bibliothèque

J’ai donné mes livres

Il y a quelques temps, je lisais sur le blog d’Antigone XXI son article sur la nécessité de faire, au moins une fois dans sa vie, le vide de son dressing. J’ai mis du temps pour m’y mettre, mais je l’ai finalement fait, et c’est ainsi que je me balade depuis quelques mois avec deux jeans en flux tendu et un nombre restreint de T-shirts et pulls qui fait qu’enfin, je mets toute ma garde-robe et non pas la moitié ou le quart, oubliant le reste au fond du tiroir, invariablement tout chiffonné. Mais ce n’est pas de ça que je voulais vous parler, parce que j’aurais pu vous raconter comment j’ai donné toutes les fringues auxquelles j’ai dit adieu à ma petite soeur, et comment depuis je suis sa soeur préférée (je suis sa seule soeur), sauf que l’histoire se serait arrêtée bien vite. C’est fini, rideau, du balai.

Non, ce que je voulais vous dire, c’est qu’il y a un peu plus d’un mois, j’ai décliné le concept du vide-dressing avec un meuble de mon appartement qui contenait à la base beaucoup plus d’éléments, et qui me suit, quasiment intact si ce n’est pour être augmenté dans son volume, depuis que je suis toute petite. Vous l’aurez compris, j’ai fait le vide de ma bibliothèque.

Tout ça m'a donné envie de relire les désastreuses aventures de Violette, Klaus et Prunille.

Tout ça m’a donné envie de relire les désastreuses aventures de Violette, Klaus et Prunille.

Grande lectrice ascendant collectionneuse

Si j’ai dû un peu me calmer ces derniers temps au vu de la tonne de choses chiantes et moins chiantes que j’ai à faire, je suis une grande consommatrice de livres — et j’utilise ce terme à dessein, parce que j’ai été du genre à regarder le nombre de page et la taille de la police d’un livre pour évaluer si son prix en valait la peine. Je lis extrêmement rapidement, et du coup parfois, mettre 8 € dans un truc pas particulièrement génial qui me tiendra une heure grand max, c’est un sacrifice que je ne suis pas prête à faire. J’ai quand même accumulé plus de trois cent livres dans ma vie, depuis la collection complète de Game of Thrones à quelques Marc Lévy et la quadrilogie des Twilight, et j’en ai ramené au moins 200 quand j’ai emménagé avec mon amoureux.

Et puis l’ère de la Kindle est arrivée. (apparemment tout le monde dit « un » Kindle, et tout le monde dit « un » selfie, mais moi je m’en fous je genre tout au féminin, c’est quoi le problème ?) Au départ destinée à mon amoureux pour ses longs voyages en train, j’ai tout de suite été fascinée par l’objet et je me suis mise à tout télécharger pour stocker dans mon petit objet léger, que le fiancé m’a donc cédé. Voyez comme je le manipule à merveille. Tout ça pour dire qu’arrivé à un moment, je regardais tous ces livres que j’ai fait déménager de ma chambre d’ado à mes parents en pensant : mais qu’est-ce que je vais faire de tout ça ?!

Petit interlude : please meet l'homme qui faisait du surf sur son toit.

Petit interlude : please meet l’homme qui faisait du surf sur son toit.

Une sombre histoire de meubles à bouger

Le temps passe et un matin on se lève, on se regarde dans le blanc des yeux et on se dit : « Tiens, on changerait pas l’aménagement de la chambre ? » Il a donc fallu vider les bibliothèques pour les faire passer d’un côté de la pièce à l’autre, et devant le champ infini de bouquins étalés sur le lit et par terre, j’ai fini par prendre une décision, très coûteuse dans un premier lieu. Faire le tri, ne garder que les essentiels, et donner le reste.

Comment qu’on fait, pour discerner les indispensables des autres livres vaguement bien parfois très nuls ? Et d’ailleurs, ça veut dire quoi, être indispensable ?

Les beaux objets

J’ai un faible pour les beaux livres. C’est ainsi que je n’ai pas pu me séparer de mes dictionnaires, des jolies BD, des versions reliées de The Casual Vacancy de J. K. Rowling et du Portrait de Dorian Grey de Wilde. J’aime également les collections, les longues séries, je trouve que ça claque dans ma bibliothèque. J’ai donc gardé les treize tomes des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, dont les couleurs et les titres amènent un vent de poésie amère sur mes étagères, et les nombreux thrillers de Chattam que l’amoureux a ramené dans ma vie.

