis en complet accord avec t’es propos.

  52. Certaines publicités dans l’espace publique montrent plus et pourtant ce n’est pas légalement reconnu comme de l’exhibitionnisme. Dans ces pubs là, c’est du marketing donc il y a un côté malsain qu’on ne retrouve pas du tout ici. Ici, c’est un « nu » (pas tout à fait) ARTISTIQUE … allons-nous devoir immoler chaque modèle, chaque photographe, chaque peintre, chaque sculpteur rendant hommage à la beauté du corps et à la grandeur de la Nature?

  53. Pour citer Médéa Teixeira, un modèle italien de Nu-Erotique de Haute Voltige:

    « I’m a Person, Not a Model. »

    C’est incroyablement réducteur de résumer une personne à l’éclairage momentané que l’on a.
    Une personne, c’est bien plus complexe qu’une image, et plus généralement, c’est bien plus qu’une fonction, qu’une profession….

    Une personne, c’est une histoire, une évolution, une réflexion, des sentiments, des erreurs et des chutes qui, comme tout gravats, servent de fondation à notre propre construction….
    (Et d’aucun ne saurait prétendre ne jamais avoir commis d’erreur dans sa vie, où alors qu’il lui jette le premier morceau de brique, comme ils disent…)

    Bref, tout ça, c’est bien trop volumineux pour tenir dans une simple case simpliste.
    (A fortiori si c’est marqué « Suceuse », « Pute », ou « Viande à viol »….)

    Retiens bien cela, parce qu’à toujours mettre les gens dans des petits cases sans juger utile d’y déroger, on oublie que les plus grands voleurs ne portent pas de tatouages…

    … mais des costumes, ou des tailleurs.

    Bien à toi, Sylvain

    1. c’est beau et fort ce que tu dis! La photo de ton amie et glamour (mais il ne faut pas oublier le but initial du rouge à lèvres) tout comme la tienne. Il ne faut pas oublier que dans chaque corps il y a une âme, et toutes photos qui réussit a capter cette âme et une oeuvre d’art…

  54. «J’avoue que ça me fait un peu mal lorsque je lis ceci (et pas qu’ici). Il est évident qu’en tant qu’homme, je ne sais pas ce que ça fait d’être harcelé comme j’ai pu le lire ailleurs (j’ai lu des témoignages, j’en ai entendu aussi, et pas qu’un peu). Et oui, c’est vrai que je n’ai qu’une idée lointaine de ce qu’est le quotidien d’une femme. Tout ceci est vrai.»

    Si tu comprends que tout ceci est vrai, ou est le problème? Évidemment qu’il est important que les hommes sensibilisés aux problèmes que pose le sexisme partagent des liens d’articles écrits par des femmes à ce sujet! C’est même primordial. Les hommes doivent relayer nos textes et notre parole! En particulier auprès d’autres hommes.
    Plus il y aura d’homme pour relayer nos écrits auprès d’autres hommes, plus il y aura d’hommes qui nous liron, nous écouterons, sans à priori, plus la cause de nos luttes avancera.

    Et c’est pareil pour le womanisme! Plus il y aura de blancs pour lire et relayer les textes écrits par les féministes de l’intersectionnalité, plus la cause des femmes racisés avancera! En temps que blanche, je suis aussi mal placée pour parler des oppressions vécues par les femmes de couleur que vous l’êtes pour parler des oppressions vécues par les femmes. Est-ce que cela m’empêche de porter ma pierre à l’édifice? NON! Très simplement, je lutte avec mes privilèges en temps que femme blanche cis: intolérance totale de toute blague, parole, ou autre à connotation raciste, validiste, transphobe, etc. Diffusion en toute occasion de liens vers des articles écrits par celles que l’on n’entend pas assez. Etc.

    Que je sois mal placée pour parler des problèmes et des oppressions visant exclusivement les femmes de couleur ne me rend pas triste. Je suis même plutôt heureuse de ne pas vivre ces oppressions: et c’est pour cette raison que je veux qu’elles aussi bénéficient de la même bienveillance! Que ces oppressions disparaissent, qu’elles soient enfin considérées comme mes égales dans cette société qui en plus de stigmatiser notre sexe stigmatise encore leur couleur de peau! Mais je ne peux pas parler en leur nom, tout ce que je peux faire est servir de relais et d’amplificateur pour leur parole.

    C’est ça, être un bon allié.
    Tout simplement.

    Ne soyez pas triste d’être allié dans cette lutte. C’est la meilleur place possible: vous combattez avec nous pour le progrès et contre les archaïsmes, mais sans avoir à les subir. Écouter les témoignages est bien plus agréable que vivre les difficultés.

    Belle journée.

  55. Bonjour,
    Le fait est qu’un homme sera toujours mal placé pour expliquer à une femme ce qu’est ou non le sexisme, si ce qu’elle vit ou non est du harcèlement de rue, si ce qui la blesse ou non est lié à son statut de femme. Seule une femme peut le savoir. Jamais un homme ne pourra jamais saisir le poids de tout ça. Et tant mieux pour vous en fait ! Alors je n’ai jamais été en désaccord avec un pro-féministe, donc je ne sais pas ce que je lui répondrais, mais oui ça énerve qu’on s’entende dire « votre comportement nuit à la cause féministe », « c’est pas du féminisme ce que vous faites », « c’est n’importe quoi de crier pour ça »… parce que vous ne savez pas ce que ça fait.
    Plutôt que de tenter de nous dire ce qu’est ou pas le féminisme, et si notre lutte est juste ou pas, il vaut mieux pour les hommes de tenter de sensibiliser son entourage, puisqu’il a ce POUVOIR et cette CHANCE d’être écouté, en appuyant le discours des féministes. Pas en tentant d’inventer un autre discours.

    1. « [à propos du sexisme] Seule une femme peut le savoir. Jamais un homme ne pourra jamais saisir le poids de tout ça. »

      Je ne conteste absolument pas ceci, car de même que contrairement à certains de mes amis qui, dans un autre genre, ont le droit d’avoir tout un tas de contrôles d’identité quand je n’ai eu à le subir que quelques fois, il me semble évident que jamais je n’aurai à subir ce que (par exemple) ma sœur expliquait ce qui arrivait de temps à autres (avec une voix empreinte de colère, et résignée à la fois, car il s’agissait bien de harcèlement quotidien/ordinaire).

      « Alors je n’ai jamais été en désaccord avec un pro-féministe, donc je ne sais pas ce que je lui répondrais […] »

      Mais vous faites la différence entre un « pro-féministe » et une « féministe-tout-court », et ça je ne l’accepte pas. Je m’estime féministe¹ tout simplement parce que j’estime que toute personne devrait être traitée avec respect, en toute circonstance, ce qui englobe forcément les valeurs féministes.

      Je ne cherche certainement pas à expliquer ce qu’est le féminisme à qui que ce soit, de même que j’ai la chance de n’avoir presque jamais été victime d’une quelconque discrimination. Simplement, j’ai peur que le jour où je tombe en désaccord avec une féministe, plutôt que d’essayer de me convaincre, ou de m’expliquer/illustrer/etc. en quoi j’ai tort, je me retrouve face à un « tu n’es pas une femme, tu ne peux pas comprendre ».

      Je vis aux États-Unis depuis bientôt quatre ans. Je travaille dans une université qui accueille tout un tas de nationalités (de la Chine au Maghreb, en passant bien entendu par l’Europe). J’ai visiblement une vision plus « pro-féministe » (pour reprendre votre expression) que bien des femmes que j’ai pu rencontrer, américaines incluses. Énormément de personnes rencontrés ces dernières années ont une idée bien arrêtée du rôle des genres dans la société, ce qui m’a plutôt choqué, lorsqu’on voit toutes les études publiées sur les différentes théories du genre, sur le féminisme et l’inégalité hommes/femmes, etc., provenant de ce pays. Pour être totalement honnête cela dit, au moins là où je vis, du moment qu’elle ne montre pas de tétons, une femme peut s’habiller presque comme elle le veut—il n’est pas rare de voir les étudiantes en micro-short et débardeur ou t-shirt ultra-court sur le campus (laissant apparaître le nombril, etc.).

      [1] Pour tout dire, je connais au moins un couple d’amis qui pense que secrètement, je dois être gay « même si je ne le sais pas encore moi-même », justement parce que je poste énormément de liens vers des billets parlant de féminisme ou d’égalitarisme envers les genres. Ça fait marrer mon meilleur ami, qui m’a rapporté ces propos; ça me fait moyen rire, non pas parce que je le prends comme une insulte, mais parce qu’ils font une association « défense des droits LGBT ou du féminisme » avec une sorte de « déviance » par rapport à la norme. Ils sont pourtant loin d’être bêtes.

      PS: juste pour dire, je vouvoie alors que je ne suis pas forcément beaucoup plus vieux que les intervenants ici, mais je sais qu’il y a pas mal de gens qui s’échauffent après un certain temps et à mesure que la discussion s’allonge sur ce genre de sujet, des « deux côtés ». Vouvoyer me permet de garder la tête froide et de me souvenir que le respect de l’autre est de rigueur en toute circonstance. Ça m’a aussi permis de voir que je pouvais me passer de me répondre à certains, puisqu’ils (ou elles) allaient visiblement prendre un « Merci, bisous. » très prochainement. ;-)

  56. Merci.
    Moi non plus, j’ai pas d’humour a ce niveau la. Et puis, je dégaine mes nenes plus vite que mon ombre pour nourrir mon fils et que j’ai déjà eu des regards concupiscents!
    Mon corps m’appartient et je sens que je vais prendre une photo de moi a la piscine pour ton blog parce que mon nouveau maillot me rend belle (alors que mon Jean me fait de la culotte de cheval, c’est pas juste, je veux vivre en maillot de bain!!).
    Continue, lâche rien, moi aussi j’étouffe, j’en peux plus.

  57. Bonjour. J’ai visité brièvement le site de votre projet « mon corps m’appartient », et je suis à la fois surpris et content que vous acceptiez également les hommes.

    Bien que j’accepte et apprécie mon corps — en tant qu’être (parce que je vois mal le considérer comme un objet) et en tant que lieu de l’expérience sensorielle, émotionnelle et affective –, le regard d’autrui et des jeux de sensations désagréables (parfois même douloureuses) me font aussi me considérer négativement et mon corps, malgré lui, me paraît alors être une prison ou une « punition ». Et bien que cela n’a pas grand chose à voir, je ne peux que me sentir interpellé par ce genre de projet, même si je me vois mal exposer mon corps au regard du monde pour des raisons qui me sont propres..

    Ce « narcissisme » sporadique qui émerge parfois, ce besoin de se sentir beau et désirable ou juste normal, peut paraître extrême à ceux qui n’éprouve aucune gêne avec leur apparence ou aucun inconfort avec leur corporalité. Il est pourtant nécessaire. Il est cette arme qui permet de combattre l’auto-dévalorisation. Il est cette lueur d’espoir dans les ténèbres. Et bien qu’il existe le risque de passer une extrême à l’autre, de tomber dans un exhibitionnisme du corps, cela reste à mon sens une étape obligatoire dans l’acceptation de soi et de toutes les contraintes que cela implique. Alors oui, je trouve également que ce projet est important.

    Nous ne pouvons malheureusement éviter le regard d’autrui, souvent cruel et faisant abstraction totale de notre vécu. L’empathie se fait bien rare dans une société individualiste, nombriliste même, et les commentaires foisonnent. Tout devient matière à « débat », et ce mot me fait doucement rigoler, car au final ce ne sera jamais qu’un dialogue de sourds, des combats de citations, l’étalage de « t’as vu, c’est moi qui ait la plus grosse (b***/paire de s****) » … les rapports humains ne savent-ils jamais être que des rapports de force? Ne sommes-nous donc plus capable de faire autre chose que de nous opposer les uns aux autres? D’opposer nos croyances, nos « idées », nos visions, nos diplômes, nos métiers, nos possessions … mais où ces « combats » mènent-ils? Les egos s’échauffent et s’entrechoquent lorsqu’ils ne se ferment pas sur eux-même. Nous valons pourtant nettement mieux que cela, mais c’est comme si quelque chose nous le faisait l’oublier … et moi-même je me sens prisonnier de cette marche infernale (autrui commence en/par soi). J’entends par là que notre « regard » n’est pas forcément si différent de celui des autres, même si notre « vision », elle, peut l’être.

    Enfin, il y a tellement de choses à dire, mais je m’arrêterai en vous confirmant que la photo dans la baignoire est très belle, très intimiste. C’est une bonne photo. Et le modèle est … pardon, vous êtes effectivement très intrigante sur cette photo (personnellement parce que j’ai besoin de comprendre l’état d’une personne quand je la regarde (empathie) et qu’on ne peut le déterminer sur cette image). Et bien au-delà du fait que mon animalité est plus intrigué par ce que vos bras cachent, je n’y perçois absolument rien de sexuel ou alors c’est que je n’ai rien compris aux nus artistiques et alors oui, tous les modèles sont des salopes/porc (désolé, je n’ai pas trouvé d’autre équivalent) et tous les peintres sont des pervers(es) — ce qui n’est pas très convaincant.

    1. Evidemment que j’accepte les hommes ! Je ne sais si les femmes sont plus sujettes à des problèmes d’acceptation de leur corps (je pense que oui quand même un peu, vu les diktats de la mode et de la désirabilité), ou s’il n’y a pas aussi une grande partie des hommes qui ont du mal à avouer qu’ils ont ces problèmes, parce que ça fait pas très viril… A vous de me dire :P
      Merci pour ton commentaire.

      1. Je me garderai bien de quantifier. Vous avez soulevé, selon moi, deux points essentiels: la mode (et déjà que c’était une horreur qu’on infligeait aux femmes, ont commence à l’infliger aux hommes … mais pourquoi ne tout simplement pas se débarrasser de cette fabrique à superficialité extrême???) et que ça fait pas très « viril » pour un homme d’avouer certaines choses … un genre de crise des modèles … comme s’il n’était pas possible de juste être soi-même …on ne peut se passer d’un « masque » (personna) pour communiquer avec autrui, j’en conviens, mais qu’on nous laisse enfin choisir celui qui nous convient. Nos codes sociétaux nous infantilisent. Nous devenons de plus en plus des oisillons tout juste capables de recevoir la becquée et nous gave … dans tous les sens du terme. Et je m’arrête là parce que j’en ai gros et que je peux vite devenir chiant dans un tel état XD

        En tout cas, merci ;)

      2. En tant qu’homme, je ne crois pas une seconde qu’il existe véritablement un consensus masculin qui dit qu’on doit paraitre viril absolument. Je ne suis peut-être pas très clair, mais j’entend régulièrement dire « les hommes font pas ça parce que c’est pas viril », « les hommes osent pas dire ça parce que c’est pas masculin » etc… alors que… Bin non. Pour moi ça relève autant d’un gros cliché que « les filles aiment les barbies et les mecs les tracteurs » ^^ Nous aussi on souffre parfois de l’image qu’on a de nous, d’être des « gros idiots totalement pervers qui cherchent à coucher et à être virils tout le temps ». :P Quand on est pas comme ça, c’est pas évident.

        Mais bref, ce n’est pas le sujet. Du coup je vais en profiter pour commenter ton article : Je le trouve vraiment très bon et très bien argumenté, bravo. Et je dis ça alors que je suis le premier a grogner quand je vois une photo emprunt de nudité d’un de mes contacts facebook.. et ton article me touche quand même. Mais en fait moi, que ce soit une femme ou un homme ça me pose un peu le même problème. Je suis peut être un vieux coincé ou je sais pas, mais en fait je trouve que poster pleins de photos à moitié à poil de soi c’est purement du narcissisme (d’ailleurs tu en parles dans ton article, comme quoi c’est pas totalement faux) et je trouve qu’on a tendance avec les selfies et tout ça a aller trop loin dans le « aimez moi, regardez moi, moi, moi, moi ». Et pour moi les photos nues c’est le sommet de ça en fait ^^

        La libération du corps et tout ça, d’accord, mais moi je sais pas… je suis assez fatigué de voir des culs partout tout le temps en fait ^^’ Est-ce que ça fait de moi un gros nul ? :/

        1. Je sais pas, certes chacun a un rapport bien spécial avec la nudité et ça a le droit de t’emmerder… non je pense pas que ça fasse de toi un gros nul, si tu vas pas insulter les gens qui postent ces photos-là, et si tu sais gérer cet emmerdement ?

    2. Waouh. Juste waouh. Ce commentaire je le trouve magnifique de justesse, je ne pourrai rien trouver de mieux à dire. Merci.

  58. De mon avis personnel (personnel j’insiste, de plus ce n’est pas pour jugé), je ne vois pas grand intérêt à publier ce genre de photo, (en réalité c’est peut-être parce que je n’en suis pas fan tout simplement) qui justement, va attirer tout type de réaction, modérée comme violente, et qui risque + de blesser (plus précisément te blesser).

    Maintenant d’un autre coté si tu ne l’avais pas fait, tu n’aurais pas eu les commentaire que tu y a eu et donc tu n’aurais pas fait cet article, qui montre enfin une morale, que les autres « moutons » devraient appliqué : s’occuper de ses affaires et laisser les autres vivre leur vie. Ainsi je te félicite pour cet article, et pour avoir eu le courage de leur dire « fuck, je met une photo de moi nue ».

