sexe

Faut-il se forcer à faire l’amour ?

Ne vous inquiétez pas, je ne suis dans les parages que l’histoire de quelques paragraphes, avant de retourner dans un pays merveilleux peuplé de jeux vidéos, de riz à l’avocat et de monoï. Mais vous savez que je ne suis jamais très loin quand il s’agit de crier un bon coup, et là…

AuFeminin.com demande « Faut-il se forcer à faire l’amour ?« .

Je réponds :

NON.

Voilà, ce sera tout. A + pour de nouvelles aventures.

Plus sérieusement, il apparaît qu’en 2014 il soit toujours nécessaire de se poser ce genre de questions, quand la réponse est, d’après moi, claire, limpide et évidente, comme vous avez pu le constater. L’article d’AuFeminin.com est un peu critique, à mon avis pas du tout assez, me voici donc montée sur mes grands chevaux pour balancer des claques à qui de droit.

Lorsqu’on aborde la sexualité, il est très facile de tomber dans pas mal d’écueils tous plus épineux les uns que les autres. On peut par exemple ne parler que du sexe hétéro. Ou alors, on peut oublier que l’asexualité existe, et que ce n’est pas une maladie. On peut perpétrer le mythe ultra-répandu que la sexualité féminine est un mystère, que personne ne sait rien sur le sujet, et que c’est pour ça que les femmes ne jouissent jamais. (et surtout pas parce que les hommes baisent mal, n’importe quoi voyons, je vois pas ce que vous voulez dire) On peut aussi dire que le désir sexuel est optionnel voir capricieux chez les femmes, mais qu’il est omniprésent chez les hommes. On pourra même pousser jusqu’à dire que quand un homme reste sur la béquille, il souffrira atrocement, et franchement, ça c’est pas cool. Donc forcément, on finira par dire que parfois, il faut « se forcer », pour le bien-être de Monsieur, du couple, de la société toute entière. (le sachiez-tu ? les conflits internationaux sont dus essentiellement à des Premières Dames qui ont trop souvent la migraine)

Si vous retrouvez TOUS ces ingrédients dans un même article, vous pouvez fermer le magazine ou la page internet et aller vous cuisiner un marbré végane facile sans prise de tête. (si si, j’ai ça sous la main, eh ouais) Et surtout, n’accorder aucun crédit à ce que vous venez de lire. (suite…)

[VI] L’éducation sexuelle des garçons : coup de gueule

En ce moment, je suis une insurgée. Du genre bien comme il faut. Entre le Manifeste des 343 salauds (ces 19 ploucs…), le Dico des Filles 2014-qui-vient-en-fait-du-Moyen-Âge, et rien qu’hier ma découverte des touchers vaginaux sur des femmes endormies au bloc opératoire, figurez-vous que ça va pas fort et que j’ai mal à ma sécurité sexuelle.

J’avais envie de vous parler de cet article sur LeMonde.fr, qui est censé enjoindre les parents à s’intéresser d’un peu plus près à l’éducation sexuelle de leurs garçons (je dis censé parce que j’ai beau être tout à fait réveillée, j’ai pas trop saisi le véritable but de cet article, à part les citations de James Baldwin que je trouve très percutantes), et puis finalement je suis pas trop d’accord avec ce que dit la nana… Par exemple, elle dit :

Certes il est souhaitable que les garçons aient une connaissance solide de l’anatomie féminine, de la menstruation, de la contraception… Mais qu’en est-il de leurs propres troubles troublants ? L’effet de la montée des hormones n’est pas le même chez le garçon que chez la fille. Qu’est-ce qu’avoir un corps masculin désirant, bandant, frémissant, vulnérable, bouleversé ? Que faire des fantasmes qui tourmentent ? Peut-on se donner soi-même du plaisir hors culpabilité… et hors vulgarité ? Que faire de l’amour, de la jalousie, de l’impuissance, de la dépression post-coïtale ? Que faire des passions et peurs que suscite la sexualité masculine naissante, souvent totalement obsédante ?

Et je suis pas du tout d’accord. Je trouve que parler de l’anatomie féminine, de la menstruation et de la contraception aux jeunes hommes, c’est pas assez. Déjà, mettre la contraception dans la même case que « ces problèmes de filles », c’est un peu passer à côté du fait que la contraception c’est une histoire de couple : les hommes aussi peuvent gérer la contraception, ça fait aussi partie de « leurs troubles troublants », c’est eux qui seront pères s’il y a un défaut de contraception. Ensuite, c’est pas ça l’essentiel. (suite…)

Googleries, le retour

Et c’est reparti pour un épisode des Googleries. Et j’ai du lourd, du très très lourd.

Des règles. Encore. Toujours.

(c’est ça aussi de faire des billets qui parlent exclusivement de ça) (damn you woman!)

comment savoir si j’ai oublier d’enlever mon tampon : mmmh. Fais une échographie va. J’ai pas mieux comme solution.

tampon oublié 15 jours : yeay dis donc, c’est la fête dans ton vagin maintenant !

photos de chattes avec tampons serviettes : un fétiche dont on ne parle pas assez.

comment faire pour ne pas sentir sa serviette me gener : ne pas en mettre. Malin non ? (ou alors passer à la PLIM ! héhé placement de produit là discrètement ? concours et tout ?)

a quel niveau inserer une coupe menstruelle : au niveau 3. Pas avant, c’est au niveau 3 qu’on débloque le passif « assouplissement des abducteurs », nécessaire à la position accroupie la plus confortable au début pour ladite insertion.

comment grace au sang des menstrue sur la photo je peux faire revenir un etre aime? : je vous laisse méditer là-dessus tranquillement. (suite…)