Le poids des sentiments

En matière d’émotions, les livres sont d’incroyables messagers. J’ai ressenti des choses indescriptibles en lisant certains passages, et je suis inexplicablement inconditionnelle de certaines oeuvres qui ont eu beaucoup d’importance pour moi. Parmi eux, le célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen, Nine Stories de J. D. Salinger, et les sept tomes de Harry Potter. Mais encore plus bizarrement, j’ai pu me séparer de ces derniers, alors que j’ai gardé tout contre mon coeur l’exemplaire corné et vieillot des nouvelles de J. D. D’un côté, parce que je préfère maintenant avoir les livres dans leur version originale, surtout ceux que j’ai beaucoup aimé. Harry Potter ne remplissait pas cette condition. De l’autre, en les mettant sur ma liste de dons, j’espérais qu’ils combleraient le coeur d’un adulte ou d’un enfant qui ne connaissait pas encore ce fantastique univers, qui m’a modelée, construite, et habitée pendant des années. (je suis une Potterhead, voilà, c’est dit) Alors j’ai dit adieu à Harry et il est allé rejoindre la maison d’un garçon dans le sud de la France. J’espère que sa lecture lui apportera ne serait-ce que le quart de ce qu’elle m’a apportée à moi.

Mes trois beaux livres reliés : A Casual Vacancy, Doctor Sleep et The Picture of Dorian Gray.

Mes trois beaux livres reliés : A Casual Vacancy, Doctor Sleep et The Picture of Dorian Gray.

Relirai-je ce livre un jour ?

Parmi tous mes livres, il y en a que j’ai lu des dizaines de fois. D’autres qui m’ont transportée le temps d’une lecture, et que je n’ai jamais rouverts. Et enfin, il y a les maudits, les damnés, les malheureux qui m’ont trahie avec une belle couverture ou une quatrième prometteuse, pour me décevoir au bout de quinze pages, et que je n’ai jamais finis. Ceux-là, évidemment, je ne leur ai même pas donné une seconde chance. Faut pas déconner, et le but de vider, ce n’est pas de remplir à nouveau avec le même volume, mais bien de faire le vide. Les premiers, eux, ont vu quasiment automatiquement leur droit de cité prolongé. Ce sont ceux du milieu qui m’ont posé question. Imaginez-moi, un livre dans chaque main, à marmonner à leur tranche, « bon, tu es bien ou pas, toi ? Tu te laisses relire ? Non ? Ben tu dégages ! », avant d’en jeter un sur une pile de plus en plus grande.

On fait quoi maintenant ?

Une fois les bouquins qui restent rangés dans les étagères réaménagées, avec un peu plus d’ordre que lors de l’emménagement (qui consistait à juste tout fourrer dans les cases pour vider les cartons), il a fallu que je me penche sur ce que j’allais faire de la centaine de titres que je gardais sur les bras. Avant de me tourner vers les bibliothèques, Emmaüs ou les prisons, j’ai choisi de recenser chaque titre et de tout proposer à donner sur Internet. Mon compte Twitter et mon profil Facebook perso ont servi à faire le relai de la longue liste, et j’ai été très surprise de voir plus de la moitié de bouquins réservés en un temps record. Quelques mails échangés, quelques cartons à dégoter, j’envoie par la Poste, je dépose à des copains, doucement mes tas disparaissent et tout le monde est content. Du moins je l’espère.

