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Lecture : Plaidoyer pour les animaux, de Matthieu Ricard

Je crois avoir un jour fait une sélection de lectures engagées sur ce blog, mais je suis étonnée de n’avoir pas plus parlé de mes lectures, moi qui suis une bibliovore assidue. Il faut dire que je lis majoritairement des romans – même si ma consommation de livres de développement personnels et d’essais a grandement augmenté depuis quelques années. J’ai beaucoup de mal à parler de mes coups de cœur en fiction, parce que j’ai du mal à mettre les mots justes sur ce que je ressens quand je lis, je trouve que c’est une expérience très intime et difficile à partager. (mais si ça vous intéresse, je peux faire un effort !)

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ma dernière lecture, celle du Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard. C’est le troisième livre « végétariste » que je lis, après No Steak d’Aymeric Caron (dont je vous parle dans l’article lié plus haut) et Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer. Ces trois lectures ont parfois été légèrement redondantes – on ne peut pas inventer de nouveaux chiffres et de nouvelles réalités pour le plaisir de la diversité – mais chaque livre m’a apporté plein de connaissances, ainsi que des petits froncements de sourcils, évidemment.

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23 commentaires

  1. Bonsoir jeune idiote, pas si idiote que ça.
    Bon.. ça manque d’originalité!
    On a du te la faire souvent, étant donné l’intelligence et le riche contenu de tes écrits.

    Laisse moi te conseiller vivement la lecture d’un ouvrage, qui, pour ma part, est incontestablement le point de départ de mon végétarisme.
    Je ne sais même plus comment ça a commencé en fait; ça fait 4 ans à présent et je crois qu’il y a eu quelques chose dans mon intérieur.
    Un changement.
    Ma vie a pris une autre tournure.

    Bref.

    Laisse moi te décrire en quelques mots « Un éternel Treblinka ». Et là! Wow! Terreur! Enfer! On se dit que si ce livre traite de la souffrance animale, la comparaison est osée, mais Charles Patterson réussit remarquablement bien je trouve.

    L’ouvrage débute sur une description de la domination de l’homme sur l’animal, et la manière dont l’être humain les contrôle et les domine. Exploitation, massacre, esclaves, je repense de fait à la considération de Descartes, qui déclarait que l’animal n’est que « pur et simple machine, automate », « pareil à des horloges », « incapables de raisonner »… j’en passe…!
    Il pose une thèse: la domination de l’homme sur l’animal a permis, en quelque sorte, la possibilité d’un modèle esclavagiste, les hommes n’étant que réduit à l’état de « bête », bon à exploiter, à faire cravacher !!
    On sent dans son ouvrage un travail riche et méticuleux en documents, même si cela semble parfois un peu répétitif, notamment la dernière partie.
    Avec le titre, on se doute fort bien aussi du parti pris de l’auteur: le peuple juif.
    Alors on pourrait rétorquer que d’autres peuples ont subi aussi des massacres; à juste titre on pourrait parler du génocide arménien, génocide des Tutsi au Rwanda mais, là n’est pas son propos. Juste que, faut bien trouver un point de départ, quoi!
    Alors ensuite, tu te doute bien on y parle du régime nazi, des politiques d’eugénisme en Allemagne, la Shoah, etc.
    Puis, il consacre une partie sur Isaac Bashevis Singer, un écrivain juif(encore?) polonais qui a dépeint dans ses romans et nouvelles sa propre vision quant à la souffrance animale. Charles Patterson nous livre quelques extraits de ses oeuvres d’ailleurs.
    Je t’en livre un qui m’a amusé, fait sourire, puis j’ai repris ma mine sérieuse quand même, et je me suis bien questionnée :  » Quand la famille partit pour Varsovie, où le père devint rabbin d’un quartier juif pauvre, Singer trouva à s’amuser en attrapant des mouches, à qui il arrachait les ailes. Il plaçait ensuite les mouches aptères dans une boîte d’allumettes avec une goutte d’eau et un grain de sucre. Il le fit jusqu’à ce qu’il comprenne enfin qu’il commettait « un crime terrible contre ces créatures, juste parce qu’il était plus grand qu’elles, plus fort, et plus habile ». Cela le troubla au point que pendant longtemps il ne pensa presque qu’à ça. Après avoir prié pour qu’on lui pardonne, il fit « le serment sacré de ne plus jamais attraper de mouches », et ses pensées sur les souffrances des mouches « s’élargirent pour englober tous les gens, tous les animaux, toutes les terres, tous les temps ».
    Cela peut paraître anecdotique comme épisode mais.. ça nous renvoie à notre propose statut d’être humain, celui qui détruit et au statut de l’animal qui subit. Et la petitesse de la mouche, ou autre insecte par ailleurs, dont on se soucie peu, voire pas. Parce que pas à notre échelle, peu accessible, peu d’études sur le fait qu’ils soient doués de sensibilité. Bah ouais c’est à la mode, ça se bouffe aussi les insectes o.O !