    Quand aux autres, qui cherchent les contradiction la ou il n’y en a pas (même si certains détails de l’article prêtent à confusion, et donne l’impression d’une contradiction), je tiens à dire que le message à faire passer est CLAIR : arrêtons de se créer des règles dans le but de se dire qu’on appartient à un groupe, ou tout simplement parce qu’il faut se « conformer » à la « normalité » , que VOUS avez définit.

    Il n’y a pas de « normalité » propre, parce que nous sommes tous différents. Certains l’accepte, d’autres le rejettent et deviennent se que l’on attend d’eux. Cette dernière catégorie est vouée à devenir esclave des autres (et donc, du regard des autres).

    Je conclurais donc par : Vivez vôtre vie, la vie que vous voulez. Soyez libre du regard des autres. Soyez vous-même en vous souvenant d’où vous venez et enfin vous comprendrez ce qu’est la VRAIE « liberté ».

  59. Je me DOIS de laisser un commentaire aussi flou qu’il soit, c’est une obligation pour moi ! Je tenais à te dire merci (merci de quoi?) Merci d’avoir écrit cet article, tu ma littéralement retournée l’esprit et l’estomac. Tes propos sont tellement remplis de force de caractère et ta « révolte » si je peux appeler ça ainsi, est tellement bien construite. Je me retrouve quelque part dans ton article, on vit dans une société ou malheureusement on aura tendance à vivre pour les autres avant de vivre pour soi… je pense qu’à un moment, il faut inverser tout ça.
    Je trouve les deux photos vraiment magnifique, surtout celle ou tu t’y trouves. La prise au vif sans aucunes intentions même… je trouve que ça raconte vraiment quelque chose. Tu es très jolie, tout comme ton écrit!
    Je suis maintenant ton blog, un peu comme une évidence.

  60. Des pour et des contres.
    Ainsi, je suis d’avis qu’une personne ne peut tout dire a une autre personne sous prétexte qu’il s’agisse d' »humour », car mal placé, bah… Il est mal placé quoi. Ce n’est pas parce que je dis « lol » ou « je rigole » que cela permet n’importe quel propos de sortir de ma bouche. Malheureusement, la langue française, égorgée à vif est contrainte d’obéir aux lois de « l’acceptation ». Si dire « nik ta mom » remplace le mot « bonjour », on peut comprendre quand même que l’abus de langage est excessif, et traiter cette jeune fille de salope est le fruit de cette misérable acceptation. Après, peut être n’a t’elle pas prise au sérieux cette insulte lancée par sa sœur, on en sait rien. Ce que je sais moi, c’est que c’est pas très propre, même sur le net…

    Ensuite, en contre, ce serait ta méthode pour t’exposer. Car tu ne peux t’attendre forcément qu’à des polémiques plus bêtes les unes que les autres en postant une photo que visiblement peu de monde serait capable de prendre en considération. Sache moi aussi que je suis une fille excessivement complexée, et je me limite à ce que les autres pensent de moi, en riant doucement dans mon coin. Cela n’est pas non plus la bonne méthode, mais quand on s’aperçoit que toute ces personnes qui sont « contre » la discrimination pour leur propre intérêt et qui sont capables de t’en faire baver derrière comme si tu ne valais rien, voilà quoi… On fini par si habituer. On finit parfois par préférer quelques points en se servant de toi pour un examen plutôt que de t’aider à te renforcer et comprendre pourquoi tu vas mal.

    Après, comme l’a dit le jeune homme (ou la jeune fille?) plus haut, la psychologie filles/garçons est différentes sur de nombreux point, dont le premier est l’expression (Je tiens a dire que ce qui va suivre tiens d’une généralité abusive de ma part et que ce n’est pas le cas de tout le monde.) . En effet en premier lieu, on peut remarque que le garçon exprime a voix haute ses pensées (ou fierté) acquises pour impressionner. Qualité et défaut, il est plus facile pour lui de dire ce qui lui passe par la tête, sans peur de jugement (ou le contraire?) Alors que la fille, ayant peur pour sa réputation, ou simplement du regard des autres, chuchote ses pensées mais exprime sa fierté, parfois. Le problème avec cela, c’est que ce système revient au même, car la fille en chuchotant, fait que son entourage hypocrite au maximum propage quand même les pensées, qui, à la base, devaient rester entre quelques personnes. De plus, en croyant chuchoter il arrive que la fille chuchote à tout le monde, et finalement, est fière de sa bêtise. Sa fait beaucoup, n’est-ce pas? C’est une vérité qui montre que notre monde est plus hypocrite qu’on ne le pense, et avant tout, pour soi-même.

    Notre monde est fait comme cela, et il faudra attendre que les mœurs évoluent pour changer cela… Et pour cela, il faut attendre, mais en s’exprimant comme tu l’as fait. Tu as pu soulever des thermes et des personnes qui débattent sur le sujet que tu as lancé, et c’est toute l’importance de ce combat, on peut ainsi faire prendre conscience aux gens.

  61. J’ai au début douté de ton article puisqu’il commençait par exprimer un complexe personnel et je ne voyais pas trop où tu voulais en venir, mais ton style et ton humour m’ont incitée à poursuivre et je ne regrette pas.
    Dans le fond, j’adhère totalement à ta pensée et pense même qu’elle m’a ouvert les yeux sur certains comportements que j’ai pu avoir/voir.
    Je m’apprête à devenir prof des écoles et j’étudie dans le cadre de mes cours de recherche les « violences de genre » à l’école. Ce terme provient d’un article dont voici le lien http://rechercheseducations.revues.org/1722 et qui est vraiment très intéressant, d’autant plus que je travaille dans un collège et que tout ce que j’ai lu, je l’ai observé et l’observe chaque jour (inutile de travailler dans un collège par ailleurs, si vous n’êtes pas trop vieux vous y reconnaîtrez ce que vous avez vécu quand vous y étiez vous même élèves).
    Bref, cet article dit que les auteurs ET les victimes de ces violences sont des filles comme des garçons, ce qui remet en cause ce clivage simpliste opposant les méchants garçons et les pauvres filles. Ce qui domine indéniablement par contre, c’est le genre masculin, ou plutôt « viriliste » comme le désigne l’article.
    Les violences de genre sont remarquables du berceau au cercueil, en passant par tous les domaines et les institutions de notre société. Certains de nos propres comportements, comme tu le dis, sont involontairement sexistes, mais le sont quand même. C’est le triste résultat de notre bain dans cette société depuis que nous sommes enfants. Il s’agit donc de se remettre totalement en question sur nos faits et gestes, les plus simples soient-ils, afin d’éradiquer (pardonnez-moi ce terme) toute trace de sexisme.
    En tout cas je me suis fixé le but d’être exemplaire à ce sujet en tant que professeurE (ça aussi faudrait peut-être s’en occuper, notre langue révèle bien des choses) et de laisser partir en fin d’année des élèves non pas formatés par la féministe que je suis (oui féministe, y’a pas de honte à ça!!) mais qui réfléchissent sur les différences de genre et sur la rencontre avec l’autre sexe. En tout cas ce qui est sûr, je ne me baserai pas sur mes cours de développement de l’enfant qui mentionnent la mère et la maman à chaque fois qu’il s’agit de parler d’un représentant affectif.
    En tout cas ton article est touchant sur le fond et drôle sur la forme. Merci.

  62. La photo de ta copine est kitchissime. Jusqu’à preuve du contraire le mauvais gout n’est ni illégal ni même immoral.
    Ta photo qui dévoile tout mais ne montre rien est intéressante.
    Et les cons sont en train de conquérir le monde. Ils semblent imperméables à l’argumentation, et endurants à l’insulte. La seule mesure efficace est l’évitement. Mais continue de rager un peu, pour ton équilibre, sinon tu vas t’effondrer: quand on intériorise, le poids de la connerie est trop lourd pour ne pas rompre un esprit humain.

  63. « Parce que le rouge à lèvres, la posture, le regard, l’effet couleur sur du noir et blanc. « Suceuse ». C’est quoi le mal à être une suceuse, déjà ? C’est quoi le problème, de ressembler à une « pute » ? (je cite, hein, perso je passe pas mon temps à comparer le look des nanas entre elles et à décider que celui-ci fait pute et pas celui-là) C’est quoi le problème, de cette photo ? »

    Voila le passage qui discrédite l’argumentation, qui rend inutile tout le reste.
    Attention, je ne cautionne pas la remarque. Au contraire, du rouge à lèvre ne défini pas forcément une fille comme suceuse ou autre… Mais bon les apparences et les idées reçues ont la dent dure.
    Seulement, s’il n’y a pas de problème à « être une suceuse, (…) de ressembler à une pute », alors quel intérêt à pousser un coup de gueule parce que quelqu’un l’a souligné ?
    La vérité fait souvent mal. A la rigueur dire que la personne est mal élevée, qu’elle manque de tact, mais râler en disant que quelqu’un l’a traitée de « suceuse » puis argumenter en demandant quel mal y a-t-il à en être une, c’est totalement illogique.

    La personne est libre de s’habiller, se maquiller ou de retoucher une photo pour ressembler de prêt ou de loin à un archétype social, mais le publier sur un réseau social c’est le montrer à tous et forcément elle s’expose à certaines remarques.

    Des remarques des fois déplacées, que ce soit de jaloux, de pré-pubères, de vieux râleurs, ou tout simplement de personnes qui n’ont rien d’autre à faire à ce moment là. Sur Internet, les forums ou les réseaux sociaux on appelle ça des trolls, et en général le but des trolls est d’aller à l’encontre de l’idée générale, de façon à envenimer la situation et admirer le spectacle.
    Son objectif est pleinement atteint…

    1. Je râle parce que « suceuse », c’est pas encore devenu un terme neutre.
      Tout comme « pédé », « négro » et « mongol » ne sont pas des termes neutres.
      Alors qu’il n’y a rien de mal à sucer, à être homo, à être noir ou à être atteint d’un handicap mental.
      Donc je râle parce que c’est légitime.

  64. je trouve cet article interressant et je m’y suis retrouvé a bien des égards je ne suis ni belle ni moche je suis moi et je crois que chaque femme et chaque homme devrait s’accepter soi même afin de pouvoir accepter les autres… de plus je tenais a te dire que j’adorais ta photo elle est magnifique je sais que je n’oserais pas le faire moi même, trop de complexe, mais j’aimerai tellement oser… après pour ce qui est des suceuses et autres salopes je dirais et je dis bien souvent, je suis une grande gueule donc je l’ouvre souvent, d’aller ce faire foutre car nos vies ne regarde que nous et nous faisons ce que nous voulons… merci d’avoir oser dire tout haut ce que beaucoup de femme pense tout bas!!!

  65. Woah d’habitude je suis pas fan des blogs féminin à tendance carnet intime mais là ton sujet m’a interpellé, et je dis bravo. Bravo car oui, 69 année érotique est passé par là, oui le moyen age c’est fini, oui les femmes ont le droit de vote et on en voit à poil dans toutes les pubs pour nous vendre des yaourts. Néanmoins, par plaisir de certains, ou de leur manque d’intelligence, ils croient ou veulent nous faire croire qu’une image sexy, glamour, sensuel (surtout de soi) c’est forcément être une pute, une perverse, un obsédé, un EXHIB oui n’ayons pas peur des mots.

    Depuis 2006 je pense comme toi, et depuis 2006 j’ai vu les choses, la pensée, se détériorer vers cet état d’esprit un peu « taliban », qu’une image qui traite du corps, c’est forcément avec une arrière pensée sexuelle.

    Alors que oui les femmes sont mal dans leur vie, mal dans leur corps, et elles essayent de se prouver qu’elles sont belles, mais sans être des « putes » aux yeux de leurs paires et des hommes. Contradiction de ce siècle, maladie psychologique à tendance virale, j’espère que le remède est pour bientôt.

    Ah oui, et j’allais oublier, depuis 2006 surtout je réalise des illustrations sur le corps féminin, de manière anonyme. Parce que pour vivre heureux, il faut vivre caché. Je t’invite à regarder CASHBACK superbe film qui traite à sa façon d’une démarche qui pourrait être mienne.

    Et j’en profite pour saluer l’intelligence de mes modèles, et de leur confiance.

    Bonne continuation à ton blog et dans ta quête, qui pour l’expérimenter depuis le temps, est vraiment une quête au quotidien.

  66. J’ai découvert par hasard, au fil des pages d’internet, ton article sur « Mon corps m’appartient ». Il y a tellement de choses qui me parlent dedans en réalité…

    Déjà, tes exemples à la fin, avec de fausses excuses « justifiant » des attouchements voir des viols… Quand les gens parlent ainsi, ça me rends vraiment malade, parce que j’ai connu quelques personnes qui ont été victimes de viols, et certaines d’entre elles l’ont été par des proches, de leur propre famille. Ça me touche toujours quand on parle de ce sujet, et j’ai toujours envie de casser des nez quand des gens essaient carrément de justifier une agression pareille. Je ne comprends même pas pourquoi certains veulent à ce point nier le fait que ce soit une agression physique particulièrement « violente » puisque touchant à l’intimité même d’une personne. Autant essayer de justifier tout les meurtres ayant eu lieu en disant que c’était la faute des victimes. Je crois toutefois que le pire ce sont les hommes qui disent carrément, et j’en fut témoin, que la différence entre les hommes et les femmes, c’est que ces derniers seraient ravis de « se faire violer ». (et pour les cons qui le disent ; je connais un homme qui avait été violé par son père. Vos fantasmes de « viol », vous vous les foutez dans le petit trou de derrière.)

    Le passage où tu racontes qu’un type t’a reluqué en insistant bien sur ta poitrine alors que tu n’avais pas de soutif me touche aussi… Dire que le soutif a été inventé par des hommes, lorsque les femmes ont abandonné le corset. A une époque, il était d’ailleurs fréquent qu’une femme ne porte pas de soutif. Maintenant, ne pas en porter peut être vu comme très vulgaire… Dire que les premiers féministes n’avaient jamais autant raison pourtant, de brûler les soutien-gorges qui n’étaient là que pour mettre en valeur une partie de leur corps pour ces messieurs. Une poitrine, ce n’est pas vulgaire, c’est autant naturel que le torse d’un homme. Mais le plus drôle reste sans doute, en dehors des tableaux dont tu parles, qu’un des symboles de notre société est une femme dont un sein est parfaitement visible. Et que j’ai déjà vu un dessin-animé pour enfants montrant une mère nourrissant son bébé, avec son sein bien visible. Ce n’était pas choquant, c’était présenté de manière naturel, normale.

    Dans le même genre, je ne comprends pas non plus les reproches que l’on peut faire à ta photo. On ne voit rien de très intime, même pas un téton qui peut effectivement faire hurler de nos jours. Mais au-delà de ça et de qui t’a prise en photo, c’est la réaction qui me dérange… Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant dans une photo de nu. Il existe d’ailleurs des photographies de nu vraiment artistique, mais je parle juste de nu, pas de pornographie, ou avec des poses trop suggestive/provocante.

    C’est peut-être aussi que les gens ne voient plus trop la différence entre « nu » et « pornographie », je ne sais plus trop…La seule chose qui me vient à l’esprit, c’est que nous sommes nu sous nos vêtements de toute façon, et qu’on prend rarement un bain tout habillé. Et que choisir l’image d’un type qui apparaît nu plusieurs minutes au début d’un film pour esquiver toute réflexion, dans ce cas précis, c’est un peu con en fait…

    Perso, je t’envie et j’envie ces filles sur le tumblr, parce que je n’arrive jamais à être satisfaite de ma tête ou de mon corps – encore moins sur des photos. J’utilise des images dessinées en guise d’avatar alors que sérieusement, je trouve ça génial d’avoir un avatar qui nous reflète réellement.

    Pour la photo de ton amie, elle est très belle mais je peux toutefois me permettre un commentaire, j’aurais mieux vu avec sa dentition en noir et blanc, juste parce que je trouve que ça aurait encore mieux rendu.

    Et pour les grands critiqueurs du « féminisme », heu… Ok, parfois je gueule sur ce que font des féministes, parce que je ne trouve pas ça toujours pertinent mais là, juste fermez-la. Dire « suceuse » à une femme, ce n’est pas un « avis négatif ». Un avis négatif, c’est de parler de la technique utilisée pour la photo, la position, le regard, le choix de mettre en avant les lèvres par le biai de la couleur, bref, c’est quelque chose de construit. Une insulte ne sera jamais un avis négatif. Pour ceux qui vont sortir que la science prouve que les hommes et les femmes sont différents : même en admettant ce fait, le corps d’une femme est aussi naturel que celui d’un homme. Donc je vois même pas la pertinence de ce point.

    PS: j’adore ton projet de photos.

  67. Mesdames, messieurs, je vous propose aussi de jeter un coup d’oeil sur ce très intéressant (trailer) de documentaire sur justement l’éducation des garçons (aux states du coup mais je pense que pas mal de français pourront s’identifier la dedans ! Très très révélateur de certains comportements. Par contre pour les femmes qui se complaisent dans ce genre de système fondé sur le jugement parfois à la limite du conservatisme, je vous conseille très vivement le livre ‘The Handmaid’s tale’ de Margaret Atwood. ;) bonne lecture et bon visionnage :D

    Ps: Une jeune Idiote, Merci de me donner de quoi m’indigner ( et donc réfléchir !) encore quelque temps, de me redonner foi en l’humanité (même si re-détruite après la lecture de certains commentaires…).

