mooncup

Googleries, épisode 1

En ce moment, je suis une grosse larve sur canapé, je regarde mes ongles pousser et mon vernis s’écailler en me disant vaguement « faudrait faire quelque chose hein », je commence la rédaction d’une nouvelle pour un concours et puis finalement je sais pas si j’ai la force de mener ce projet à bien, je fais la vaisselle à moitié parce que tu comprends, faut faire tremper ce truc, là, là-bas, sinon ça va foutre en l’air l’éponge ! Bref : pas très motivée, la nana. D’autant plus qu’à partir de demain je me fais quatre jours de garde d’enfant intensive, avec piscine, jeux et parc, et que franchement, je me demande si j’ai la force. Enfin.

Du coup je me dis, avec la semaine qui vient, j’aurais peut-être pas forcément le temps de poster un article, et je voudrais pas que tu m’abandonnes, gentil lecteur, du coup j’en viens à puiser dans le fin fond des ressources de mon inspiration pour te servir aujourd’hui ce billet, qui je le pense, méritera de revenir, sinon tous les mois, au moins tous les trimestres, tellement j’en trouve des belles.

Les Googleries, donc, ce sera un petit florilège des mots-clefs utilisés sur Google et qui ont dirigé de pauvres manants chez moi… Parfois, je te jure, on se demande comment Google fait ses redirections…

C’est parti mon kiki. (suite…)

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Féminisme au rabais

Encore un article pas drôle… bouh… donc encore une salutation bien basse mais dénuée d’animaux mignons, mais je ne t’oublie pas, lecteur pelucheux, le temps des billets lolesques reviendra. Quand j’en aurai fini d’être super énervée. Aujourd’hui je voudrais revenir sur une personnalité qui est passée totalement inaperçu pour 99,9% du monde mais qui a secoué mes abonnements Twitter et mes blogueuses préférées. J’ai envie de parler d’Odile Buisson (dans la veine des « professionnels » médiatisés qui racontent n’importe quoi, comme Aldo Naouri ou le Dr Cohen), une gentille gynéco qui se la pète un peu partout où on lui donne la parole depuis qu’elle a publié « Sale temps pour les femmes : futures mères, si vous saviez ! », un livre dont la 4ème de couverture m’a donné envie de vomir à l’infini.

Janvier 2013. Un nouveau scandale sanitaire menace la France : les pilules de 3e et 4e génération seraient responsables de multiples complications, parfois mortelles. Bientôt, les plaintes se multiplient. Pour certains, cette affaire représente l’opportunité de liquider la gynécologie médicale française, ultraperformante mais trop coûteuse à leurs yeux. Notre pays connaît en effet un moment historique de remise en question de la médecine pour les femmes. C’est ce recul sans précédent que dénonce Odile Buisson. Futures mères, si vous saviez ! Derrière la mode de l’accouchement « naturel » (sans péridurale et/ou à domicile), la consécration des pratiques dites « alternatives », le retour du sacré et le rejet de l’hypermédicalisation, l’auteur fustige le vaste mouvement de régression, encouragé par les administrateurs de la santé. Pour ces derniers, cette vague écolo est une véritable aubaine : moins de médecine, c’est moins de dépenses ! Et les mêmes font de la surenchère, par exemple en organisant massivement le retour précoce à domicile des accouchées ou en remplaçant la gynécologie médicale de proximité par une gynécologie « low cost » pratiquée par des intervenants non médecins. Toutes les conditions pour un grand bond en arrière sont réunies. Sale temps pour les femmes ! La révolte d’une gynécologue obstétricienne La mode écolo, le retour du religieux et l’ultralibéralisme contre la santé des femmes.

J’ai en horreur le discours de cette femme. Je trouve révoltant qu’on puisse considérer comme une mode la volonté de femmes d’accoucher « naturellement », à domicile, sans péridurale, sans hypermédicalisation. Je suis atterrée que pour cette femme, cette « mode » soit un retour en arrière, une apologie de la douleur… comment peut-on avoir fait des recherches sur la vie sexuelle féminine, sur le fonctionnement du clitoris, comment peut-on se réclamer féministe, quand on ne reconnaît pas aux femmes le droit de faire ce qu’elles veulent ? (suite…)

J’ai testé pour toi : la coupe menstruelle

Bonjoir, petit bigorneau soyeux ! Enfin j’espère que tu es une fille parce que l’article qui suit ne concerne que les humaines femelles dotées d’un utérus et d’un vagin. Comme ça, c’est dit vite fait. Si tu es couillu et que tu possèdes une donzelle, tu peux l’appeler et lui faire lire ce qui suit, car oui ! Madame, monsieur, aujourd’hui j’ai décidé de révolutionner ta vie.