Parce que finalement, pour moi, donner mes livres c’est donner un petit peu de moi. Chacun des livres que je possède m’a appris quelque chose, même ceux que je n’ai pas lus, qui m’auront au moins appris que je n’aimais pas tel ou tel style, tel ou tel auteur, telle ou telle narration. Je n’ai pas peur de dire que j’ai bâti ma personnalité dans les livres, depuis que j’ai su lire (c’est-à-dire vachement tôt) et c’est en lisant que je suis devenue qui je suis. J’aurais pu les vendre, finalement j’ai besoin d’argent donc pourquoi pas, mais je suis la première à dire que les livres, c’est cher, et ce qu’il y a de bien, à donner, c’est que c’est libérateur. C’est pas fait pour ça, on se dit pas qu’on va donner pour soulager sa conscience ou pour être quelqu’un de meilleur (scoop : ça marche pas !), mais c’est une manière de faire très simple, très rapide, qui n’engage pas de transaction d’argent à se demander si ce qu’on demande comme prix est correct ou abusé. Les frais de ports, c’est des frais de ports, et c’est pas moi qui les décide. La gratuité, c’est cool.

Je collectionne les livres, mais également les Lego mignons (et féministes pour ce set) (le fiancé a déteint sur moi)

Je collectionne les livres, mais également les Lego mignons (et féministes pour ce set) (le fiancé a déteint sur moi)

Là où je veux en venir (oui, abrège stp)

Dans une société où tout se paye et tout se monnaye, on voit fleurir partout des initiatives gratuites : des frigo en libre-service à Berlin pour lutter contre le gaspillage, un Livre-Service dont je parlais sur Twitter juste à côté de chez moi… sans parler de révolutionner le système, c’est en se tournant vers des solutions de partage avec les autres qu’on arrivera à faire avancer les choses. En tout cas, en tant que reine de l’utopie, moi j’y crois dur comme fer. Plus on sera à ramer contre le courant, plus on aura de chances de le voir s’inverser. Alors si vous avez trop de fringues que vous ne mettez pas, trop de livres que vous ne lisez pas, trop de jeux-vidéos auxquels vous ne jouez plus, et que vous n’êtes pas vraiment à quelques euros près, vous pouvez les donner. Il existe également des associations qui organisent des troc-party, où vous venez échanger vos vêtements/livres/autres avec d’autres personnes, pour renouveler vos stocks gratuitement. Pensez également comme je l’ai dit plus haut aux associations caritatives qui reprennent les vêtements en bon état, les jouets pour enfants (Dieu sait qu’ils en ont trop), les meubles…

De mon côté, je m’engage solennellement à ne plus acheter que de beaux livres dont je suis sûre qu’ils me transporteront plus d’une fois dans leur univers fictif, et d’emprunter ou télécharger les autres.

Et vous, c’est quoi vos livres chouchous dont il vous serait difficile de vous débarrasser ? Vous avez déjà opéré à un grand vide dressing/bibliothèque/placard à balais ? Racontez-nous tout !

On se retrouve demain pour le point hebdo du NaNo (rime riche), et en attendant : portez-vous bien !

PSTIESE (Post Scriptum Très Important Et Super Excité) : c’est bientôt la fiiiin des photos mooooches ! (d’après les infos top secrètes diffusées par mon petit doigt, cet espion de haut vol)

Publicités

21 commentaires

  1. Moi j’en dis que c’est une initiative généreuse pour les autres et libératrice pour soi même… Je pratique souvent le vide cartons principalement (pcq je déménage souvent et que je n’ai pas assez de meubles de rangement), alors dedans il y a pêle mêle des livres, des bibelots, des vêtements, des CDs…

    Alors je ne fais pas de « grand ménage de printemps », mais qd j’ai le temps je fais 5mn de tri, et souvent je dépose un carton en bas de mon immeuble marqué « servez-vous ». Ca me fait super plaisir qd tout part en 1 aprem, et ça me serre un peu le coeur quand je vois que les gens ont mis tout sans dessus dessous en prenant ce qu’ils veulent et en balançant le reste au caniveau…

    Il y a aussi une bibliotheque de rue à 20mn de chez moi depuis peu, et ça m’a aidé à être moins « conservatrice » avec les livres; j’en prends, j’en donne d’autres, je les ramène (sauf qd ils m’ont vrmt marqué) et j’en prends d’autres. Et surtout je ne culpabilise pas si je décide de garder un livre!!! Au début je m’en voulais un peu, comme si c’était mal, mais finalement, vu que j’en donne d’autres à la place, y’a pas de raisons…