  68. C’est toujours le même problème: si un mec se tape mille nanas qu’il ne rapelle pas c’est un Dom Juan et on regardera ses frasques avec amusement et une légère envie dans le regard « ah ah quel galopin, c’est un esprit libre et séducteur bla bla bla » et si une fille fait pareil « elle doit chercher à remplacer le père, ya un truc qui cloche, elle n’assume pas son corps en fait, mais qu’est ce qu’elle cherche? Au fond elle couche pour attirer l’attention, elle a le feu au cul, et enfin on dira que c’est une « salope ».

    Quand au fait de dire que les mecs ne pensent pas ça d’une fille, je me gausse! (j’ai vu ça dans un des 1ers commentaires). BIEN SUR que si un mec sait qu’une fille a beaucoup d’amants et assume, il va la dénigrer parce que forcément ce n’est pas une fille à présenter à papa/maman ni à son meilleur ami Kévin en couple depuis la rhéto avec Cindy.

    Je parle ici du mec de base hein. Pour ceux qui ont un petit peu de plomb dans la cervelle, une fille libre, cela indique simplement que 1) elle assume son corps, elle sait y faire au lit, c’est génial, mais le mec doit assurer 2) Elle connait les hommes, sait ce qu’elle veut et du coup pour la satisfaire il faudra être un homme à la hauteur ou 3) elle aime le changement et donc une relation classique monogame est impossible avec.

    Tout ton billet, jeune idiote, montre juste à quel point la liberté sexuelle et affective de la femme est loin d’être gagnée…c’est triste, le pire c’est que cela peut reculer, comme on le voit en Espagne.

    J’ai un profond respect pour les filles libres, parce que c’est pas un choix facile à assumer. Et merde, ce sont des femmes comme les autres, avec des rêves, des envies, etc. Pas juste un tas de viande facile à mettre dans son lit.

    Pour revenir à ta photo, c’est loin d’être aussi « fort » comme acte que de faire l’amour avec beaucoup d’amants et d’assumer, et on voit les réactions déplorables…c’est ça le vrai féminisme: pas des choses superficielles comme en Suède (une loi a été votée pour autoriser le bleu pour des bébés de sexe féminin à la maternité) mais un combat pour avoir la même liberté que les hommes, pas seulement de facto mais aussi sans le poids de la société.

  69. Bonjour, deux choses ; je suis un mec et je vais partager ton billet parce que je ne supporte plus qu’on dénigre, qu’on dégrade une femme sous prétexte qu’elle pose nue ou qu’elle est des propos « dures » pour défendre une autre femme, par amitié.
    Marre aussi de voir aussi ces pseudos défenseurs à deux balles d’une « moralité » hypocrite, puisque ce sont ceux la même qui, les premiers, se masturbent devant le porno du mois ou n’hésite pas à s’inscrire sur badoo en se faisant passer pour des personnes célibataires alors qu’elles sont mariés !
    Assez de jugements à l’emporte pièce par des personnes en mal de notoriété, qui, pour faire « bien » et se faire reconnaitre par une minorité de prudes (sur le papier !) commentent et « cassent » le Libre Arbitre (en majuscule, hein ?) des autres.
    Voilà… Sur ce, je te souhaite une bonne journée et clap, clap pour ton billet !

  70. MERCI MERCI MERCI Mille fois merci
    On ne se connait pas ; mais tu as traduit tout ce que je ressens. Le passage qui m’a fait pleurer ? Celui-là :
    [Et on te dit « en même temps normal qu’il t’ait un peu forcée, vous étiez ensembles, il avait le droit ».
    Et on te dit que t’es qu’une pauvre merde, qui mérite bien ce qui lui arrive, qui ne mérite ni protection ni empathie, parce que tu es une salope.]

    Parceque NON il n’avait pas le droit de me pénétrer alors que je le frappais, que je hurlais le « NON » ; et le fait qu’il soit mon mec ne lui donnait pas ce droit.
    Commencer sa vie de femme sur un événement comme ça, ça aide pas… Mais c’est pas pour autant qu’on est des salopes.

    Merci, Bravo, je ne sais plus quoi dire…

  71. Superbe coup de gueule, magnifique !

    Pourquoi suceuse ? Pourquoi salope ? Je vais donner le résultat d’observations personnelles, qui contient, je pense, une partie de la réponse.

    Moi, jean – T shirt ou autres vêtements simples : « hey madmazelle, t charmante ! » « graorrr » « bonjour mademoiselle, puis-je vous offrir un café ? » (oui, parfois c’est demandé poliment).

    Moi, décolleté/dos nu/jupe courte/veste en cuir/bottes à talons (pas tout en même temps, question de classe) : pas un mot. TRANQUILLE. Des regards, mais jamais aussi vulgaires, aussi lubriques, aussi impolis, que lorsque je suis habillée « normalement ». Des regards plus respectueux, plus discrets.
    SAUF
    Par les femmes. Qui scrutent. Qui commentent. Parfois pour complimenter, d’autres fois pour tirer la tronche.

    Cela m’a beaucoup intriguée, d’être plus en sécurité en vêtements sexys qu’en tenue décente à Paris. Pour en avoir beaucoup discuté avec des hommes, il en ressort ceci :
    – une femme qui s’assume est plus impressionnante, plus intimidante.
    – je ne suis plus leur égale, dans leur tête ils se sentent dépassés, je deviens inaccessible, je suis un fantasme, pas une proie.
    Je parle des hommes qui ont peur des femmes, ceux qui jouent aux cadors dans la rue, les machos qui écrasent/méprisent pour ne pas se confronter à une altérité réelle, mais qui ont quand même des testicules à vider.
    Côté femme :
    – *rivale* *tu fais ressortir mes complexes* *rivale*
    Ici, je parle des femmes qui ont le complexe de l’ombre : toute autre créature dotée d’œstrogènes les éclipse aux yeux des mâles de la pièce. Complexe savamment cultivé dans les magazines féminins…
    Il ne s’agit pas de tout le monde, la plupart du temps hommes et femmes vivent leurs vie et n’en ont rien à foutre de cette inconnue qu’ils croisent dans le métro !! Non, pas de généralisation !

    Dans les deux cas, un sourire sympa et d’image on redevient une personne humaine, bien heureusement. Tout cela n’est qu’une question d’imaginaire. A part quelques beautés, dans l’ensemble nous sommes tous polymorphes, magnifiques ou moches selon l’humeur, les circonstances, les vêtements, la coiffure… Mais l’imaginaire, c’est ce qui préside la réception de l’image.

    Dans le cas de la photo superbe de ton amie, le signal *rivale* s’est allumé en rouge dans l’esprit de la frangine. Ton amie a affirmé, par cette photo, être une femme, une belle femme, et il y en a une qui s’est sentie en danger pour une raison ou une autre. Donc elle l’a attaquée sur cet imaginaire de femme : d’icône de beauté, elle a voulu en faire une actrice porno (bouh, saaaaaaale).

    Et oui, le sexe, la beauté, cela représente une prise de pouvoir sur l’autre.

    Qu’importe. Cette soeur n’a pas fini d’être malheureuse, si chaque fois qu’elle croise une femme épanouie elle l’insulte silencieusement ou ouvertement. Ton amie, elle, a pris pouvoir sur elle-même… et officiellement le pouvoir sur sa soeur digne de celles de la belle Cendrillon.

  72. Je suis un mec et de tout mon coeur : bon courage.

    J’ai l’immense chance de ne pas avoir à subir ce genre de remarques. Je suis aussi un blanc et j’ai l’immense chance de ne pas avoir à subir cet autre genre de remarques. Je suis aussi un hétéro, un athée, ni un obèse ni un handicapé, m’évitant d’avoir à subir tous ces autres genres de remarques.

    Oui, ton billet est contradictoire, oui il développe parfois des idées avec lesquelles je ne suis pas d’accord. Mais tellement, tellement fort : bon courage ! Tu te bas là contre des siècles de bourrage de crane, de tous et par tous. Les femmes sexistes et macho, j’en ai à la pelle (il suffit de regarder la culpabilisation issue de commentaires du type « What’s your excuse » de Maria Kang). Les mecs féministes, non seulement il y en a peu mais en plus ils n’ont aucune réelle légitimité. Tout joue, dès le plus jeune age et souvent dans la plus grande ignorance, pour la reproduction et le renforcement des clichés les plus absurdes, des rôles les plus différenciés, d’une société des plus injustes et inégalitaires (ca a encore été prouvé là par exemple : http://www.huffingtonpost.com/soraya-chemaly/why-are-childrens-books-are-still-about-white-boys_b_4227163.html).

    Et là où je te soutiens encore plus, c’est en lisant les commentaires et les réponses. Quand on lit que « Tu donnes juste le bâton pour te faire frapper », on se dit que celles qui sont peu vigilantes et qui se font violer l’avaient finalement bien cherché. Je précise : je sais bien que ca n’est pas ce que la personne qui a écrit ca voulait dire. Ca n’empêche qu’il suffit de peu pour en arriver là et que de dire des choses pareilles tend à justifier aux yeux de certains leurs actes, parce qu’ils mettent la culpabilité sur l’autre, sur celui ou celle qui n’était pas vigilante.
    Notons que même si c’est pas très malin, quand on se fait voler son vélo parce qu’on ne l’avait pas attaché, personne n’ira dire « vous comprenez M. le Juge, ca n’est pas ma faute, il n’était pas attaché, j’ai cru que c’était justement pour qu’on le prenne » ou « je ne suis pas coupable, c’est celui qui ne l’a pas attaché qui est coupable parce qu’il m’a tenté avec son beau vélo neuf facilement accessible ». Non, personne n’aura le culot de dire des trucs pareils. Pour un viol, si. Parce que la femme est tous les jours dégradée, que ce soit pour son cul ou ses yeux, pour son cerveau moins apte à faire des maths ou plus facilement multitask, pour son instinct maternel bien pratique quand la couche est pleine.

    Il va falloir des milliers de débats sans fin comme celui-là, avec des milliers de commentaires inlassablement bien-pensant mais inévitablement imprégnés de machisme puant, de clichés rabaissants, de l’ignorance qui cache la laideur.
    Alors bon courage à toi. A ma soeur et à ma copine. A mes frères et à mon père aussi. A nous tous, parce qu’il y a du boulot, et qu’il faudra que les hommes acceptent d’ouvrir les yeux pour que les femmes se sentent bien.
    Merci aussi à celles et ceux qui commentent constructivement.

    Bien à vous.

  73. Les mots écrit dans « foutez nous la paix » m’a fortement rappeler une série de bande dessiné que j’aime beaucoup. Antares dessiné et scénarisé par Léo . On y voie le summum de l’épouse vertueuse : crane rasé, pour que les cheveux n’émoustille pas trop, tenus rembourré pour cacher toute forme… Je me demande quel pourcentage de la population trouverais cela encore normale. Je me demande quel pourcentage verrais en quoi c’est déjà ce que l’on inflige a un trop grand nombre de personne… d’une autre façon, moins flagrante.

    Pour ceux que cela intéresse, voici un extrait de la dite BD, pour pouvoir profiter « de toute la vertu que pourrais nous apporter notre future  »

    de mon coté, je féliciterais la rédactrice de cette article.

  74. Juste pour dire que le mot viralité n’est pas approprié à la fin de ton article :) je pense que tu voulais dire virulence ??

  75. Article fort pertinent, et nécessaire. Juste une chose : je me reconnais PLEINEMENT dans les femmes que tu décris à ta toute fin d’article je cite : « dans des pantalons en stretch et sous des doudounes, bien épilées, avec une belle lingerie mais bien cachée, qui rentrons pas trop tard et toujours accompagnées, avec une libido en plomb, une contraception bien orale, aucune IVG au compteur, un seul partenaire, un mâle dominant évidemment, avec qui nous pratiquons le coït vaginal de manière régulière quand il le demande, sans jamais ressentir trop de plaisir non plus, dans le but de nous reproduire à court ou moyen terme, afin de pondre deux ou trois chiards utiles à la société avant de retourner travailler dans un univers où on devra accepter de se faire toucher les fesses, les seins, les cuisses »

    Et ? Aussi bien que tu te plais dans un style plus libéré, style qu’il ne me viendrait pas à l’esprit de juger parce que chaque femme est différente et comme tu le dis si bien, qui ont le droit d’être libres en somme, laisse moi le plaisir d’être plus « classique », de n’avoir eu qu’un seul homme que je veux dominant, de prendre du plaisir une fois sur deux, de vouloir deux mômes parce que je ne m’en vois pas en avoir plus. Et ne les critique plus, parce que tu te contredis juste un peu. On doit foutre la paix à TOUTES les femmes, quel que soit leur style, leurs choix.

    1. Je ne dis pas qu’il est mal de porter du stretch, des doudounes, de ne pas avoir d’IVG et d’aimer le coït vaginal avec son partenaire masculin.
      Je dis que ce n’est pas comme ça que DOIVENT être toutes les femmes. :)
      (par contre quand tu dis que tu es en désaccord avec mon refus de « retourner travailler dans un univers où on devra accepter de se faire toucher les fesses, les seins, les cuisses » ? ;))

      1. Au temps pour moi, personnellement je ne suis pas trop d’accord pour qu’on me touche ces parties que je juge intimes au travail. Merci d’avoir soulevé cette contradiction. Et en effet, toutes les femmes ne doivent pas être ainsi, simplement être libres, et à l’aise avec leur style, avec elles-mêmes :) Merci d’avoir pris le temps de répondre, j’apprécie les personnes qui échangent dans les commentaires quels qu’ils soient ^^

  76. Personne n’a rien a te dire sur ton corps ni sur la manière dont tu le mets en scène, ni sur ton intimité. Fin de la discussion.

  77. Tout d’abord, et avant toute chose, je me permets de te féliciter de cet article, on ne peut plus juste et clair, et auquel je m’identifie énormément puisque ma situation m’a récemment amenée à me poser des questionnements qui trouvent, dans ton billet, de quoi constituer une réponse.

    Etudiante aux beaux arts, mais pas fortunée, je me suis mise à la recherche d’un travail en parallèle de mes études afin de pouvoir payer mon loyer sans avoir à me nourrir de riz nature tous les jours pendant un mois. De là, je suis tombée sur cette association de sculpteurs, qui recherchait un modèle féminin pour poser nue une fois par semaine, et j’ai sauté sur l’opportunité. J’ai eu par le passé maintes fois l’occasion de dessiner des personnes nues, donc je connaissais le fonctionnement, c’est surtout que comme toi, longtemps je ne me suis pas sentie à l’aise avec mon corps. Je n’en aimais pas telle ou telle partie, ou je ne me sentais pas désirable, ou je n’en supportais tout simplement pas la vue. Je me suis donc dit qu’il s’agissait d’un bon moyen d’éradiquer ces complexes et de m’accepter enfin.
    Seulement, ça a été sans compter la réaction de mon entourage, dont la majorité s’est empressée d’entreprendre de me faire changer d’avis, de me faire comprendre que je « commettais une énorme erreur », ou que si j’avais fait ce choix, c’était « parce que je me perdais » et ainsi de suite. J’étais devenue « une salope », un être sans valeurs ni principes. Et je crois que c’est la réaction de mon copain qui m’a laminée, entre autres « tu sais que c’est le métier qui se rapproche le plus à celui de la prostitution ? », en me qualifiant d’exhibitionniste. Certes, il s’en est excusé et a bien insisté sur le fait que pour lui ce n’était qu’une plaisanterie et qu’il n’en pensait pas un mot, et bien ça m’a vraiment mise à mal. Pour le coup, j’ai failli renoncer à cette idée. Mais en fin de compte, j’ai poursuivi et je suis devenue modèle de nu. Ça n’a pas été facile au début, mais c’est la deuxième séance que je fais, et finalement, ce n’est vraiment pas si terrible.

    Mais crois-bien que je suis heureuse quand je lis ton billet. Il est on ne peut plus plaisant de s’arrêter sur la photo de quelqu’un assez audacieux pour s’assumer, quelqu’un qui est passé par les mêmes interrogations que moi, de quelqu’un qui n’a pas à avoir honte de sa photo parce qu’elle en a conscience. C’est une très belle photographie, très bien cadrée, et qui ne comporte pour moi rien d’obscène ou à caractère pornographique. C’est aussi une photographie dans laquelle on lit l’amour que porte celui qui l’a prise pour non seulement ce corps, mais aussi cette personne, et pour ça, ça valait clairement le coup de la poster. Alors comme toi, j’espère une évolution de cette mentalité qui persiste à camoufler Adam & Eve par des feuilles de vigne. Beaucoup de femmes ont honte de leur corps, le camouflent, le dissimulent, et dans une majorité de cas, c’est soit pour éviter les commentaires dégradants que le montrer pourrait susciter, soit les idées véhiculées par une société dont les yeux s’écarquillent devant un mini-short.

    Alors je te remercie, parce que ce soir plus que les autres soirs, je suis fière de ne pas avoir démordu, et de me mettre à nu pour qu’on me dessine. Je prendrais donc une photo dès demain, et la posterais, parce que cette démarche me plait énormément et que se montrer déshabillée ne fait d’aucune femme « une pute ».