Je suis comme ça, j’aime les défis simples à réaliser.

Tu le sais donc, je te parle de la coupe menstruelle, que j’appellerai ci-près « cup », parce que « coupe menstruelle » c’est vraiment barbare et écœurant, ou encore « Mooncup », puisque c’est la marque que j’ai choisie pour me représenter.

Qu’est-ce qu’une cup ?

Une cup est un dispositif pas plus grand que ma paume de main, en forme de coupe (d’où le nom, tu l’auras deviné), qui est une alternative à la fois écologique, économique, pratique et hygiénique, aux protections hygiéniques qui font la norme aujourd’hui, j’ai nommé les tampons et les serviettes.

Pour la petite histoire de ma flore vaginale, je vais te dire que j’ai toujours eu en horreur les serviettes, j’ai toujours trouvé ça dégueulasse de me sentir macérer dans mes menstrues pendant les sept longs jours que duraient mes règles avant la pilule, donc j’ai vite opté pour le tampon avec applicateur, même si ça n’avait pas que des avantages. En effet : il faut changer de tampon souvent, ne pas oublier d’en avoir plusieurs toujours sur soi (une journée de fac de 8h = au moins 3 tampons pour moi), du coup une consommation assez dingue d’environ une boîte par cycle, donc par mois, également relayées par les serviettes super + flux abondant spéciales nuit, qui sont aussi sexy que des couches… Sans oublier les désagréments physiques : une sensation de sécheresse très désagréable au niveau des muqueuses, le tampon mal mis qui gêne au moindre mouvement… Le tampon qui a trop absorbé, qui fuit dans la culotte, ou le tampon qui n’a pas assez absorbé et qui arrache tout sur son passage quand il faut l’enlever… Mention spéciale à la menace du Syndrome du Choc Toxique qui plane sur toutes les utilisatrices de tampons, et qui peut potentiellement être mortel, ainsi qu’à tous les tout-à-l’égout qui charriaient mes tampons usagés pour les larguer sans scrupule dans la mer. Joies.

Je réfléchissais donc depuis quelques temps, à ce système de protection qui ne me convenait pas du tout. J’en avais marre des pubs Always où les meufs puent de la chatte et ont le sang bleu, des tampons « ouverture en soleil » qui s’adapte au corps et tout le baratin. Avoir mes règles était une corvée, surtout que ça tombait toujours quand j’étais en déplacement. Beurk.

Et alors que je traînais sur internet pour commander mes lingettes écolo dont je te parlerai peut-être, si tu es sage, j’ai vu qu’ils vendaient des coupes menstruelles. Première réaction : « eurk ah dégueu sérieux ?! ». J’en avais déjà entendu parler sans plus, mais là je me suis posé des questions. Monsieur chéri est allé sur Wikipedia et a lu tout l’article, hyper concerné.

Pendant ce temps-là, je t’avoue, j’étais un peu dans le déni, il me lisait des passages à voix haute et je voulais qu’il se taise, tellement j’étais super énervée de la mort de me dire « OK, j’ai mes règles depuis presque dix ans maintenant, et ça fait dix ans que je tue la planète, mon corps et ma patience tous les mois, alors qu’apparemment une autre solution existe ! » J’étais dégoûtée.

Comme on dit, la colère doit céder la place à l’action. Après donc avoir visionné quelques vidéos, traîné infiniment sur le site Easycup et sur l’article de Poils & Capitons qui parle de ce dispositif, j’étais convaincue. Ni une, ni deux, j’ai fait un tour sur Amazon et j’ai commandé ma Mooncup, pour la modique somme de 25,90€ sans compter les frais de ports, et c’était dans la boîte. J’espérais la recevoir avant la fin de mes prochaines règles, qui allaient tomber une semaine plus tard, histoire d’essayer au plus vite.

J’avais hâte d’avoir mes règles.

Allô.

Y’a quelqu’un. (suite…)