  2. J’ai (au minimum) 20 ans de plus que toi, et je suis juste en train de faire le tri dans les 6 à 700 livres amassés avant ma découverte de la liseuse. En revanche, je les donne à Emmaüs, ou pour ceux qui sont vraiment très propres, au centre hospitalier de ma ville dont la bibliothèque tant adulte que jeunesse crie misère.. J’ai gardé moi aussi de beaux livres et/ou ceux qui me sont réellement très chers…
    Là je vais attaquer la grosse masse des livres de poche, tout ce que je lis maintenant dans ma Sony PRS-T2 mais ça va être douloureux…

  3. Tu as eu plus de courage que je n’en aurais jamais! Cela fait des mois que je reporte encore et encore le grand ménage de mon armoire… Bon, les livres, je n’en ai pas autant (à petit porte monnaie minuscules plaisirs) et depuis que j’ai souscrit aux 3€ par an à la bibliothèque municipale je suis accro… je lis bien plus que ce que je pouvais me permettre avant, et après avoir relu 10 fois tous mes bouquins il était temps.
    Mais il me reste encore tant d’espace à nettoyer! Quelle idée d’avoir mit un tiroir sous mon lit aussi… sont amassés là mes cours du collège à l’université! (malheur!)
    Bref, je pense que je vais prendre exemple sur toi et faire un ménage de printemps anticipé!

  4. Je fais régulièrement le tri dans mes livres, tout simplement parce que je ne vois pas l’intérêt de garder des livres qui ne m’ont pas plus transportée que ça. Je n’ai pas besoin d’avoir envie de les relire pour les garder, mais il faut au moins qu’ils m’aient beaucoup plu. Sinon, hop, je vire !

  5. Parfois, je me demande si je ne devrais pas lire les Harry Potter, mais je crois que j’ai juste loupé le coche en tant que grande lectrice née au début des années 80…
    Je suis entièrement d’accord avec tes idées sur le vide-placard/bibliothèque, le troc, tout ça, et je pratique aussi.

    1. C’est sûrement mon coeur de petite fille qui a grandi en même temps qu’Harry, mais pour moi, c’est un incontournable !
      Mais il est fort probable en effet, qu’il ne le soit que pour ma génération…

  6. Je dois l’avouer, je n’ai pas pu m’y résoudre encore… Je ne suis vraiment pas une grande ramasseuse, sauf, pour les livres et les CD… Et oui, ils font exception en tout: je n’ai pas grand chose, de ça j’en ai beaucoup et je ne suis pas très rangée, mais mes livres et mes CD sont classés en ordre alphabétique! :) Mais mon déménagement de chez mes parents a été un bon moment pour faire le tri, parce que je ne pouvais pas apporter grand chose, alors je n’ai pris que ceux dont je ne peux me passer parce que j’aime trop en lire des petits passages un peu n’importe quand (Ha, la collection complète de tout ce qu’à écrit Pierre Bottero…) et j’ai laissé le reste à mes soeurs… Alors je crois que tout ce que j’ai laissé chez mes parents, je n’aurai pas trop de problème à les donner! Il faudrait simplement que je m’y mette!
    Mais c’est un article vraiment intéressant sur quelque chose qui me touche particulièrement sur le sujet de se départir de ce que l’on a de superflu, parce que c’est vraiment là mon point faible! ;)
    K.

  7. Sympathique ton article :)
    Je crois que je n’ai jamais fait de « vide-dressing » ou « vide biblio’  » à proprement parler… De temps à autre j’me remonte les manches & vire tout ce que j’ai dans ma chambre pour nettoyer de fond en comble & quand je remets mes affaires, j’en profite pour faire le vide.
    Mais un vide-dressing… C’est tendu car j’ai tendance à entasser plus qu’autre chose & je porte absolument toutes mes fringues (exception faite d’un T shirt que je garde car c’est un souvenir sentimental).
    Un vide bibliothèque me serait pour ainsi dire impossible car la grande lectrice que je suis dévore encore et encore tous ses bouquins!
    En fait je suis incurable!

  8. Ton article me plaît beaucoup, et je trouve ça très généreux de ta part de donner tes livres. Pour ma part, je crois que j’y tiens encore beaucoup trop… mais je pense sincèrement, un jour, faire le tri comme tu l’as fait pour ne garder que l’essentiel. Etant en études de lettres, j’achète énormément de livre que je ne lis, probablement, qu’une fois et qui après ne me serve plus du tout (je ne compte pas à l’intérieur les classiques, je me dois de les garder).