  78. À ceux qui essaient de nous expliquer qu’il faudrait un peu plus de pudeur. La pudeur commence où ? Où s’arrête-t-elle ?

    Pour ceux qui ont lu ou vu « Persépolis », l’héroïne, voilée des pieds à la tête, court derrière le bus qui lui permettra d’aller à la fac. Derrière elle, deux « barbus » dans une voiture la klaxonnent. Elle leur demande ce qui ne va pas. Ils lui répliquent que « quand tu cours ma sœur, euh, hé bien… ton derrière, il bouge, et du coup c’est indécent… » (ou quelque chose du genre). Ce à quoi l’héroïne répond : « Si ça vous gène de voir mes fesses bouger, z’avez qu’à pas mater mon cul ! »… et de repartir à la chasse au bus.

    En règle générale, pour ceux qui pensent qu’exhiber un corps nu est nécessairement un manque de pudeur, ou un acte sexuel : que penser d’une photo d’une personne à poil récemment décédée ? Sentez-vous vibrer en vous cette fureur animale qui vous pousse à vous reproduire ?

  79. Bravo j’applaudis devant mon écran là. Merci pour ce message, merci de penser ainsi, merci d’avouer que tu as les nerfs et envie de frapper des gens qui tiennent des discours à la con, bref MERCI pour cet article.
    Et pour info ta photo est très belle, pure, artistique, rien de choquant juste une femme nue dans sa baignoire :)

  80. Merci pour le passage sur les  » salopes » violées !!
    Tu as écris ce qu’on peut ressentir à ce moment la…
    J’en verse une larme car au fond , car après avoir lus ce passage j’ai l’impression de n’être plus seule !
    Encore mille fois merci pour elles !

  81. Chère « Jeune Idiote »
    Je soutiens totalement tes propos, et ce problème concernant les femmes partout dans le monde, j’aimerais te demander l’autorisation de traduire cet article en anglais (j’aimerais le traduire dans toutes les langues existantes mais vu que je parle seulement anglais et français ça va pas être possible)
    Dès que j’aurai une photo de moi je participerai au projet qui me paraît une excellente idée et très importante…

  82. Je ne suis pas particulièrement féministe voire pas du tout mais je trouve que tu as raison de pousser un coup de gueule sur le sujet. On devrait être libre de faire ce que l’on veut de son corps et les gens ne devraient pas se sentir obligé de se la ramener. Par contre, je ne serais pas aussi radicale que toi en ce qui concerne l’humour. Perso, je peux dire des « insultes » sur le ton de l’humour à des amies sans en penser un mot et je ne trouve pas que ce soit grave… Enfin je veux dire par là que ça peut être réellement de l’humour et qu’il n’y a rien de mal là-dedans. Mais comme je l’ai dit je ne suis pas féministe..

    1. Bonne nouvelle: tu ES féministe.
      C’est tout simplement ça, être féministe: être consciente de l’oppression, être consciente qu’il y a un problème, et vouloir le régler.

  83. Je suis un homme

    Superbe billet, même en étant « un gars » le constat quotidien du regard porté aux femmes (le mien parfois certainement, pas par ce que je suis un homme mais par ce que je n’en mesure pas les conséquences, ne fait pas attention, ou trouve simplement quelqu’un beau ou belle), est indéniable mais banalisé. sur ce point la je ne peux que vous rejoindre.
    Je tiens surtout à dire un grand merci pour ce qui est de « mon corps m’appartiens », se trouver joli(e) car même étant un homme, je me retrouve dans le fait de ne pas aimer/avoir aimé un corps.
    Oui au quotidien les femmes n’harcèlent pas les hommes dans la rue, mais les coms internet sont tout aussi blessants, même dit à l’humour.
    je n’ai aucunement l’intention de dire « les hommes aussi soufrent » , mais juste dire un merci car j’ai beaucoup apprécié lire cet article.
    Bonne continuation.

  84. Le billet est honnêtement très intéressant ! Je suis moi-même un homme, et j’ai souvent trouvé assez stupides les commentaires de certains de mes amis à propos de mes amiEs, et je t’avouerai que j’ai tendance à m’échauffer très vite quand c’est le cas.

    Je peux comprendre, en un sens, qu’avec l’histoire de France, ou du monde entier, les femmes puissent se sentir assez oppressée, en 2014, de devoir « paraître » constamment au risque d’oublier d’être.

    Un question cependant, pourquoi sur la galerie, n’y a-t-il que des femmes?

    Mon corps m’appartient à moi aussi.

      1. Il n’y a peut-être que peu d’hommes qui me lisent, ou peu d’hommes qui osent… parce qu’en effet j’accepte tout ce qui tombe dans la boîte des suggestions, donc s’il n’y a que 3 photos d’hommes, il n’y a eu que trois hommes qui ont voulu participer ;)

  85. Alors je sais que tu as dis que tu voulais pas d’avis sur cette photo, mais je l’aie vue avant de lire cet avis, et je me suis dite instantanément, OUAH elle est belle, elle est sensuelle, vivante et tellement authentique.
    Bref, immense coup de cœur, c’est une belle œuvre d’art.
    Ensuite personnellement à mon sens quelqu’un qui sait ce que c’est de ce montrer, de ce mettre en scène est bien plus apte à dire si un cliché est putassier ou pas que une personne bien BCBG….
    Je comprend ton coup de gueule pour les jupe and co et j’ai la chance de fréquenter plusieurs homme tout aussi choqué par cette injustice.
    Enfin dernière chose, si tu lis bien anglais je ne peut que te conseiller « the beauty myth » de naomi wolf . Ce livre est EXCEPTIONNEL, il décortique tellement bien notre société, pourquoi une femme est « obscène » si elle s’aime, si elle s’assume, si elle est indépendante, pourquoi notre société à besoin que nous soyons soumise et mal dans notre peau etc etc.
    En tout cas moi, il m’as ouvert des milliers de piste de réflexions sur moi même et comment je veux vivre mon statut de femme.
    PS: J’aime beaucoup ton projet photo. Je plussoie!

  86. La première photo est une jolie jeune femme avec un rouge à lèvre un peu rouge… Rien de sexuel là dedans. Là, sa sœur se moque d’elle en caractérisant sa propre sœur de suceuse sans que ce soit une private joke ni rien du tout. S’ensuivent des commentaires sexistes à la fois de femmes et d’hommes.
    Le problème n’est pas finalement que ce soit sexuel où non, c’est dans la façon de le dire. Est ce que la seule façon de communiquer aujourd’hui passe par des insultes ? voire par dégrader l’image de la personne ?

  87. Je trouve ces photos très jolies. Particulièrement celle dans la baignoire, que je trouve douce, délicate, pleine de sensibilité. Il serait temps que les gens cessent de vulgariser le corps humain. Un corps c’est une personne et des émotions, ça se respecte et ne se traine en aucuns cas dans la boue. Cet article à tout lieux d’être. :)

  88. Merci.
    On devrait toutes pousser un coup de gueule.
    Toutes.
    Merci encore.
    J’espère que ton article fera le tour du monde. Tu devrais l’écrire en anglais d’ailleurs.

  89. Je me suis moi même faite insulter pour avoir défendue des cosplayeuse qui faisaient du sexy avec ensuite comme remarque: tu fais pas de sexy alors pourquoi t’ouvre ta gueule. J’avais juste envie de dire à ce mec: t’es pas une fille alors pourquoi t’ouvre la tienne. Mais étant un peu plus sadique que ça quand je suis énervé. J’ai fait tourner la vidéo et beaucoup de gens m’ont défendu. ( oui je sais je devrais avoir honte mais non parce que pour moi on a le droit de défendre les filles même si on fait pas de sexy ou autre u_u )

  90. Certes, c’est là que je te rejoins, jamais je n’ai dit que ceux qui le font ont raison, j’ai simplement constaté qu’ils le faisaient, que sur Internet les gens ont bien moins de gêne à être irrespectueux.

    Je suis bien content que s’ouvre le dialogue.

    Mon propos n’est pas de dire « tu as tors de penser ça », mais plutôt d’acquiescer tristement en constatant que les compliments et les critiques constructives ne sont pas seuls, et que quand une personne peu scrupuleuse se décide à te pourrir gratuitement, tu ne peux pas y faire grand chose si elle reste dans la légalité.

    Aussi, pour ouvrir, il ne s’agit pas uniquement d’un problème féminin/de sexisme, j’ai vécu pas mal d’expériences désobligeantes en partageant ma galerie de photos/modèle amateur sur certains réseaux sociaux, alors que les nus devaient représenter 10% du travail que je faisais, que je suis de sexe masculin. Les remarques n’étaient pas exactement les mêmes, mais elles étaient tout à fait blessantes.

  91. Le corps d’une femme est magnifique. Qu’elle soit grosse, maigre, tout ce que vous voulez, le corps d’une femme reste magnifique. Il dégage une sensualité, une douceur. Quoi de plus beau qu’une femme nue? Ceux qui n’y voient qu’un objet sexuel sont des éternels ignards.

    Bravo pour cet article, très beau.

  92. MERCI MERCI MERCI!!! ça fait du bien de lire ça, de voir dénoncer ce que l’on doit supporter tous les jours….Un grand bravo!

  93. Bravo à toi d’avoir écrit un si bon article sur un sujet comme celui-ci. On a besoin de gens comme toi, je crois, pour réagir et faire réagir. Bonne continuation ! :)

  94. Merci. Mille fois.
    Cela fait environ 5ans que je me bat contre ce sexisme environnant pour que l’on finisse par me surnommée « la féministe impulsive » CIMER. Parce que oui, quand je mets une jupe (Faut bien faire plaisir à son copain de tems en temps) et que je prend le métro seule, c’est infernal. Regards déplacés, insultes, petits-bruits-que-l’on-utilise-pour-attirer-l’attention-des-animaux, tout est permis et rien n’est puni. Quand tu en parles on te dis que tu en rajoute, que c’est un compliment, qu’il faut pas le prendre mal…. MAIS BIEN SUUUUUR. ET BAH MOI JE LE PREND MAL. Au même titre que cette grande mode intellectuelle qui consiste à s’appeler « BIATCH » entre fille. NON MAIS SERIEUSEMENT.

    Aujourd’hui je me rend compte que je ne suis pas seule à vouloir lutter et c’est cool.

    Un jour peut-être, au même titre que ce super mouvement « Mon corps m’appartient » (parce que bordel, il en aura fallu du temps avant que l’on se trouve jolie), je propose une journée, où dans le métro, nous ferrons subir au mec le harcèlement quotidien qu’ils nous infligent nous obligeant implicitement à fermer nos gueules au risque de nous en prendre une, voir pire.
    Par groupe de 5 ou 6, nous agresserons ceux qui, inévitablement, nous auraient emmerdés si nous avions été seule. FACILEMENT REPERABLE. L’évènement serait filmé, retransmis sur les réseau sociaux, les sites de vidéos en ligne, pour dénoncer les pratiques sexistes qui subsistent encore en France aujourd’hui.

    – « Hey toi le damoiseau ?! Tu veux pas me faire un pt’it Cuni ?? Ptain t’es trop bon quoi »

    QUI EST AVEC MOI ???

  95. N’oublies jamais que 80 à 90% des gens sur terre sont soit stupide, soit formaté par le monde qui les entoure, soit trop égoïste, … que pour se rendre compte de l’absurdité de leur propos et de la fadeur et de la violence du monde dans lequel ils vivent…
    J’ai cru lire « un mec torse nu sur internet ça fait kéké et une fille a poil dans sa baignoire ça fait p*** » Heu… qui a décidé ça et c’est écrit où dans la déclaration universelle des droits de l’homme ça?
    Bref, un bon exemple pour t’expliquer qu’il y a 80 à 90% de gens qui lisent ça et qui se disent « bhein oui elle a raison HAHAHA,(rire gras)

    Puis y’a les autres, que tu dois chercher activement car ils se cachent :D
    Ceux qui trouve que leur mec est beau torse nus sur certaines photos prise au bon moments. Et non, mon mec n’est pas un kéké.
    Moi j’admire le courage que tu as dû avoir pour publier cette photo de toi la première fois. Certains commentaires ont décidé que ce n’était pas de l’art au nom des 80%, moi faisant partie des 20% je trouves que ta photo est sublime et pas du tout sexualisée. Je ne l’ai même pas regardé de cette oeil là! J’y ai vu quelqu’un de fragile qui se cache. Quelle chance que ton ami aie pu prendre cette photo! Surtout si elle t’a permise d’avancer dans ta tête! C’est une très belle photo, très inspirante, mais absolument pas sexualisée!

    Continues à te battre mais entoure toi bien! Les 80% sont féroces et toute ta vie ils essaierons de te faire croire que leur monde idéal est ce qu’il y a de mieux pour toi! Fuis les ;)

    MiaWallace

  96. Je ne suis pas tres claire dans ma tete non plus mais j’essaye quand meme.
    Sans aller trop loin dans le sujet au point de parler de la sexualité féminine, j’aimerais plutot retourner a l’origine du probleme, notamment comment en voyant du rouge a levres, une mini-jupe, on arrive au terme « salope ».

    Je suis une jeune femme et je pense qu’il faudrait s’adresser a des parents qui sont compréhensifs, justes, attentifs et qui veulent du BIEN aux enfants et qui disent parfois a leur fille: « Tu n’es pas assez vetue, change-toi. » quels sont leurs criteres qui basculent une femme dans le domaine « salope »? On peut me rétorquer qu’un enfant n’a pas forcément une idée juste des limites et que ce sont les parents qui inculquent le respect du corps, de l’intimité et de l’art, etc. Ainsi, c’est l’éducation et la présence constante des médias qui influencent/éduquent les gens. Néanmoins, il doit bien y avoir un moment oú l’apparence d’une femme est en effet « salope » et ce, malgré nos différentes cultures, éducations, etc. ?

    Curieusement, si je vois des femmes avec des mini-jupes, je vais trouver certaines jolies parce que ca leur va bien et a d’autres je vais trouver qu’elles ne sont pas bien habillées et cherchent a attirer l’oeil quelque part. Je pense qu’il est question de comment on porte le vetement (maquillage, comme vous voulez). Apres, il est toujours possible de ne pas savoir s’habiller, bref. Peut-etre qu’il n’est pas question d’etre nue ou a moitié nue mais plutot l’atmosphere qui dégage du corps et le transforme en art.
    A mon avis, « salope » n’est pas une question de vetement mais de comportement. Il faudrait redéfinir la différence entre EROTISME et PORNOGRAPHIE. Qu’est-ce qui différencie le désir de la provocation ?

    1. Une salope, c’est une femme qui aime le sexe et qui l’assume, à la base. Je vois pas pourquoi ça devrait être négatif, au fond. Ca doit rester dans la sphère privée oui, personne ne dit qu’étaler ses ébats c’est OK, mais bon euh… utiliser le terme « salope » et en faire une généralité me dérange, parce que si c’est devenu une insulte, c’est bien parce que depuis des siècles on refuse à la femme le droit de s’épanouir sexuellement.

  97. Arrête de dialoguer avec les gens…C’est facile de se cacher derrière un écran et encore plus facile de juger une personne… Si cette forme d’art a pu t’apporter quelque chose de positif , personne n’a le droit de te l’interdire ! L’art est l’expression de l’âme ! Bonne continuation à toi.

  98. Bonsoir,
    Merci pour la patate chaude.
    Vos photos ne sont pas vulgaires, c’est très bien.

    Je suis d’accord avec toi. La femme est belle, qu’elle soit pudique ou démonstrative.

    Miou, tu parles de nudité immorale. Regarde plus attentivement la photo dénudée et compare avec ça, http://1.bp.blogspot.com/-u0EhrZl_mQU/TdA_Vvs5JtI/AAAAAAAACqY/NYdDD4dveiY/s1600/Cranach+Adam+et+Eve.jpg.
    Art, pas art ?

    Pauline, quand je lis « Je m’en bats les gonades avec le fer de l’indifférence » je me dis OUI.

    Enfin, http://24.media.tumblr.com/ad404a90cc87ae4b0ba959b0beccecac/tumblr_mzg9f4Qgvt1rpktwuo1_500.gif, je me permets un critique neutre d’ordre CG : paragraphe 19 environ tu dis que le corps nu ne posait pas de problème « à l’époque ».
    Ce n’est pas vrai ;)

    1. Pour l’histoire de l’art: les tableaux qui choquaient ne choquaient pas en raison de la nudité, jamais. Ils choquaient en raison de partis pris artistiques non conformes à la norme. Par exemple, Olympia de Manet a choqué pas parce que la jeune fille était nue, mais parce que la nudité n’était pas représentée à la manière de l’académie, avec cette sorte de pâte d’amande pale qui ressemble à tout sauf à de la chaire réaliste.

      Il est donc juste de dire que la nudité ne choquait pas en elle-même, puisque c’était simplement la rupture avec les codes conventionnels de l’Art qui posait problème.

