challenge

Brève romanesque #4 : j’ai fini !

Pour le coup, je vais tenter de la faire ultra brève : j’ai terminé mon roman mercredi, comme prévu. Sur la fin, j’ai fait beaucoup d’ellipses (j’en avais un peu marre), mais mon histoire tient en exactement 50 010 mots pour ce premier jet, que j’essaye désespérément d’extraire de Scrivener, le logiciel dont je me sers pour écrire, jusqu’à Word, celui que je préfère pour la relecture. Je crois que j’ai trouvé la bonne technique, et je devrais donc commencer à relire ma production dans la semaine qui arrive.

Défi relevé

Contre toute attente, de ma part en tout cas, j’ai donc réussi à écrire un roman en 19 jours, à raison d’environ 2 600 mots pour jour, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige. La fin a été très très (très) dure et j’ai cru que je n’y arriverais jamais, vraiment. Paradoxal alors qu’il me restait 2 400 mots le dernier jour. J’ai été sur un petit nuage pendant un petit moment, là je dois avouer que l’euphorie est retombée, j’ai pas mal d’autres choses à faire et d’autres projets à mener à bout et le temps passe tic tac tic tac à toute vitesse.

L’après-NaNo

J’ai décidé de ne pas enchaîner sur un nouveau projet pendant les dix jours qui restent, parce que je suis très fatiguée, malade, et que j’ai besoin d’un peu de repos — que je n’aurais d’ailleurs pas vraiment, vu que je prépare pour le blog une série d’articles qui vont me prendre du temps, j’ai également des engagements avec Générations Cobayes (vous pouvez y lire mon article sur la coupe menstruelle) et tout un tas de tralala qui vont amener très vite 2015 en grandes pompes. Pourtant je ne manque pas d’idées, et si elles ne sont pas concrétisées tout de suite, je sais que j’ai déjà du matériel pour le NaNoWriMo de l’année prochaine !

Et vous, vous avez tenté l’aventure ? Vous en êtes où ?

Perso je m’en vais dormir environ quatre mille ans parce que. Je suis. Rincée. A la semaine prochaine !

PS : vous avez été super nombreux·se·s à me laisser des commentaires super pipous de la mort ce weekend un peu partout sur le blog, et ça m’a fait super plaisir. Un vent de gentillesse souffle sur Internet, qui l’eût cru ? Je suis contente que mon dernier article vous ait plu, c’était pour moi un pari risqué, et je suis contente de vous voir retrouver des articles plus anciens pour y déposer votre amour. Continuez comme ça, mes journées sont plus douces grâce à vous !

Brève romanesque #3 : toujours vivante !

C’était la deuxième semaine du NaNoWriMo, celle réputée pour être la plus dure à supporter. Apparemment, nombre d’écrivains abandonnent une fois l’excitation du challenge passée et j’avoue que je n’ai pas fait exception. Cette semaine a été particulièrement difficile pour moi au niveau de l’inspiration, notamment parce que tous les moments trop intéressants de mon histoire étaient passés et qu’il me fallait trouver de nouveaux rebondissements. Comme je suis une vilaine sadique, j’ai choisi de faire vivre des trucs pas cools à mon personnage principal, et bizarrement je rechigne beaucoup plus à la faire passer par des moments vraiment durs qu’à décrire le soleil d’une plage grecque. Allez comprendre.

Impossible de m’arrêter

Toujours est-il que malgré ma baisse de motivation flagrante, mon compte de mots a toujours été plus que raisonnable, et toujours au-dessus du minimum conseillé. A croire que même totalement déprimée, je suis toujours prolixe. Le truc bien c’est que mon état d’esprit matchait pas mal celui de mon personnage et je n’ai pas eu besoin de m’agonir de la BO de Requiem for a Dream pour trouver la bonne ambiance. Je finis la semaine avec un total hebdomadaire de 18 045 mots, pour un total total de 42 898 mots !

Oui, je pourrais pousser le vice et écrire ces 102 mots qui me séparent des 43k (comme on dit dans le jargon), mais j’ai décidé de plutôt aller danser sous une pluie de pommes de terre au four, parce que a) j’ai faim, et b) j’ai écrit aujourd’hui plus de 4000 mots en comptant ceux que j’ai fournis à une asso trop cool dont je vous parlerai bientôt. Du coup bon, hein, j’ai bien le droit de faire un break.

A ce rythme d’environ 2 600 mots par jour, je devrais avoir atteint les fatidiques 50k dans… trois jours ! Quoi qu’il arrive, je pense donc bien obtenir mon petit badge de winneuse à la fin du mois et m’offrir un mug NaNoWriMo, ainsi que le logiciel Scrivener. Je ne sais pas si j’aurai dit tout ce que j’ai à dire dans les sept mille mots restant. Le cas échéant, je continuerai le challenge comme tout le monde, et si j’ai fini, je commencerai à me relire.