    Tout comme toi, j’ai la collection complète des Orphelins Baudelaire, et je ne pourrais pas m’en séparer. J’ai aussi une bonne collection des livres Roald Dahl… et ça, je ne pourrais JAMAIS m’en séparer. Comme les livres de Harry Potter. J’estime que ce qui m’a fait lire, dans ma jeunesse, c’est la plus important de mes livres… c’est comme ça que je suis devenue une grande lectrice, et on n’oublie jamais ses racines n’est-ce pas?

    Bref, ton article est très chouette. Et peut-être que je vais instauré un « troc » avec mes lecteurs. Je pense que ça pourrait être sympa.

    BISES

  9. J’ai adoré ton article parce que je m’y suis complètement retrouvée. Comme toi je suis une dévoreuse de livre. J’ai du faire des tris de nombreuses fois, suite à des déménagements nombreux. J’ai pris le parti de me séparer des livres de type « roman » qui ne m’avaient pas plus que ça marqué. Maintenant que j’ai une grande bibliothèque, je ne me prive plus de les garder.
    Je pars du principe que je ne garde que les livres que j’ai adoré, les livres qui m’ont appris quelques choses et dans lesquels je peux retourner pour chercher un truc (même si c’est une ligne) par exemple les essais, les documents historiques, etc.
    Je garde aussi les livres sur la manière de concevoir la vie, qui m’enrichisse humainement comme par exemple « le monde soleil » d’albert espinosa, des livres que j’appel pour moi même initiatique. Et finalement je garde les livres pour mon métier, énormément sur le relationnel et les soins aux patients, la fin de vie, comment gérer le deuil,…pour pouvoir aller piocher dedans selon les situations.
    Dès que je lis un livre et que je me dis : ok bien mais voilà quoi…je le dépose soit sur un banc publique, soit dans une bibliothèque de rue (il y en a une pas loin de mon appartement), qu’importe la valeur financière du livre. Parfois si je sais qu’il peut plaire à quelqu’un que je connais, je l’offre.
    Et ceux que je ne finis jamais…je leur laisse toujours une chance, en me disant : oui mais peut être que…faudrait peut être que j’accepte que je ne les lirai jamais et les donner :-)

    Merci encore pour ton article!

  10. Ooh la collection des orphelins Baudelaire ! J’ai la même :))
    Comme toi, je suis une dévoreuse de livres depuis que je suis toute petite, sauf que ça fait des années que j’ai arrêté d’en acheter. J’en emprunte à la bibli, au CDI de mon lycée (qui est très bien fourni soit dit en passant) et on s’en prête entre copines.
    Néanmoins il m’en reste de pleins cartons de livres achetés quand j’étais plus jeune.

    Ceux dont jamais -ô grand jamais ! – je ne me séparerais sont les romans de la comtesse de Ségur (Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles et François le bossu) qui, comme tu le dis, ont vraiment forgé mon enfance et donc qui je suis.

    Ah, quelle merveilleuse invention que les livres ! <3

  11. ça doit faire un an que je suis en plein vide dressing/bibliothèque/placard à balai.
    Les vêtements ça va à peu près. Maintenant je vois très clair dans l’armoire.
    Les livres ça a été plus dur mais j’ai du donner l’équivalent de 3 ou 4 cabas remplis! Le pire étant qu’il m’en reste le double. ;-) Et là je ne compte pas la collection de BDs, dans laquelle j’ai opéré un tri la semaine dernière. ce fut dur, mais au moins on récupère de la place.
    On fait ça dans toute la maison avec mon chéri et tout part grâce à donnons.org. Ce site est vraiment très pratique pour les dons entre particuliers!

  12. Excellente initiative !

    Mais je ne pense pas être capable de me séparer de mes livres car comme toi, « Je n’ai pas peur de dire que j’ai bâti ma personnalité dans les livres, depuis que j’ai su lire (c’est-à-dire vachement tôt) et c’est en lisant que je suis devenue qui je suis. » Alors comment me dissocier d’une part de moi-même ? (serais-je schizophrène sans le savoir ? lol).