  99. Que Dieu te bénisse.
    Tu as provoqué le déclic en moi, pour un aspect de ma vie qui me bloquais.
    Le 23 octobre dernier, j’ai fait une séance de photos de nus avec un ami. J’ai reçu le résultat récemment et j’ai été heureuse au possible de me trouver si belle. J’aurais aimé montrer les photos au monde entier, mais je ne pouvais pas. Alors j’ai proposé à qui le voulait de me passer son adresse mail, et je les ai montrées comme ça, sous le manteau.
    Je voulais parler de cette expérience sur mon blog, mais en coupant les photos pour qu’on ne voit pas mon corps.
    Et maintenant, j’en ai assez. Je suis une femme, j’ai un corps, un 85B, le cul de Michelle L’Amour et une vulve que j’aime à la folie. Et ils sont toujours avec moi, sous mes fringues. Et les gens ont tendance à l’oublier. Et j’en ai marre de devoir me cacher et me retenir.
    Alors lorsque j’écrirai cet article pour mon blog, je montrerai les photos, et j’arrêterai de me soumettre.
    Et si un jour, ça fait chier mon patron, je dirai aux gens que je refuse de bosser avec un enculé.

  100. Malheureusement, la liberté d’expression sur le web permet à tous les esprits de s’exprimer et de donner leurs avis …

    Qu’ils soient dégradants et immorales …
    Qu’ils soient sages et bienfaiteurs …

    Il est important de condamner l’immoral.
    mais on ne changera pas la diversité et la déviance de l’esprit humain …

    Alors quelles solutions ? …

    Une fois que l’on s’est indigné, que fait on ?

    On en indigne d’autres ?
    On se penche sur la complexité de la relation homme/femme ?
    On se catégorise dans des clans radicaux ?

    On apprend un art martial pour pouvoir se balader vêtu à sa guise et pouvoir affirmer son opinion en toutes circonstances ?

    Vous en pensez quoi, ..de la suite ?

    1. «mais on ne changera pas la diversité et la déviance de l’esprit humain …»
      En fait, SI: justement.
      Regardez de nos jours, défendre des thèses nazies, ou ouvertement racistes, ou (etc) n’est plus du tout toléré, quelqu’un qui tient ce genre de propos en dehors d’un site ou blog de gros FAF se fera incendier.

      Un jour, car ce jour arrivera, les propos sexistes ou le racisme ordinaire sera traité de la même manière.
      Ne croyez pas que l’on n’y arrivera jamais. Il y a bien des époques ou l’on aurait pu désespérer de voir un jour l’antisémitisme ou les propos ouvertement racistes faire autant l’unanimité dans leur condamnations.

  101. Grosse discussion avec des amis après lecture de ton article. Et là, c’est la grosse désillusion. Dans tout ce qui m’a choqué, je pense que le pire reste :
    « J’vois pas où est le soucis d’insulter une fille … »
    J’hésite entre vomir, pleurer ou frapper. J’suis estomaquée.

    1. Je pense qu’il n’y a pas plus de mal à insulter une femme qu’un homme. Mais je ne sais pas dans quel contexte cette phrase à été dite…

      Combien de personnes s’insultent aujourd’hui comme ils se disent bonjour? il ne faut pas voir le mal partout, tout n’est pas blanc, ni noir. Il y a des nuances de gris.
      Et comme j’aime le dire, une insulte n’est qu’un ensemble de lettres… si on a tendance à accorder de l’importance à ces mots, il faut se rappeler qu’ils n’ont aucune valeur auprès des gens intelligents.

      Laissons les idiots avec leurs idioties… une insulte n’est rien de plus que ce qu’on lui accorde. ;)

      Et si jamais la phrase dite par ton ami a été formulée de manière à faire comprendre qu’une femme est une moins que rien, un conseil… débarrasse toi de lui ! (pas au sens mortel, hein !)

      Bon courage à toutes dans vos débats, je sais combien ça peut être virulent.

  102. Ton commentaire me brise le coeur…
    Je sais comme la route est longue pour accepter son corps… et je t’envoie mille chaudoudoux parce que c’est dur oui, ce qu’on a à subir au quotidien, et non être une femme forte, c’est pas fermer sa gueule et encaisser… merci de ton témoignage.

  103. Je comprends ton « coup de ras-le-bol » ! Personnellement – et c’est peut être le côté « artiste » qui parle – je ne trouve pas que ce soit des photos choquantes, ni pornographique et encore moins vulgaires.

    Malheureusement je pense que de nos jours, les jeunes hommes sont de plus en plus stupides et dès qu’ils voient une femme dévêtue ou courtement vêtue, tout de suite c’est soit une pute, soit une salope ou encore une « suceuse » –‘ . Je parle, il est vrai, de façon générale bien qu’ils ne soient pas tous comme ça (nous sommes d’accord sur ce point, je pense). Le mal est fait (aucune insulte ne devrait jamais être prononcée…), le venin a été craché,mais je ne dirais (ou plutôt écrirais) qu’une chose : laisser dire les autres et ne pas s’occuper de leurs remarques !

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, je ne sais pas s’il y en a venant de la part de la gente masculine à part le miens, mais je ne dirais qu’une chose : un corps est toujours artistique et seul les sots et les fous pensent le contraire :)

    Bonne continuation.

  104. ‘tain, on me propose d’en dire quelque chose.
    Bah, en fait, je vais être critique : ça manque de certains rappels essentiels comme : le monde entier est structuré sur des hommes dominants et des femmes dominées. C’est pas naturel, c’est la manière dont on a institutionnalisé les relations hommes femmes un peu partout dans le monde.
    Que les jugements sur les femmes entrent dans ce cadre : un mec qui fait son beau gosse, on le traite pas de gigolo, et on ne lui dit pas « lécheur ». Par contre, la fille (désirable) est une « salope ». Quoi qu’il arrive. c’est une constante. Une femme DOIT être désirable et faire des efforts pour l’être, ça fait partie des choses les plus valorisées socialement, et dans le même temps, l’hypocrisie demande que dans ces cas-là, on fasse savoir que puisque tu es désirable, alors tu es impure (« salope »). (une femme n’éprouve pas de désirs, non plus, c’est bien connu)

    Et donc, j’en arrive à la conclusion : il faut repenser le désir. Qu’un homme ou une femme pense que tu es désirable, qu’il ou elle aie envie de toi, c’est « normal ». C’est rassurant, c’est agréable de savoir qu’on plaît. Même que physiquement. Par contre, il faut être intraitable, RADICALEMENT, envers toutes les formes d’expression de ce désir qui seraient rabaissantes, humiliantes, stigmatisantes.
    Voilà.
    Tu resteras « impure » aux yeux de beaucoup de monde, mais garde la tête haute et bon courage.

  105. Merci de cet article! Je suis totalement d’accord avec. Mais un bémol avec les commentaires de certains:  » cul serré »: parce que j’aime mon corps( ou pas) mais ne le montre pas, ne le prend pas en photo, ne le poste pas, ça veut dire que je ne suis pas libérée? Que je ne n’assume pas? J’ai l’impression que ça aussi c’est une pression, un jugement. Je suis fière des femmes qui n’ont pas peur et se montrent, c’est leur corps, mais je me sens mal d’être appelée prude ou soumise ou non libérée parce que mon choix est de ne pas me dénuder fièrement. Je vois souvent passer ce genre de commentaires, quo sont selon moi aussi une pression et quelque chose de négatif.

    1. Je me demande si le « cul serré » n’était pas destiné plutôt à ceux qui jugent et critiquent celles et ceux qui osent, et non pas à ceux qui n’osent pas ou n’ont tout simplement pas envie.
      Mais je ne veux pas interpréter :)

  106. Cet article m’a beaucoup émue, c’est une detresse qu’en tant que femme on ne peut pas ignorer. Merci beaucoup pour cela du coup.

    Je me suis permise de le partager à ma manière sur Facebook, en y apportant ma propre petite gueulante, et je suis même allée jusqu’à illustrer ma pensée (et j’y ai pris un grand plaisir d’ailleurs : http://i.imgur.com/j7kXWZg.png )

    Bref, je ne peux que t’accorder tout mon soutient !

  107. Wow. Et merci pour cet article que j’ai non seulement lu mais surtout ressenti, vécu. En lisant ce texte, je me suis pris un gros flash-back dans la gueule et je me suis revue à 16, 18 ans… J’en ai beaucoup chié à cette période, parce que j’étais de ces nanas qui « font ce qu’elles veulent », et j’étais également de celles qui se font basher, précisément. Et c’était par des filles, justement. Celles qui m’ont fait le plus de mal étaient des filles. Du slut-shaming. Ca a été mon quotidien. J’en ai tellement chié, quand j’y repense, ça aurait pu vraiment mal finir pour moi à cause de tout ça, putain! Et heureusement, je me suis écoutée moi et moi seule, j’ai fini par être entourée de personnes bienveillantes, j’ai commencé à aimer mon corps, à m’assumer…Et je suis heureuse de lire des articles comme ça, de jeunes femmes qui s’assument, qui se trouvent BELLES et qui le disent, mais ce qui m’attriste c’est de constater que finalement, malgré tout l’épanouissement personnel dont on peut jouir, on garde toujours en nous une part de culpabilité (je ne sais pas si le terme est vraiment adéquat), une sorte de retenue intrinsèque directement liée à notre…condition de femme.

    Bref, ton article m’évoque des tas de choses que j’aurais vachement envie d’exposer ici, mais que j’aurais de toute façon du mal à exprimer, donc je finirais ici mon commentaire…en tout cas bravo, et merci, encore merci.

    P.S: suis bien partante pour le projet « mon corps m’appartient! » ;)

  108. Parfaitement écrit, parfaitement exprimé, parfaitement d’accord.
    Je suis justement photographe en train de chercher comment monter ma boite de gain de confiance en soi par l’image, (avec un nom type « Be U », ou « Positive B »car on a beau dire, se trouver belle au naturel n’est pas facile, meme si ca l’est pour notre entourage, c’est tres perso tout ca.
    Merci.

      1. Merci, a vrai dire ce sont des histoires comme la tienne, la mienne, qui m’ont inspirée. Pas de maquilleuse, pas de coiffeur ni de styliste, juste apprendre a une personne a se regarder et se voir comme elle est au lieu de scruter ses défaut, de les aimer au lieu de s’en déprimer…
        Bref, a suivre ;-)
        Voici mon site, et pourquoi pas t’inviter quand mon coin studio sera installe (Je reviens de Londres et me reinstalle a Paris…) : http://www.mamzellebullephoto.com
        A bientot ;-)

        1. Je n’avais pas vu ton commentaire, wah, je suis super emballée, je vais suivre ton actu et pourquoi pas venir te rendre visite ;) j’adore ta manière de traiter tes sujets, et j’espère que tu reviens vite à Paris ;)

  109. Rare sont les gens capable de s’exprimer aussi librement, pourtant ton article, est intéressant et profond, de nos jours, on est souvent juger par simple apparence, et perso je trouve ça ridicule, comment peut-on juger quelqu’un à sa façon de s’habiller, il est évident qu’il est plus simple de juger que de connaître.
    En tous cas moi je trouve ça génial de s’exprimer, de montré ce que l’on pense vraiment, bien sur la liberté d’expression existe, cependant en quel honneur le jugement doit être source de violence verbale ?
    Chacun son avis à ce propos, cependant, je n’arrive pas à comprendre, comment peut-on en arriver à de tels actions.

  110. J’ai peur…

    Parmi ce flot de femme fan, voilà que moi, un mec, trentenaire en plus, apprécie, que dis-je, adore ce blog, son contenu, son ton et cet article en particulier.

    Oui, ok, adorer cet article, c’est sans doute aussi maladroit que Gad Elmaleh qui tweet qu’il s’éclate au concert des Resto du Coeur et qui leur souhaite une longue vie.

    Mais fichtre que c’est bien dit tout ça. Alors on peut ne pas être d’accord sur la totalité des 18 tomes que tu viens de nous écrire, mais dans l’ensemble, comme ne pas l’être ?

    Je suis, en tout cas, tombé amoureux de la plume.

    Hop, un nouveau blog à suivre. Merci de partager tout ça avec nous

  111. Le plus malheureux c’est que les personnes les plus intransigeantes et les plus critiques faces à ce genre de choses.. ce sont les femmes elles-même, entre elles,.. et perso je pense que le fond du problème est là! Intéressant ton article ;-) :)

    1. Je sais pas si le fond du problème est là… les femmes sont devenues sexistes parce que c’était la seule manière de s’intégrer dans une société sexiste… c’est de la survie à ce stade-là, plutôt.

  112. MERCI. Merci à toi, jeune idiote, parce que je me bats tous les jours pour faire comprendre que non, une jupe n’est pas une invitation pour une partie de jambe en l’air gratos et facile. Non, ce n’est pas normal de se faire agresser verbalement sous prétexte qu’on est deux filles avec une bouteille d’alcool à la main.
    Est-ce que cela sous-entend que le moindre attribut féminin mis en valeur est signe de chaleur? Qu’on est bonnes qu’à reproduire? Si je remets mes cheveux derrière mon oreille, tu vas prendre ça pour un feu vert aussi?
    Je ne me considère pas féministe, mais j’ai tendance à le devenir, à voir la nécessité de l’être pour faire évoluer les mentalités.
    NOTRE CORPS NOUS APPARTIENT, je ne dirais pas mieux.
    C’est avec des articles bien écrits et argumentés comme le tien qu’on pourra faire avancer le débat !

    Séléna.

  113. J’ai lu ça entre midi 15 et midi 30 sur ma pause déjeuner, juste parce que c’était relayé par des gens biens. D’ailleurs j’vais relayer aussi, ça se laisse lire.
    J’aime pas laisser des commentaires, ça fait Skyblog (‘tain vazy met des com’ tarace!), mais putain que j’aime quand les femmes ne sont pas féministes mais égalitaires. Puis bien sur, t’a l’empathie qui s’en mêle, et forcément c’est le bordel dans ma tripaille.

    Plein d’amour.

  114. contente de lire enfin ce billet plein de rage et de veracité. Heureuse de te savoir toi aussi dans le.combat de la liberté de la femme ! Ta façon d ecrire est juste parfaite.

  115. Oh bordel.
    Merci, à toi, infiniment.
    Je sais pas qui tu es et j’avais jamais rien lu de toi. Mais là tout de suite, je t’aime, ou plutôt j’aime toute ton idée, toute la force qu’il y a derrière. J’ai envie de chialer en voyant tout ça. Par ce que ça veut dire qu’il y a encore de l’espoir, que tout n’es pas à jeter. Merci pour ton cri de révolte, de trouver les mots justes. Merci.

    (j’espère que ça paraitra pas déplacé et que tu comprendras ;____; )

    1. Je comprends et comme en fait depuis ce matin je ne fais que chialer ma race devant tout ce que je reçois, ces commentaires pleins de gratitude, ces photos magnifiques… ben solidarité dans les larmes quoi. Merci à toi !

  116. Je pourrais écrire un long message pour dire que je suis d’accord avec toi, que depuis des années quand on me traite de salope ou de pute, je réponds « et alors ? » ce qui fait taire les cons mais n’empêche le coup bas de blesser, que oui j’aime le sexe et que j’emmerde le monde, que non je ne baise pas avec tout le monde je ne baise pas avec toi tu vois, etc etc.
    Mais en fait je ne dirais qu’une chose :

    MERCI !

  117. Merci. Merci pour ce texte, je m’y retrouve, c’est ce que je pense mais que je n’arrive pas toujours à le dire, à le formuler. Alors je le garde sous la main, pour le montrer quand je n’arriverai pas à m’exprimer, et pour le relire quand je serai fatiguée et énervée, comme l’autre soir quand un mec m’a sorti « que l’objectification du corps des femmes n’est qu’un détail, que y’a des combats plus importants ».

    Et je vais participer au projet « mon corps m’appartient », parce que c’est une très bonne idée. :)

  118. Merci beaucoup pour cet article. J’en étais déjà arrivée à douter. À me dire « peut-être bien que je suis une salope, et peut-être bien que c’est mal ». Et je trouvais ça très injuste parce que franchement, je n’avais pas l’impression d’avoir un comportement extrême, ni que mon comportement soit « mal ». Mais avec les regards, les jugements, les comportements de autres à mon égard, je me posais vraiment la question. Ça fait du bien de se voir rappeler qu’on a le droit d’être la personne qu’on est, et que personne ne peut nous le reprocher. Merci.

    1. Peut-être que t’es pas une salope, et surtout peut-être, que dis-je, j’en suis sûre, qu’être une salope c’est pas si mal.
      Après tout, ça veut dire aimer le sexe et ne pas s’en cacher non ? Ptêt bien que je suis une salope aussi alors !

  119. Je trouve ça dommage que tu ne réponde positivement qu’aux personnes qui partagent ton avis. Il y a dans les commentaires que j’ai vu, des avis différents du tien certes, mais réfléchis et surtout les gens se sont donné la peine de te répondre. Si tu veux vraiment faire changer les gens, dialogue avec eux au lieu de te contenter d’un « merci, bisou » méprisant et très immature.

    Je suis assez d’accord avec ton article, mais est ce que les gens qui ne le sont pas, et l’expriment de manière polie méritent que tu leur réponde comme ça ?

    1. Quand on me dit que mon indignation n’est pas justifiée, qu’être une femme forte c’est endurer sans rien dire, quand on m’explique pourquoi en long en large et en travers, j’aurais mieux fait de me taire, je n’ai qu’envie de répondre « merci, bisous ».
      Je pourrais aussi supprimer ces commentaires mais je décide de les laisser parce que ça fait partie de la vie, mais je n’estime pas devoir faire plus.
      D’ailleurs je suis toute disposée à ce répondre de manière positive, avec plus de deux mots, si on cherche vraiment à comprendre ce que je dis, sans se contenter de prendre mes mots et de leur donner des intentions totalement à côté de la plaque.