Halfway point

J’ai un peu de mal à croire que ça fait déjà plus de quinze jours que j’y suis, et que j’ai déjà autant avancé. Je crois qu’on peut dire que je n’ai pas manqué de motivation. J’avais peur de ne pas trouver de choses intéressantes à faire vivre à mon personnage principal une fois la moitié du roman passée, et finalement je m’en sors pas trop mal, et c’est très intéressant de devoir jouer avec une atmosphère totalement différente de celle qui accompagnait les deux premières parties. Par contre j’ai déjà noté une grosse incohérence sur mon petit carnet de bord, que je prendrai le temps de rectifier plus tard. (non, un dimanche après-midi en pleines vacances, aucun enfant n’attend d’être récupéré à l’école…)

Le revers de la médaille quand on écrit très vite, c’est qu’on ne peut pas forcément passer dix ans sur une tournure de phrase, et donc il est fort probable que la qualité stylistique de ce que j’ai produit soit à revoir. Mais c’est le jeu, ma pauvre Lucette, et je suis prête à remonter mes manches pour reprendre tout ce qu’il y a à reprendre une fois l’histoire bouclée.

Un ego-boost de dingue

Je suis pleine d’admiration pour moi-même, et c’est un super exercice pour moi. Je me rends compte que je suis capable. Et ça fait du bien. Oui, je jongle avec ma vie pro un peu chaotique, ma vie perso et mes amis, et ce challenge, comme une boss. Même que je trouve toujours le temps de vous écrire, de faire des cookies, ou comme hier, une superbe tarte au citron et au chocolat noir… Je suis une championne ;)

On se retrouve la semaine prochaine pour d’autres articles et dimanche prochain pour le quatrième et avant-dernier bilan hebdomadaire. Le dernier sera également le bilan du challenge complet, et je peux déjà dire que c’est une des expériences les plus instructives que j’ai vécues. Ciao bon dimanche !

Brève romanesque #2 : première semaine

Cette première semaine complète d’écriture intensive a été très instructive. Une bonne nouvelle : je prévoyais 18 000 mots écrits à la fin de cette première semaine, et j’en suis à quasiment 25 000. J’écris plus de 2 000 mots par jour, avant de me mettre à mon vrai travail de la vraie vie, et souvent en fin de journée aussi pour compléter. Si je continue à ce rythme-là, j’aurai fini le 18 novembre ! Autant dire que je n’ai pas chômé.

Le début des choses sérieuses

Mon roman prend forme, évidemment — ce serait dommage d’avoir encore un Grotadmorv informe après 25 000 mots — et je suis contente de ce que je fais. Arrivée à la moitié du challenge, j’ai atteint la moitié de l’histoire, ce qui laisse à penser que tout se déroule comme je l’avais prévu. Mes personnages, au contraire de ceux de la majorité des participants au challenge on dirait, se tiennent globalement à carreau, à part deux d’entre eux qui ont fusionné en une seule et même personne. Bon, pourquoi pas. Je me plais à créer des personnages atypiques, parce que j’aimerais que mon histoire soit inclusive et qu’elle se tienne loin des stéréotypes actuels. Je vais attaquer la deuxième partie de mon roman, et je suis encore un peu dans le flou, il va falloir que je me creuse la tête pour trouver des rebondissements et des sous-intrigues intéressantes pour l’autre moitié de ce qui sera peut-être (lol) le best-seller de l’année prochaine. (on y croit)

J’expérimente la sensation très étrange d’être une alien même au sein de la communauté des Wrimos, puisque j’ai l’impression d’être la seule (ou du moins une des rares) à écrire un roman « réaliste », la majorité des écrivains avec qui je communique ayant choisi la fantasy ou la science-fiction comme genre de prédilection. Je ne suis donc pas d’une grande aide quand il y a des appels à l’aide et à l’inspiration sur les différents groupes que je fréquente.

Grave motivée

Comme je l’avais déjà expliqué la semaine dernière, je suis vachement aidée par les sprints organisés sur le compte Twitter dédié, avec un record de 2800 mots écrits en 1h15 ce matin. Le petit point négatif, c’est que ces sprints sont organisés par des habitants des USA, et qu’à l’heure où je suis le plus performante pour écrire, ces braves gens vont se coucher… Mais ça n’est pas vraiment un problème au vu de mon compte de mots plus qu’honorable.

Au-delà de l’expérience littéraire, je peux d’ores et déjà dire que le NaNoWriMo est également une très belle expérience humaine, parce que la communauté est d’un soutien sans faille, et qu’il y a toujours quelqu’un pour me rassurer/m’encourager/m’inspirer/me laisser chouiner. C’est super agréable d’être dans un bouillon constant de vaillants écrivains qui ont tous·tes le même but.

Je pensais dépasser la barre des 25 000 mots ce soir (il me reste à peine 200 mots à sortir pour y arriver !), mais l’appel de l’IRL se fait entendre, et je m’en vais faire mes légumes rôtis. A la semaine prochaine, qui devrait sonner au bas mot les 32 000 mots, mais j’espère plutôt atteindre les 40 000. Je vois les choses en grand, moi.