    Dans tous les domaines, je vais à – et ne garde que – l’essentiel mais là, que ce soit du guide pratique à la « grande littérature », TOUT est essentiel !

    Quid du papier ? Son toucher, son odeur; tourner les pages… Je ne peux me résoudre à utiliser une liseuse bien que je sois un geek par ailleurs…

    Heureusement, j’ai in fine peu de livres chez moi car j’en ai emprunté énormément ça et là (connaissances, bibliothèques municipales…) et j’en ai aussi prêté un bon nombre que l’on ne m’a jamais rendu…

    Bref, pas collectionneur mais sentimental voire nostalgique, je suis intimement lié aux mots : les livres sont mes meilleurs amis. Et l’amitié, ça n’a pas de prix : ça se donne ! Là, je te rejoins : si je devais un jour me séparer de quelques ouvrages, je les donnerai volontiers.

    Au plaisir de te lire encore et toujours !

    Chriss ;)

    1. J’aurais peut-être dû utiliser un terme plus précis… j’ai bâti ma personnalité dans le contenu des livres, et pas grâce aux objets-livres. J’ai mis un moment à m’en rendre compte mais je pourrais toujours retrouver les émotions que j’ai eues avec un roman ou un livre de développement personnel ou n’importe quel type de livre, même si aujourd’hui j’ai décidé de me séparer des objets. Pour certains j’ai de la tendresse, pour d’autres j’ai tellement puisé dans le texte que je n’ai pas besoin de la version papier pour être satisfaite. (je cherche quand même une belle édition d’Harry Potter à racheter, en anglais cette fois, à garder pour la postérité)
      Pour ce qui est de la liseuse… boarf, je ne suis pas attachée au papier, à son odeur, à tourner les pages… c’est finalement peu pratique pour lire dans mon lit, et pour voyager ? je lis tellement qu’une liseuse me fait gagner beaucoup de poids et de place. C’est un choix, que j’ai fait aussi parce que j’ai déjà énoooormément de livres. Si je n’en avais eu qu’une cinquantaine je n’aurais sûrement pas eu envie de tout donner ;)

      1. Merci pour ta réponse !

        Pas besoin d’être plus précis, c’est évident que c’est le contenu et non l’objet qui a construit ta (ma) personnalité. De la même manière, c’est peut-être ce que tu as lu et non-pas le fait de lire stricto-sensu qui t’as construit; me trompé-je ?

        Pour ma part, (savoir) lire est aussi important que la nature de mes lectures. Lire est le premier des pouvoirs : l’ouverture à l’éducation, à la Culture, à autrui… Bien avant le livre, ce sont les mots et leurs sens qui m’ont provoqué le plus d’émotion (et ça continue).

        Mon attachement au livre en tant qu’objet vient sûrement du fait que je suis né à une époque où il n’y avait pas d’autre support. Le livre est toute mon enfance : c’était l’évasion, c’était mon ami, mon compagnon; j’en suis donc nostalgique et pour remédier à cela, j’ai encore besoin de l’objet. Un jour, peut-être, je pourrai m’en passer comme j’ai pu (quasiment)abandonner le stylo au profit du clavier !

        Ceci dit, je comprends tout à fait ton point de vue. Notamment par le biais de mon fils pour qui le livre papier n’a guère d’intérêt (à part les mangas).

        Bonne journée et bonne lecture !

        Chriss ;)

  13. Le plus grand vide dressing-placard-bibliothèque-etc que j’ai fait, c’était cet été chez mes parents : on a viré un nombre de mètres cubes impressionnant (du moins ça m’a fait cette impression !). Entre les jouets pour petits qui ne servaient plus, les poussettes et matériel de puériculture, les livres sous lesquels on croule, les vêtements qui trainaient, les objets récupérés de je ne sais où, les jeux incomplets qu’on gardait « au cas où »…c’est dingue ce qu’on peut accumuler !

    1. Eh oui, même moi qui me targue de ne pas être trop du genre à entasser, je me surprends à avoir des tiroirs plein de bazar à jeter, et à collectionner des bocaux vides « au cas où »… ;)

Qu'en dis-tu ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s