      1. Tu as parfaitement raison de ne pas répondre à ces remarques. Il me semble que ton point de vue est bien et clairement exprimé d’entrée de jeux. Pour moi c’est un signé de maturité et une réaction d’une grande sagesse.

        Allez au delà c’est nourrir la polémique, on n’est plus dans le débat d’idées constructives. Bravo.

  120. En lisant ton article, surtout en lisant ta relation avec ton corps j’avais l’impression de lire ce que ma femme aurait pu écrire. Je peux donc comprendre ce que tu ressens, pas totalement évidemment parce que je ne l’incarne pas, mais parce que je vis avec quelqu’un comme toi depuis suffisamment longtemps.

    Ce commentaire alimente également ce fait actuel et horripilant que tout le monde est un critique, mais je voulais juste dire que j’étais d’accord avec toi. Que ton image t’appartient, que l’avis des autres sur ce que tu décides d’en faire est hors sujet . Tu as le droit d’être fière.

    Je déplore sincèrement la mentalité sexiste ambiante, j’en suis constamment choqué. Mais je confirme qu’il existe aussi des hommes qui luttent contre ce sexisme.

    En tout cas continue de ne pas fermer ta gueule. Ça fait du bien.

  121. Bravo pour cet article ! le problème est qu’il ne sera pas enseigné à l’école, et ne sera pas lu par tous les sexistes dont tu parles… mais il faut continuer, ça ne peut pas durer comme ça.

  122. Je suis tout à fait d’accord avec toi et c’est avec grand plaisir que je partage cet article, car il faut de temps à autres se faire entendre.

    Et aussi je plussoie particulièrement le fait que l’on peut se sentir mal dans sa peu en étant ni trop mince ni trop grosse et que ce n’est pas simple d’être jolie mais de ne pas s’aimer.

    Les commentaires qui relèvent du sexisme et de « haters » n’aident pas.

    Merci pour ton article et bon courage !

  123. Bonjour,

    Bravo. Colère salvatrice et très juste. Je la partage car je suis un homme qui n’aime pas vivre dans un monde sexiste à en faire crever. Les comportements décrits… Ca me révolte.

    Bonne continuation !

  124. Dommage j’ai du m’arrêté à « qui se bourre la gueule en soirée et vient se plaindre le lendemain si on l’a violée. (ouais, quand on boit on assume) » qui gâche tout le reste, je n’ai pas pu continuer, trop déçue par ce que tu viens de dire. Je ne te connais pas et il ne me semble pas connaître ton travail (même si j’ai le vague souvenir d’un article déjà lu il y a un moment) mais ça me semble totalement incohérent avec tout le reste.
    Tu ne peux pas titrer cette article « mon corps m’appartient » et ensuite sortir une phrase pareille!!!! C’est au niveau des commentaires de la sœur de ta pote!
    Et la culture du viol alors? Tu fais culpabiliser les filles de se prendre des cuites? Si elles se font violer c’est de leurs faute?
    S’il vous plait, dites moi que j’ai mal compris….

    1. Mais euh, si t’avais lu le reste de l’article t’aurais vu que c’était de l’ironie, et que je trouve pas ça justifié du tout en fait… forcément si tu t’arrêtes à la première ligne…
      Cela dit c’est un point qu’il faut que je travaille, si l’ironie n’est pas perçue… mais faut lire jusqu’au bout sinon ça n’a aucun sens :)
      Ou alors je suis pas claire ? En tout cas je suis très cohérente, et la personne dont je parle là, et à qui on a dit, mineure, bourrée, que si elle s’était fait toucher c’était sa faute parce qu’elle avait qu’à pas boire, c’est ma meilleure amie… ça me ravage qu’on puisse penser ça de nos jours. Je vais corriger l’article, désolée de t’avoir froissée du coup parce que on est ENTIEREMENT d’accord en fait !

      1. Alors personnellement, j’ai compris l’ironie sur les autres exemples, mais sur celui là, la façon dont il est écrit, oui tu as merdé sur les guillemets et la tournure , parce que ça sous-entend directement qu’à tes yeux, une nénette bourrée doit assumer d’avoir été violée, parce que c’est elle qui l’a cherché. On parlait de ton article sur FB, et j’ai relevé ce point, 5 min lus tard on me faisait part de ton erratum, et heureusement, parce que comme Anais, quand j’ai lu ça, j’ai ragequit ton article en invoquant toutes les flammes de l’enfer sur toi :D

      2. Pour défendre Anaïs quand tu écris ça je l’ai également prit au pied de la lettre mais ça me semblait bizarre vu ce que je lisais jusque la, alors j’ai été plus loin et à la fin (Et on te répond « ah moi si mon fils couchait avec une nana bourrée en soirée, et que le lendemain elle portait plainte pour viol, je dirais que c’est une connasse la fille quand même ».

        Et on te dit « ça poste des photos en bikini sur Facebook mais ça veut pas coucher, quelle aguicheuse celle-là ».

        Et on te dit « normal qu’ils t’aient suivi dans la rue en te montrant leurs bites, t’étais bourrée et t’avais une jupe… »….) la j’ai totalement perçu l’ironie. Donc je pense que c’est cette phrase la toute seule qui pose problème :)

      3. Comme Anaïs, j’y aie cru également mais après avoir lu la fin de l’article j’ai fini par comprendre.
        En tout cas, c’est du beau boulot !
        Quel plaisir de lire ce genre de chose, merci.

    2. Voilà, en gros, c’est ce que j’ai dit. Mais comme vous avez été nombreux à me signaler que l’ironie n’était pas forcément bien détectable dans mes propos, j’ai préféré corriger.

  125. Tu as parfaitement décrit ce que j’ai toujours pensé mais que je n’ai jamais réussi à expliquer ou à faire comprendre à tous ces mecs et même filles qui ont le c*l bien serré.

    J’espère que de nombreuses personnes liront cet article.

  126. Bonjour, je ne connaissais pas ton blog et c’est par le truchement de FB que je suis arrivée ce matin sur ton article. En temps que femme je suis en adéquation avec la majorité de ce que tu exprime dans ton article. Il faut être extrêmement vigilante car notre époque à tendance à faire un retour en arrière sur la condition féminine et le droit de faire ce que bon nous semble de notre corps.
    Je me permet simplement un bémol sur un point, je pense que lorsque l’on utilise des « réseaux sociaux » quel qu’il soient , on se donne à voir. En quelque sorte on se met en scène et donc par la force des choses on s’expose aux jugements. Certes il est tout à fait normale d’exiger un minimum de savoir vivre et de respect de la part de nos congénères en revanche il me semble impossible de vouloir se soustraire au jugement.
    Voilà ma pierre à l’édifice de ce débat, dans tous les cas merci de nous donner une raison à chacun de pouvoir s’exprimer.

    1. Merci pour ton commentaire.
      Ce que je déplore c’est en effet le manque de respect. Qu’on juge ma photo ou celle de mon amie moche ou choquante, pourquoi pas. Mais il y a des manières de l’exprimer, les insultes et le slutshaming n’en font pas partie.

  127. bonjour, je voulais juste te dire MERCI,
    merci pour cet article, merci pour la photo, merci pour la « leçon »…
    et BRAVO pour ton courage !

    Natacha

  128. Merci pour cet article qui m’a fait réaliser que bien trop de fois j’ai eu à me justifier sur toutes ce choses et que toutes ces fois où je me suis sentie « sale » et que j’ai encore plus détesté mon corps à cause du regard/jugement des autres, ce n’était pas normal.

  129. Merci pour cet article.
    J’avais été choquée par des réactions suite a une photo de moi allaitant mon bébé.
    Mon dieu ! On voyait une tête de bébé, manifestement repu et heureux, cachant le sein de sa mère et tenant son téton dans la bouche ! L’horreur suprême !
    « Inceste », « dégueulasse », « vicieux » etc…
    Pourtant rien de choquant et une photo que je trouve superbe, prise sur l’instant…
    Merci donc pour cet article. Il ne changera pas le monde… Mais il a le mérite de dire les choses !
    Personne n’est choqué de voir du sexe partout pour vendre un yaourt ou une voiture… Mais une belle photo crée des commentaires aigris.
    Tous ces gens seraient-ils si mal dans leur vie ? Leur peau ? Et leur sexualité ,

    1. Inceste?? Nourrir son enfant au sein?? Au risque de paraître snob, j’espère que tu as supprimé tous ces abrutis, car tu ne mérites certainement pas de t’entourer de… je trouve pas de mot qui ne soit pas affreusement méprisant, mais tu m’as sûrement comprise.

      On peut exhiber des photos à poil de bébés et d’enfants jusqu’à 8 ans (d’après ce que j’ai vu) sur internet, chez soi, parfois en grand sur les murs, même que des fois c’est même pas le tien, parce que c’est mignon, lolilol!
      Mais une scène d’allaitement, de fusion sereine entre la mère et l’enfant, qui rappelle celle qui a lieu lors la grossesse, est souillée par ce sein adulte tellement dégueulasse, parce que quand on devient adulte, on devient sale. Y a qu’à voir comment certains parents traitent leurs ados parce que ce ne sont plus de petits trucs purs, innocents et malléables.

      Le monde est moche.

  130. Super billet.
    Sinon, le monde est plein de connards dans ce genre. J’sais pas si y’a une autre solution que « live and let die ». Enfin, faut pas laisser ce genre de frustrés de la pine avoir une influence sur ta vie. C’est vrai que depuis les réseaux sociaux, les enfoirés de toute sorte se sentent plus pisser.

    Juste un point sur l’art médiéval : si, si, déjà à l’époque, y’avait des gens pour dénoncer l’obscénité de l’art, dire que l’art allait corrompre la jeunesse, détourner les gens de l’Eglise et précipiter la société entière aux enfers. Le taux de tolérance à la nudité à beaucoup varié selon les pays et les époques. Tiens, d’ailleurs, l’histoire la plus marrante à ce sujet c’est celle de Daniele da Volterra, le « culottier » engagé pour peindre des slips aux nus de la Chapelle Sixtine. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniele_da_Volterra)

  131. Bravo !!!! Je pense que tout ça a besoin d’être dit et répété !!!!
    J’adore ta photo de profil. Ma première pensée en la voyant fut : « whaouuuuu on dirait une photo d’art ». Elle est superbe, en rien vulgaire, pas du tout aguicheuse. C’est les tordu et les jaloux qui penseront ainsi

  132. Bravo et merci pour ce coup de gueule.
    Moi j’ai foncé droit dans le mur pendant 18 ans: 3 mômes, 50kg de pris, un corps détesté que je ne regardais plus, un look de femme de 60 ans à 25 ans , une abstinence sexuelle « bien-vue » par la famille, les amis; les collègues.
    Et puis un jour électro-choc: les hommes autour de moi vibrent, jouissent de la vie et moi je me meurs. Il faut réagir.
    Aujourd’hui j’ai perdu 20 kg, je pose nue régulièrement avec un corps de 80kg assumé, je danse, je ris. Je vibre dans des bras d’hommes sublimes , ma sexualité est rayonnante et je dépasse les incompréhensions de mon entourage.
    Un jour ma fille de 3 ans m’a dit que plus tard elle voudrait être « un garçon ». Le choc, les larmes, la peur d’avoir loupé un truc… Ce jour-là je suis devenue femme libre à part entière: pour elle, pour moi… Comment à 3 ans pouvait-elle se sentir « diminuée » en tant que femme par rapport aux hommes?
    Aujourd’hui je veux lui prouver que naitre femme est le plus beau cadeau de la vie. C’est un combat discret de tous les jours mais il est superbe.
    Carine, femme et fière de l’être, enfin….

  133. « Parce que le rouge à lèvres, la posture, le regard, l’effet couleur sur du noir et blanc. « Suceuse ». C’est quoi le mal à être une suceuse, déjà ? C’est quoi le problème, de ressembler à une « pute » ? (je cite, hein, perso je passe pas mon temps à comparer le look des nanas entre elles et à décider que celui-ci fait pute et pas celui-là) C’est quoi le problème, de cette photo ? »

    Le problème de cette photo c’est qu’elle est mal cadrée et avec un effet beaucoup trop utilisé (surtout depuis Sin City) mais qui ne rend pas vraiment bien sur cette image.
    De plus, la pose est pas idéal (tu évites de mettre ta mâchoire en avant quand ça va être hyper accentué par l’effet de couleur, par exemple.)

    Ça, c’est de la critique.
    Pour le coup, je revendique mon droit à donner mon avis, parce que c’est sain et que ça peut faire évoluer les choses et aider les gens à s’améliorer.
    Après, si je débarquais en disant « photo de merde, apprend à utiliser un appareil avant de poster sur Facebook, lol » ce serait pas mieux que ce « Suceuse ;) ».

    Bref, le problème ça n’est pas forcément ni l’opinion ni le fait de l’exprimer, juste le fait de sciemment rabaisser l’autre.
    Je n’ai trop rien contre la lutte contre le slut shaming (difficile à tourner cette phrase…) mais bon sang, je revendique le fait de pouvoir avoir un avis et d’avoir le droit de l’exprimer pour peu que ça soit avec du bon sens.

    1. Bon, le « C’est quoi le problème de cette photo » était une question à laquelle j’aurais jamais cru qu’on répondrait ça !
      Mais du coup merci, parce que oui ça c’est un avis valable, tu peux tout à fait trouver la photo moche, pas flatteuse, tout ce que tu veux, c’est une opinion comme une autre et personne peut discuter de ton goût sur le physique d’untel ou sur les photos qu’il partage.
      Par contre, « suceuse », désolée mais c’est pas un avis, c’est pas une opinion… ça marche pas quoi, ça veut rien dire.

  134. Je plussoie globalement ton point de vue, si ce n’est le fait de poster une photo (ta photo de profil, par exemple, puisque tu en parles) pour, dis-tu, recueillir des avis positifs (des compliments) mais pas des avis négatifs?
    Alors attention, se permettre un jugement à partir d’une photo est inacceptable mais, sans savoir si tu as eu de simples avis, que réponds-tu à la personne qui te dira sans t’insulter que ta photo la choque?
    Après tout, et on n’y peut rien, tout un chacun possède sa propre morale.
    Que dire d’une personne qui n’aime simplement pas ce qu’elle voit, notamment le corps qu’elle voit? Sans t’insulter ou te juger, bien sûr. N’est-ce pas son droit?
    Je te le demande, est-ce que tu dis à cette personne de fermer sa gueule parce qu’on s’en fout de son avis (et qu’au fond ça revient à dire que tu n’attends que des retours positifs) ou refuses-tu uniquement les avis négatifs qui se sont transformés en jugement?

    1. Je n’ai jamais dit que je n’acceptais pas les avis négatifs.
      J’ai dit que je n’acceptais pas les jugements. Je n’accepte pas que quand je parle, on me dise « ta gueule t’es nue sur ta photo de profil, salope ». Je n’accepte pas qu’on me rabaisse parce que j’ai fait ce choix et que je le revendique.
      Evidemment si on vient me dire « je suis mal à l’aise devant ta photo », why not. Ca ne m’empêchera pas de la laisser, hein, qu’on s’entende. Mais je peux comprendre (en faisant beaucoup d’efforts), et OK.
      Je n’attends rien sinon qu’on me respecte.
      Je n’ai pas dit non plus que je voulais ABSOLUMENT tête de ma mère recevoir des avis positifs, je mendie pas les compliments. Ca m’aurait fait plaisir, j’en avais sûrement besoin aussi. On va pas se mentir que quand on poste une photo de profil on n’a pas spécialement envie de recevoir un « ah putain t’es moche », par exemple. Ca peut arriver, c’est pas grave, c’est la vie, mais c’est pas ce qu’on attend.

  135. Article très intéressant et courageux. Je me suis énervée au gré de ma lecture, je vivais complètement la situation.
    Quand j’ai vu la photo de ton amie, ce que j’ai pensé direct c’est que j’adore la couleur de son rouge à lèvres. Je n’ai rien trouvé de sexuel, ni de choquant, et certainement pas de message implicite sur la fellation. Le commentaire est largement déplacé, même pour « rigoler », j’aurais incendié la personne concernée. Après tout, comme tu le dis, les femmes ont le droit de vivre comme elles l’entendent. Le problème de notre société actuelle, c’est effectivement de confondre le nu avec la sexualité et c’est bien dommage d’ailleurs.

    et comment ne pas être révolté de ces gros lourds dans la rue qui nous dévisagent, nous fixent, comme si nous étions des morceaux de viande. Merde ! si j’ai envie de me balader en mini-jupe, cela ne regarde que moi.. Ce que j’exècre le plus c’est cette phrase que ma mère me dit tout le temps « tu ne vas pas sortir comme ça, tu veux te faire violer ou quoi? » Ah! non! non! non! et puis de toute manière et c’est malheureux de dire ca, mais les violeurs ne vont pas attendre de voir passée une fille en robe, non, ils passent à l’acte que tu sois en pantalons, en manteau, ou en combine de ski (je parle d’expérience) C’est une impulsion, il n’y a rien de réfléchi.. tu peux être jeune, plus âgée.. peu importe. Alors cet argument a deux balles, franchement…

    bref, tout ça pour dire, que les mentalités régressent au fil des années et c’est bien triste.