    Je ne pense pas que l’on puisse classer ce livre « végétarisme » ou « animaux ». « Histoire » peut-être? Quoi qu’il en soit, c’est le point de départ. Le point de départ de la terreur.

    & là.. je m’aperçois que je dis en début de commentaire « laisse moi te décrire en quelques mots », ah d’accord ouais :-)

    Je te laisse à tes réflexions. Encore une fois c’est osé comme rapprochement, mais ça vaut le coup d’avoir cet ouvrage dans un coin de la tête parce qu’il regorge d’informations sensées et cohérentes tout de même.

    A très vite sur ton blog. Hâte que tu nous partage encore tes lectures, ça crée beaucoup d’échanges.
    Tu as une plume qui détonne. Merci.

    Ana.

  2. Pour ma part, je conseille chaudement « Vegan freak: being vegan in a non vegan world » de Jenna et Bob Torres (attention, il n’y a pas a ma connaissance de traduction française).

    Ce point de vue « de l’intérieur » de personnes elles même vegan de longue date est très axé sur la réalité de ce que vivent les végétar/liens et leur relation aux autres, allant vers tjs + de compréhension mutuelle. On y trouve également de nombreux conseils pratiques pour répondre aux « attaques » des omnivores.

  3. Tres contente de découvrir cet article, j’ai lu récemment « faut il manger les animaux » et j’ai justement hésité avec ce livre de matthieu ricard qui est un auteur que j’ai beaucoup apprécié (j’ai lu « l’art de la méditation » et  » plaidoyer pour le bonheur ». Du coup ton retour tombe a pic!

  4. Merci beaucoup pour cette idée de lecture !
    Vu ce que tu en dis, je pense que c’est un discours qui pourra plus toucher mes parents qu’un livre froid et plein de chiffres, alors je pense que ce sera ma première lecture « végétarienne » ! :)

  5. Je ne l’ai pas lu celui ci, mais j’ai lu le précédent sur l’altruisme et même si comme toi j’ai mis du temps à démarrer, le premier tiers est assez dur à lire, il est passionnant et vraiment très complet. J’ai également lu plusieurs autre livre de Matthieu Ricard, , comme le moine et le philosophe, qui est très bien.
    pour le végétalisme, celui qui m’a vraiment convaincue c’est : » l’enquête Campbell » que tous le mode devrait lire (même les médecins!)

  6. Bonsoir, merci pour ce débrief de lecture ;)
    de mon côté, faut-il manger les animaux de jonathan safran foer a été très marquant… Je viens de recevoir « l’enquête campbell », est-ce que tu as lu ce livre par hasard?

  7. Merci beaucoup pour ce partage. Et si le coeur t’en dit, ça me plairait que tu nous fasses découvrir les romans que tu aimes… je n’accroche pas souvent mais j’aimerais lire plus de romans, quand j’aime, ce sont des aventures merveilleuses.
    Si jamais le « roman végétariste » te tente, il y a 180 jours, d’Isabelle Sorente. J’ai beaucoup aimé.

  8. Merci pour ton retour sur cette lecture! Moi j’aimerais bien lire plus de romans ;-) Je suis justement en train de finir de lire ce livre pour préparer mon éco-défi du mois prochain et l’approche de Matthieu Ricard fait vraiment écho en moi. Comme toi, j’ai aussi lu No Steak, mais aussi La Révolution Végétarienne et dans un autre genre Être végétarien. Il est vrai que c’est redondant au niveau des chiffres, des faits. Mais chaque auteur à une manière différente et intéressante d’aborder le thème de l’exploitation animale et comme toi je pense qu’en fonction de la personne à « convaincre », il faut choisir un livre différent. Moi ça me fait du bien de lire ces différentes perspectives en tous cas… même si je sais déjà tout ça, ces lectures me tiennent compagnie dans les moments où je me sens vraiment seule avec mes choix…

    1. Je suis bien d’accord avec toi Natasha, ces lectures ne m’ennuient jamais, elles ne font que renforcer mes convictions. Je n’ai pas lu la Révolution Végétarienne, il me semble que Matthieu Ricard en parle dans son plaidoyer, et c’est sur ma liste d’attente de lecture… J’ai hâte de voir ce défi que tu nous prépares !

  9. J’aime beaucoup Matthieu Ricard, je le suis depuis très longtemps, je me sens proche du bouddhisme. J’ai lu entre autres « l’art de la médiation. »

    1. Je n’y connais pas grand chose, mais du peu que j’en sais, je me sens aussi très proche de cette philosophie. J’ai lu Sur les traces de Siddharta de Thich Nhat Hanh, je devrais probablement me renseigner un peu plus… et finir ce Plaidoyer pour l’altruisme !

  10. Je partage sur ma page Facebook, merci pour ton article qui donne envie de lire ce livre dans une période pas très réjouissante car ça fait du bien de lire des choses aussi spirituelles :)

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