  136. bonjour a toi, je suis tombé sur ton blog un peu par hasard ( grâce au fb de la zad est partout ) et je suis étonné de voir que les commentaires condamnent les abus sexistes, les comportements déplacés et les pensées conservatrices, sans en dénoncer leur origine véritable ! L’abolition des sentiments et des émotions dans notre société qui réduit les relations humaines au coïte jusqu’à en oublier, qu’à la base, le sexe, est l’expression physique de l’Amour ! Il est évident que l’image de la femme est largement dégradée, qu’elle la réduit au rang de « femme-objet » ( il n’y a qu’à regarder les émission de télé réalité que les jeunes prennent pour modèles aujourd’hui ). Il serait temps ( après plusieurs milliers d’années d’existence ) que l’humanité comprenne la complexité de la complémentarité homme femme ! Il y a un dicton de chez moi qui dit « Ce sont les femmes qui font de nous des hommes ». Quand au souci de l’acceptation de son corps, qui est un problème de plus en plus présent à notre époque, là encore je pense qu’il est nécessaire d’en identifier les racines, qui résident dans les critères de beauté toujours plus poussées par les médias et l’industrie de la mode qui conditionnent nos jeunes à tous se ressembler le plus possible. Le souci, la perte d’identité personnelle, a force de vouloir ressembler a tout le monde, on en oubli qui on est vraiment ! je rappel qu’au moyen âge une femme mince était considéré comme mal nourri voir malade, et que les femmes bien en chair étaient les plus désirables, comme quoi les goûts et les couleurs ça ne se discute pas ! Pour en revenir au sujet initial je trouve outrant que des gens puissent trouver amusant de s’insulter publiquement sur internet, et puis la photo, je ne vais pas dire que je pense que les gens qui y voient un quelconque sous entendu sexuel sont des gros frustrés ( ah si c’est sorti tout seul ) mais personnellement elle m’évoque plus un sentiment de tristesse qu’une envie de me faire sucer ^^ ! Tu as eu tout a fait raison de dénoncer cet acte de méchanceté bête et gratuit, peut être  » anodin  » pour certains, mais c’est en agissant ainsi que l’on pourra mettre un terme à ce genre de comportements. En espérant que la soeur de cette personne visitera ce blog, je vous souhaite a tous une agréable soirée, t’à un soutien de plus, et j’aime beaucoup ton style littéraire c’est clair, moderne et très franc ! Peace !

  137. Merci a toi Jeune Idiote ! Merci car l’éspace d’un instant je me suis retrouver dans tes écrit..Ce que tu a écrit est universel ! ( et franchment chapeau!) Sa fait du bien :)

    ton article est la meuilleur réponse a la connerie des gens !
    C’est un combat de tout les jours…La lutte continue

  138. Enfin une féministe qui a des couilles (y) C’est de plus en plus en rare :/ BRULEZ VOS SOUTIFS MERDE ! :p Vous n’êtes plus « obligé » de porter des pantalons comme dans les années 50 mais le combat est loin d’être finit ! Courage

  139. @MadameSuperbeTexte : Bravo, tu exprimes la rage que j’ai en moi sans savoir l’exprimer. Tu as un courage incroyable, je te souhaite de ne jamais perdre ta révolte contre l’obscurantisme. Et tu as raison de trouver ta photo belle (et si je pensais le contraire ce serait moi que ça regarde et je n’aurais pas à « enquiquiner » mon monde, on est d’accord). Elle est riche, elle semble sortie d’une autre époque et me fait me demander ce que pense cette fille. Oui, il y a plein de choses dedans.
    @MadameSuperbePhoto : Cette photo est juste belle. Les gens qui postent ce genre de commentaires haineux sont bien misérables (et méprisables). Cependant le mal qu’ils font est là. Quand c’est la famille c’est tellement pire. Je lisais récemment (perdu le lien) qu’aimer sa famille n’est pas un DEVOIR. On ne la choisit pas, et il est parfois meilleur pour soi de s’éloigner de ses individus toxiques (et dans la vie en général mais c’est moins difficile). Je ne saurais que te conseiller de la bloquer au maximum et de limiter les interactions. Plus facile à dire qu’à faire et je ne te connais pas. Néanmoins c’est le ressenti que j’ai après avoir lu tous les commentaires. Je te souhaite également beaucoup de courage. Personne n’a le droit de décider pour toi de ce que tu dois faire, penser ou ressentir. Et ça vaut pour tout le monde.

  140. Merci. Merci beaucoup.

    C’est exactement ce que je n’ai pas osé dire lorsqu’il y a deux ans, j’ai postée une photo artistique sur mon facebook sur laquelle j’étais nue avec juste un collier – c’était pour le book d’une créatrice. Mes bras cachaient mes tétons mais quand même. J’ai du me censurer et couper la photo parce que j’ai eu trop de commentaires étranges, et un tas de messages privés très douteux.

    Lire ton article m’a donné du courage. Ca m’a fait reflechir sur l’attitude passive que j’avais lorsqu’on me traitait injustement. Et je pense que je ne me laisserai plus faire maintenant.

    En plus c’est con, si tout le monde partageait ton avis, le monde serait plus beau : les femmes n’auraient pas honte d’être belles et séduisante, et on aurait de jolies choses à admirer partout dans les rues !

    1. Ca me rend vraiment triste parce que pour avoir fait des études d’art, avoir beaucoup dessiné — m’être dessinée, d’ailleurs ! (un truc appelé « Nu de dos »), j’ai développé un véritable respect pour le corps humain, que je trouve beau, et ça me désole de voir qu’il faut absolument le cacher… J’adore les nus, je trouve ça super puissant que les modèles se dévoilent comme ça, y parviennent, ça me fascine. Sûrement lié à mon vécu par rapport à mon corps d’ailleurs. Donc j’aime le corps humain. Je veux le voir. Zut à la fin.
      Et franchement le fait que ce soit posté sur Facebook ne justifie en rien la tristesse de la chose.

  141. Un grand bravo à toi. Sache que la belle gueulante que tu pousses, cette soif de faire bouger les choses, de vouloir ouvrir ces esprits murés dans les maigres carcans de leurs idées arrêtées aura, je l’espère, la répercussion qu’elle mérite: un changement. Aussi léger soit-il. Mais un changement quand même. Et tous ces commentaires me rassurent. Ils sont la preuve qu’il y a malgré tout une écoute, des réactions, et non l’écho solitaire de ton indignation.
    Peu importe les « Ca me fait bien rire les féministes et leur révolte à la con, on en a marre de vos jérémiades », parce-que ça fait plus de deux-mille ans que les esprits ont confiné la femme dans une représentation pas totalement ADEQUATE. Alors oui, après tant de temps, on OSE enfin brandir le point en soulevant quelques injustices. Et c’est grâce à ce genre de soulèvement, à cette insoumission de moins en moins timide, que de plus en plus de femmes se sentiront capables, comme toi, de briser le silence.

    Merci.

  142. Putain, j’ai adorée.
    Ton article est juste arrivé au bon moment, encore ce matin on en parlait avec un ami sur le sujet et le soir je vois ça…
    J’admire ce que tu as écris et comment tu l’as fait. C’est juste parfait, il n’y a pas d’autres mots.

    Tu ne peux pas te rendre compte à quel point cet article m’a fait du bien.
    Merci, merci mille fois!

  143. Superbe coup de gueule qui vient du coeur. Merci de m’aider à me sentir moins seule dans ma rage contre la connerie humaine (qui semble n’avoir aucune espèce de limite quand on se trouve face à ce genre d’individus), et de dénoncer ces fléaux modernes que beaucoup, à tort, minimisent. Merci également de me rappeler que non, porter une robe un peu courte, un peu moulante ou avec un décolleté plongeant ne fait pas de moi une salope (contrairement à ce qu’on pourrait croire quand on se fait klaxonner par des excités du bulbe, ou qu’on se fait harceler dans la rue par des abrutis du slip, liste non exhaustive bien entendu) ; ou que mettre une jolie photo de moi sur internet ne fait pas de moi une allumeuse narcissique.

    Bravo pour ton courage.

    PS : vos photos sont toutes les deux très jolies et -selon moi, en tout cas – dépourvues de connotation pornographique.

  144. Bravo Pauline et merci pour ce billet!

    Je tombe sur le lien de ton billet posté par une amie sur facebook qui fait écho immédiatement au film que je viens de regarder « despuès de Lucia »Il faut que je retrouve le chemin de chaudoudouville pour pouvoir lire tes réflexions si intéressantes et que je m’inscrive à la newsletter

  145. Mon commentaire n’a rien de constructif,
    J’adhère, je comprend, je partage ta colère et ta réflexion.
    Voilà, je t’aime d’amour sans te connaitre, car tu as écrit l’article qui regroupe presque tous ce que je pense à ce sujet.
    Sur ce, je file lire ton blog, bonne continuation !

  146. Bonjour,

    J’aurais tant de choses à dire, mais … Non. Il y a assez de contenu dans ce billet, pas besoin d’en rajouter.

    Je veux juste que vous sachiez que, même si c’est lent, même si ça va encore prendre des années, il y a tout un tas de gens qui finissent par entendre ce que vous dite (pas forcément comprendre, mais déjà au moins ils commencent à se poser des questions).

    J’essaie de relayer ce genre de billet (et tout un tas d’autres qui abordent les mêmes thèmes) autour de moi, parce que j’estime que c’est important pour pacifier notre société de façon durable. Je sais que seule une partie de mes contacts le liront, mais souvent on finit par avoir une discussion ouverte avec certains d’entre eux, qui devient visible à ceux qui n’avaient pas cliqué sur le lien.

    Bref, j’espère que vous vous exprimerez encore beaucoup dans le futur, et je pars de ce pas mater les archives. :-)

    Amicalement,
    Stéphane

  147. Au nom de toutes les filles qui ont tenté d’être belles en mettant des shorts et de se maquiller un peu en se découvrant à 16 ans, merci.

  148. Je te conseille de lire « Reflet dans un œil d’homme » de Nancy Huston qui a bien éclairé ma vision d’un phénomène que tu dénonces : le regard des hommes sur le corps des femmes. Elle part du postulat très simple que l’homme regarde alors que la femme est regardée. Difficile de la contredire. Reprendre toute sa thèse serait long, mais je suis certain que ça fera avancer ta réflexion (que je trouve au passage courageuse, poignante et juste)

  149. Purée, c’est la première fois que je passe par ici, et c’est sûr, je reviendrai!!
    C’est tellement juste ce que tu dis. Moi j’éructe à chaque fois qu’un inconnu m’adresse un « compliment ». On t’a demandé ton avis à toi ou bien????
    Ahhhhhh il est presque 22h, et j’arrive à être énervée rien qu’en pensant à ce genre de réflexions, bravo :-)

  150. Je suis tellement… En colère.

    En colère contre cette éducation qui depuis que tu es toute petite, te lobotomise le cerveau en t’achetant une dinette et une Barbie, soulignant très subtilement que « meuf, quand tu seras grande, t’as beau vouloir gagner ta croute comme tout le monde et être indépendante financièrement, tout ce que tu vas réussir à faire c’est pondre trois marmots, faire la vaisselle et satisfaire sexuellement l’homme qui aura la bonté de prendre soin de toi à la maison, en échange d’un bijou ou d’une paire de chaussures par semaine ».

    Tu es directement rangée dans la boite « femme », en compagnie de tous les clichés infâmes que le genre représente dans notre société.

    Ca me donne envie de vomir, cette image qu’ont les femmes aujourd’hui. Vraiment.
    Hier j’attendais le bus. Une voiture s’est arrêtée pour me demander si je voulais qu’on m’amène là ou je souhaitais en échange de mon numéro de téléphone. Si mon esprit a eu envie de crier à ce mâle en rut toute la haine que je ressens à son égard et à tout ce qu’il représente, je n’ai pu que répondre bêtement « non, merci ». Et c’est ça, que je déteste. Ne pas être capable de crier directement ce que j’ai sur le cœur, parce que l’on m’a appris depuis toute petite à respecter les codes, et qu’on m’a bien fait comprendre qu’en tant que femme, je ne peux rien faire contre un homme sans que l’on me traite de salope.

    Et les codes de notre société aujourd’hui, comme tu l’as si bien dis, c’est qu’une femme, soit elle met un pantalon, soit elle ferme sa gueule quand on la traite de pute. Lamentable.

    Bien sur, tous le monde n’est pas comme ça hein. Mais c’est ce qui flotte dans l’air, ce sexisme/machisme omniprésent, partout, tout le temps. Y’a qu’à regarder la télé. Rien que les pubs de gels douche me font horreur tant cela pue la sexualisation.

    C’est là que l’art intervient, et bon dieu, heureusement qu’il existe.

    1. Quand bien même le mec t’insulterais de salope, quand y’a du monde, j’hésite pas à dire ce que je pense. Et encore plus quand je suis avec mon copain/amis/copines/sœurs. S’il y’a personne, en effet, de peur de ne pas me prendre un simple « salope », j’évite de gueuler.

      Le sexisme est quotidien, il est partout. Maintenant, je le vois vraiment quasiment partout. J’arrive pas à regarder quelque chose sans y voir une forme de sexisme. Ca m’obsède lol.

    2. Enfin ça, ça arrive aussi en tant qu’homme. Par contre bizarrement, c’est souvent des mecs aussi, mais pas que. Et là ça deviens vachement plus délicat de s’en sortir.

  151. Bonsoir, je suis tombée sur ton article par hasard et fichtre que ça fait du bien ! Du bien de voir que des voix se font entendre =D
    Pour ma part je suis piercée, tatouée, bref j’ai tous les vices ^^ et souvent, oui souvent on m’a dit « Ah ben POURTANT tu es très sympa, fiable et tout » pourquoi POURTANT ? Parce que les trous dans ma face m’empêchent de raisonner ? Oui ce doit être ça … A moins que ce ne soit mon fauteuil roulant (car oui je suis handicapée) et ça rend sage un fauteuil, inoffensive.
    Merci encore d’avoir écrit !

  152. Coucou, super article !
    Cependant je trouve cette phrase un peu ambiguë :
    « Merde à tous ceux qui pensent qu’une fille nue est une fille « facile », qui baise avec tout le monde et n’importe qui, qui se bourre la gueule en soirée et vient se plaindre le lendemain si on l’a violée. (ouais, quand on boit on assume) » : Je suis d’accord que la raccourcie fille nue = fille facile c’est moche. Mais pour un article qui s’indigne des préjugées et du sexisme, dénigrée une fille qui « baise avec tout le monde et n’importe qui » c’est plutôt contradictoire non ? Aprés tout si notre corps nous appartiens, « baiser » avec les 3 milliard et demi d’homme sur terre ( et donc « tout le monde et n’importe qui) si cela nous chante ne devrais pas etre « mal vu » ! Tu dis toi même que le carcan d’une société sexiste t’emmerde et pourtant tu a toi aussi des préjugées.Ce qui suit après est encore pire ! Se bourrer la gueule fais (d’après moi) aussi partie des plaisirs de la vie pour certain (à partir du moment ou on ne met pas en danger autrui évidement), pour d’autre c’est une erreurs « un verre de trop » mais ça devrait être en aucun cas une excuse pour être violée !
    Bref peut etre la syntaxe ta de phrase est mauvaise ou que je l’ai tout simplement mal compris mais j’ai un peu du mal avec cette partie !,

    1. Euh je crois que tu n’as pas compris ce que je voulais dire… ma phrase suivante est : « Merde à tous ceux qui pensent que c’est dégradant de baiser », je ne pense pas qu’il y ait un quelconque problème à avoir des relations sexuelles avec une personne, 2 personnes, ou 10 à la fois, franchement je m’en tape. Et je serais mal placée pour juger ;)
      Et mon « ouais, quand on boit on assume » était ironique, j’en parle plus tard dans le billet d’ailleurs ! :)

      1. Ok autant pour moi alors ! C’est sur qu’avec le contexte cette phrase m’as parue étrange ! (même si je persiste à la trouver syntaxiquement fausse et ambiguë ahaha ;) )

  153. Premièrement, bravo. Oui, bravo pour avoir exposé aussi clairement un point de vue auquel je ne peux qu’adhérer. Aussi, permettez-moi de partager une tranche de mon histoire personnelle.

    Il y’a quelque années, mon dos m’a lâché, dans le genre « totalement lâché ». A 22 ans je me suis donc retrouvé à marcher avec une canne. Pendant trois années de calvaire où je me suis retrouvé abandonné par mes potes de fac et où j’étais incapable de faire mes courses moi-même, j’ai perdu toute confiance en mon propre corps, certes pas d’un point de vue esthétique, mais toute même. C’est à ce moment là que, traînant sur internet, je suis tombé sur un site de charme-cosplay dont je suis tombé amoureux. J’y ai découvert sa communauté, ses modèles homme et femme, fiers de leur corps, aimant ce qu’ils faisaient et aimant en parler, ayant un réel souci de leur communauté de fans, ces même fans qui avaient tôt fait de virer d’eux même les élément les plus… malpolis dirons-nous. Évidement, aux yeux des gens à qui j’en parlais, je passais pour un pervers qui reluquait des filles nues les trois quarts du temps. En quelques sortes, tant mieux: cela m’a permis de trier rapidement les gens selon leur étroitesse d’esprit et leur promptitude à juger négativement tout ce qui a attrait à la nudité. De mon côté, j’ai repris le sport, faisant au mieux pour récupérer un corps duquel je pourrai, moi aussi, être fier, avec le soutien justement de cette communauté que je respecte.

    Puis j’ai rencontré ma petite-amie actuelle. Et merci Seigneur, elle aussi a éprouvé cette même admiration pour ces gens. Elle en est même devenue la première modèle française. Je suis extrêmement fier d’elle, et elle aussi, mais bien évidement, ça nous a causé quelques soucis: insultes, regards méprisants, couteaux dans le dos. Face à une telle pression, il était dur de garder la tête haute, mais on a tenu le choc. Bien sûr les mesquineries continuent, mais au final, on a eu droit à « c’est pas de l’art » nous aussi, et nous nous en fichons elle et moi. Nous assumons nos goûts, la fierté que l’on éprouve à faire ce que l’on fait. Mais oui, le jugement des gens est facile, mesquin, agressif. Alors que la libération sexuelle a eu lieu il y’a de ça près de 40 ans, il est encore de ces gens qui font tout pour réduire à néant les effort faits par les générations précédentes, pour tenter d’humilier ou de discréditer ceux qui mettent leur corps en valeur, ponctuellement ou de manière plus quotidienne.

    Alors une fois de plus, bravo pour t’être élevée contre une manière de pensée aussi stupide qu’archaïque, ces comportements mesquins. Etrangement, nous sommes très nombreux à vivre ce genre de choses au quotidien.

    1. C’est qui ta copine ? Parce que « première modèle française » c’est un peu prétentieux, surtout que tu parles de cosplay, et que la personne française qui a le plus de followers dans le cosplay, ce n’est surement pas ta copine :p T’entends quoi par première modèle française ?

        1. « Puis j’ai rencontré ma petite-amie actuelle. Et merci Seigneur, elle aussi a éprouvé cette même admiration pour ces gens. Elle en est même devenue la première modèle française »

          Je vois pas en quoi j’ai lu en diagonale, tu dis que tu as kiffé le cosplay et les modèles-cosplay et qu’elle a finit par kiffer au point de s’y mettre et de devenir « la 1ere modèle française », il n’y a pas de lecture en diagonale, je prends juste tes propos à la lettre.
          Et du coup j’en déduis que si elle est modèle, elle doit bien avoir un site/une page/quelque chose où ses photos sont visibles.

          1. Le charme-cosplay c’est différent je pense, et sans un minimum d’infos ça ne doit pas être trouvable comme ça. D’ailleurs, retrouverais-tu la photo de cosplay de quelqu’un sans connaître son nom ni le cosplay qu’il fait, ni le nom de son site, parce qu’il est connu et que ça devrait suffire? :)

            Et puis que cherches-tu en traitant les gens de menteur gratuitement? Je suis d’accord qu’il y a des mytho partout, mais quand même, tu cherches un peu la petite bête pour une phrase dans un grand témoignage qui n’a rien à voir…

  154. C’est beau. C’est pas tellement le mot qui convient, « beau » en fait, mais ça fait tellement du bien de lire des choses on ne peut plus vraies. J’ai une autre histoire avec mon corps, mais je m’attèle et vais m’atteler encore plus après samedi aux regards des gens qui ne comprennent pas ce que je fais de mon corps et pourquoi. Oui je me fais faire un tatouage assez gros (cadeau de mes 20 ans) dans le dos. J’y vais samedi et mais j’ai déjà eu des:  » han ça va pas être moche quand tu vas être vieille? » des « oh c’est gros, tu vas avoir du mal à trouver du boulot », « 600euros pour un tatouage, je trouve que c’est débile » et j’en passe et des meilleures.
    Quand au fait que je sois féministe (mais attention, juste pour l’égalité homme/femme, pas pour la suprématie de la femme), j’ai déjà eu des sales réflexions de mes copinES, oui de femmes, qui aiment bien le côté macho des mecs, qui disent quand elles veulent acheter une robe courte qu’elles veulent une « robe de pute », qui acceptent de coucher avec leur mec même quand elles en ont pas envie, qu’elles habitent pas cher leur mec et que dès quelles arrivent chez zux elle font leur vaisselle alors qu’elles n’y ont même pas manger… une fois ok ça dépanne et c’est gentil, mais je trouve ça dingue à la longue.. le pire c’est qu’elles trouvent ça normal, ouais ça met en colère, ça met vraiment en colère…

    Alors ouais, MERDE.

    Bravo pour tout. Et Merde aux cons. Et les nanas: Vivez comme vous l’entendez, personne ne le fera à votre place.

  155. Bravo! Juste, pour ma part je mettrais une petite nuance sur les jupes…Quand j’en mets une, mon but est d’être, où en tout cas, de me sentir jolie, par contre me sentir jolie ne veut pas dire que je cherche une bite!!!
    Les filles nous ne sommes ni des victimes, ni de futures victimes, nous sommes des guerrières de vivre dans ce monde qui n’est en rien adapté à nous, femme!

  156. Salut, je ne connais pas du tout ton site, je ne fais que passer au hasard des liens.

    Je passe de temps en temps sur des articles qu’on qualifie de féministe, et souvent je les trouve stupides/mal écris/réducteurs c’est selon, et par conséquent ils desservent leur cause.

    Je trouve ton point de vue très intéressant. Pèle-mêle, il rend vraiment compte du malaise (encore faut-il que les gens s’en rendent compte) vis à vis de l’hyper sexualisation et de son rapport avec le sexisme.

    Je te remercie pour même en pleine colère apporter les bonnes réflexions. Je ne suis pas d’accord sur tout ce que tu dis, et pourtant j’admire ton article.

    Si seulement les débats passionnées étaient animés avec au moins au tant d’intelligence que cet article…

    1. Euh sinon rien a voir mais ton blog semble afficher l’heure GMT et pas celle de paris pour les commentaires (un petit tour dans les paramètres de la plateforme pour régler ça? :) )

  157. Que mille jeunes idiotes écrivent, encore et encore, de tel article: il n’y en a jamais trop!

    Merci…et félicitations parce que ce n’est pas facile de mettre en avant tout son cheminement personnel par rapport à son propre corps.
    Donc, félicitations et merci pour la leçon de courage…

  158. Je me demande parfois si la meilleure des réponses n’est pas tout simplement de refuser le sous-entendu dégradant histoire de rappeler qu’il n’a pas lieu d’être.
    « Suceuse » ? Ouais, ET APRES ? Sucer, c’est cool. C’est agréable à faire, c’est agréable à recevoir, c’est l’exploitation logique d’une zone érogène que l’on stimule depuis toujours, avant même d’avoir le concept de sexualité… ben oui, si les bébés portent tout à leur bouche c’est parce qu’ils en éprouvent du plaisir.
    Que l’on soit homo, hétéro, femme, homme… le sexe oral est pratiqué par tout le monde parce qu’il est agréable. Le reste est affaire de représentations. De ce fait, cette « insulte » n’en est pas une, elle ne le devient que quand on tombe dans le piège tendu par celui qui l’énonce et qu’on s’en offusque. En faisant ça on laisse l’insulteur tordre le réel et le calquer sur ses représentations foireuses. On lui donne raison, d’une certaine façon.

    La solution serait donc de non seulement ne pas se vexer mais de revendiquer haut et fort que l’acte ciblé n’est critiquable que dans l’esprit malade de celui qui cherche à rabaisser via l’insulte. De dire en gros « ben ouais, je suce, j’aime ça, et après ? ». Ou au contraire « ben écoute nan, c’est pas mon truc, j’aime pas ça mais après tout chacun ses goûts. » Ramener l’acte à ce qu’il est en somme. C’est la seule manière de réagir qui me semble efficace sur le long terme… y’en a probablement d’autres hein mais c’est la seule qui me vient pour l’instant.

    1. C’est ce qu’a fait mon amie.
      Mais ça n’en reste pas moins violent, et si, c’est une insulte en fait. Il n’y a pas que les mots qui comptent, il y a le contexte, il y a l’intention, il y a ce que tout le monde veut toujours dire en disant le mot, même si c’est éloigné de la vérité.
      En soi, « pédé » c’est pas une insulte, hein, y’a rien de mal à être pédé. Sauf que ça peut faire mal quand on se le prend dans la gueule anyway.
      Donc je suis vraiment vraiment pas d’accord de dire que réagir à ça, c’est tomber dans le piège et donner raison. Et puis quoi encore ? On n’a plus le droit de s’indigner ?

  159. Salut,
    Tout d’abord merci pour le compliment.

    Ce que j’aimerai te dire c’est que le fait d’être un membre de ma famille ne veut pas dire vouloir mon bien.
    Ma soeur est malveillante et le montre dans ses commentaires. Si elle avait de l’inquiétude pour moi, elle serait venue me parler par MP, ou par téléphone.

    Ensuite, je n’ai aucun décolleté, pour la simple et bonne raison que je n’aime pas ma poitrine. Je prend même soin de cacher cette dernière sous mes longs cheveux. On ne voit strictement rien de ma poitrine, même si non, je n’ai pas de col roulé.
    Oui, je voulais sublimer mes lèvres, mais pourquoi sublimer cette partie de mon visage ferait de moi une « suceuse »? Pourquoi les lèvres seraient réservées aux baisers et aux fellations?
    Si j’avais sublimé ma main on ne m’aurai pas dit « cela m’évoque le fait de masturber un pénis » …

    1. Salut!
      Je trouve plus que dommage que ton commentaire soit passé inaperçu alors que tu as contribué à inspirer cet article.
      Et oui, je trouve ça débile de dire « moi j’ai envie de voir du sexe, alors je décide que tu as choisi d’inspirer le sexe en ne te couvrant pas de la tête aux pieds, mais si, je sais mieux que toi ce qui se passe dans ta tête ».

      gros bisous.

  160. Oui, dans la partie « antique » du musée ! ;-) Oui … mais c’est plus rare. Il y avait justement une expo sur le nu masculin, pour montrer-dénoncer le peu de tableau de nu d’homme. Enfin bref. Les nus ne sont pas choquant

  161. J’adore aussi, y a juste un truc qui me gêne (un peu) c’est quand tu parles de ta photo et que tu dis « même pas un bout de téton » mais même si il y avait un sein, ou autre … peu importe. C’est dur de se trouver belle, c’est dur d’aimer son corps, c’est dur de s’affirmer, de prendre confiance en soi … Le commentaire de « suceuse » est d’une violence extrême, d’autant que le poste en magique et la phrase encore plus ! Cette femme est juste dans le déni (et doit être dans une grande souffrance, pour faire preuve d’une si grande violence.) On dit souvent qu’on regarde et qu’on commente monde avec nos propres peurs …
    Bref, ne te censure pas …! et c’est chouette d’avoir réussi à poster ce genre de photo, le signe d’une belle progression vis-à-vis de ton image et ton corps. Il fallait du courage. Bravo

    1. Merci ;) je suis 100% d’accord avec toi, même s’il y avait un bout de téton, peu importe. Sauf que j’aurais encore eu le réflexe interne de me dire que ouais, franchement, j’avais abusé. Alors que là, justement, non, les précautions étaient prises. Cette photo est une preuve de courage, mais pas trop non plus… je sais pas si je suis claire. En gros, j’aurais pas posté cette photo s’il y avait eu un téton. En tout cas pas en photo de profil !

      1. C’est ça le problème, c’est qu’on mélange nu et sexualité, et qu’on cache notre nu sous prétexte de cacher la sexualité (là c’est moi qui sais pas si je suis claire). Le téton évoque la sexualité, mais un téton c’est aussi joli, ce qui peut servir à nourrir, donc ça aurait été dommage de la censurer pour ce motif.
        Enfin je dis « on », mais je parle de moi et peut être un peu de toi. Pour détester mon corps, et essayer d’apprendre à l’aimer, je le répète pour moi il fallait du courage, je sais pas si un jour j’arriverai à aimer une photo de mon corps nu, et la poster alors là …
        Bref. Pour moi les femmes peuvent se montrer d’une telle violence envers les autres et envers elle même … il y a du chemin !

          1. Oui enfin on comprend qu’on n’aie pas forcément envie d’avoir un ami Facebook qui a une photo de profil représentant une double pénétration ou un gang-bang, hein…

  162. Lire tes coups de gueule est un grand plaisir, même si l’objet n’est pas plaisant. On doit être nombreux-ses derrière nos écrans à nous sentir moins seuls.
    Dans le même rayon, j’en ai ma claque du nombre de films où la fille devient intéressante parce qu’elle résiste. Ben oui, si elle (aussi) éprouve du désir au début, c’est pas drôle. ça doit être le côté guerrier, conquête, territoire, etc. Une femme qui consent, c’est pas palpitant.
    Et pour l’exemple que tu évoques, certainement que la soeur de ton amie « rigole », mais ça n’a rien d’anodin. ça témoigne de l’hypersexualisation ambiante, de la confusion sexualité / pornographie / voire agression sexuelle…

    1. Bon, pour la soeur de mon amie… je la connais, je pense qu’elle est mauvaise. Mais l’exemple choisi, ce simple « suceuse ;-) » pour rigoler, peut tellement s’appliquer à plein d’humour borderline que ton commentaire est très pertinent ! ;)

      1. Pour ton amie, j’espère qu’elle pourra se distancer d’une personne si destructrice…

        J’aime bien ton projet « mon corps m’appartient » (que je découvre lors d’une 2e visite sur cet article). Mais en parcourant la galerie, il y a quand même quelque chose qui tressaille en moi… Comment dire…? certaines photos sont géniales, je tiens à le dire. Le projet, idem.
        Mais l’ensemble m’évoque la réflexion d’une amie (qui aimerait sans doute ton site si elle avait internet). « La libération de la femme ? tu peux porter une mini-jupe mais tu dois peser 50kg ! ».
        C’est comme si le point de départ, le projet que tu initiais, était « mon corps m’appartient » et le point d’arrivée « je rentre bien dans le moule non ? ». (Ce qui n’empêche pas qu’il y ait des vécus, des complexes, des mal-êtres… dépassés dans ces photos.)
        Peut-être que les personnes au physique plus « hors normes » sont moins franches pour oser dire « mon corps m’appartient » et l’afficher… une galerie de minces, de gros, de vieux, de jeunes, de blancs, noirs et autres nuances, de rides, de bourrelets, de cicatrices,… une galerie qui dise nous sommes toutes des belles personnes, même si on n’est pas dans le moule… ç’aurait été génial.

        Bref, ce n’est pas ton projet qui est en cause, bien entendu… je voulais juste faire part d’un noeud dans le ventre, apparu entre la découverte du projet et la découverte de sa concrétisation.

  163. Une nudite exposant les parties génitales peut n’avoir rien de pornographique, tout comme on peut faire de l’érotisme dans la suggestion. Et protéger les enfants, ce n’est pas toujours facile : affiches chez les marchands de journaux par exemple.

    1. Bien pour ça que j’ai précisé « exposant les parties génitales dans un but de montrer ou suggérer un rapport sexuel ou de susciter une excitation/un stimulus ».
      Ça c’est quelque chose le parent ne peut pas éviter à ses enfants. Par contre il me semble qu’Internet chez soi, c’est pas le même délire, que l’ordinateur où est située la connexion relève du domaine privé.

  164. Merci pour le coup de gueule !
    Je crois qu’on en a toutes besoin (consciemment ou non).

    Vos deux photos sont superbes (et pas du tout pornographiques). Le corps et la nudité ne sont pas des objets sales à cacher. L’hypersexualisation et les autres maux de la société ne viennent absolument pas de personnes comme vous, mais bien de celles qui sont du genre à vous agresser.

  165. Rhoooooo, je suis bien contente de m’être abonnée à ton blog hier!!
    Merci pour ce coup de gueule que je partage en tout point!

  166. J’en dis que ça fait bien quatre ans que je me bats pour démonter les automatismes sexistes les uns après les autres, et que cet article reflète à la PERFECTION la colère que je ressens. Je suis tellement en colère que Monsieur est souvent obligé de me dire de me calmer, sur le mode « relax, je suis d’accord avec toi », parce que sinon parfois je pète un câble, d’être sifflée dans la rue, d’être traitée de salope si j’ignore les cons qui me sifflent, que mon beau-père ait toujours pas compris que NON, je repasserai pas les fringues de son fils, parce que je déteste ça et qu’il peut très bien le faire tout seul. Ce sont des exemples évidemment pas exhaustifs du tout.
    Bref. Merci Pauline.
    <3

  167. Je déplore le contexte dans lequel tu as écrit ce post et j’en félicite le résultat. C’est un bon cri du cœur, c’est clair, c’est juste, ça n’est pas qu’une simple réaction à chaud, et (comme souvent) je m’identifie beaucoup dans ce que tu décris. J’aurais pu, et voulu écrire un post du même genre mais il n’aurait pas été aussi juste et aussi frappant.

    Courage à C. et à toutes les femmes qui ont le malheur d’assumer d’être femme et de ne pas vouloir s’en cacher.

Qu'en dis-tu ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s