choix

Pour ma liberté d’accoucher où je veux

Salut les amigos. Ca faisait un bail, n’est-ce pas ? Figurez-vous qu’en ce moment je suis tellement occupée que je n’ai pas le temps de me couper les ongles, ça commence à être problématique pour la tarée de la manucure que je suis censée être à la base. Allez, après cet article et dès que Monsieur Chéri est reparti travailler, je m’occupe de ça. C’est plus trop possible là. Aujourd’hui, je reviens encore faire ma chieuse qui réfléchit beaucoup tout ça, parce que depuis quelques semaines, je suis en pleine interrogation…

L’accouchement à la maison est menacé en France

Oui, c’est ça qui me préoccupe.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, je n’ai pas d’enfants, mais je sais que j’en veux et que j’en aurai. Je ne m’imagine pas sans, et je serais malheureuse comme les pierres si ça se révélait impossible pour des raisons médicales. Avoir rencontré Monsieur Chéri et être persuadée, au plus profond de moi-même, dans mes tripes, que c’est mon amour pour toujours a encore renforcé cette idée que sans enfant, je ne pourrais pas m’épanouir totalement. Alors c’est pas envisagé là tout de suite maintenant, évidemment, mais je sais que ce sera une étape qui jalonnera ma vie, et pas qu’une seule fois.

Et avec tout le chemin que j’ai parcouru, toutes les réflexions personnelles que j’ai menées dans le domaine de la parentalité, de l’éducation, de ma féminité aussi, et de mon envie d’être mère, je sais qu’il y a des choses qui me tiennent d’ores et déjà vachement à coeur, qui me paraissent déjà très importantes. Parmi ces choses on trouve pêle-mêle l’allaitement (impossible de m’imaginer ne pas allaiter), l’éducation non-violente (ce serait un comble quand même), et au milieu de tout ça je voudrais une grossesse respectée, et je voudrais être maîtresse de mon corps jusqu’au bout.

Alors dans le meilleur des cas, si tout se passe bien, je voudrais accoucher chez moi. (suite…)

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[VI] La contraception chez l’adolescente

C’est un sujet qui me passionne, la contraception… surtout parce que je sors d’une longue période d’hésitation, et que je viens de révolutionner ma vie contraceptive, donc je me sens comme investie d’une mission divine… Je suis nullipare et j’ai récemment abandonné la sacro-sainte pilule pour la pose d’un DIU au cuivre, je suis contente, mais contente ! Bien qu’outrée qu’on ne m’en ait pas parlé plus tôt et d’avoir été si mal conseillée sur ma première contraception, j’en ai déjà parlé ici.

Donc je reviens en ce vendredi pour parler de contraception, toujours, plus pratiquement de contraception chez la jeune fille, via un document de la Haute Autorité de Santé, qui a mis en ligne des fiches mémo à l’intention des professionnels de santé susceptibles de délivrer une méthode de contraception. On y trouve des informations pour les nullipares, pour les jeunes filles, pour les femmes ayant déjà accouché, ayant subi une IVG, et même pour les hommes ! eh oui, ça vous concerne aussi les mecs… (suite…)

Féminisme au rabais

Encore un article pas drôle… bouh… donc encore une salutation bien basse mais dénuée d’animaux mignons, mais je ne t’oublie pas, lecteur pelucheux, le temps des billets lolesques reviendra. Quand j’en aurai fini d’être super énervée. Aujourd’hui je voudrais revenir sur une personnalité qui est passée totalement inaperçu pour 99,9% du monde mais qui a secoué mes abonnements Twitter et mes blogueuses préférées. J’ai envie de parler d’Odile Buisson (dans la veine des « professionnels » médiatisés qui racontent n’importe quoi, comme Aldo Naouri ou le Dr Cohen), une gentille gynéco qui se la pète un peu partout où on lui donne la parole depuis qu’elle a publié « Sale temps pour les femmes : futures mères, si vous saviez ! », un livre dont la 4ème de couverture m’a donné envie de vomir à l’infini.

Janvier 2013. Un nouveau scandale sanitaire menace la France : les pilules de 3e et 4e génération seraient responsables de multiples complications, parfois mortelles. Bientôt, les plaintes se multiplient. Pour certains, cette affaire représente l’opportunité de liquider la gynécologie médicale française, ultraperformante mais trop coûteuse à leurs yeux. Notre pays connaît en effet un moment historique de remise en question de la médecine pour les femmes. C’est ce recul sans précédent que dénonce Odile Buisson. Futures mères, si vous saviez ! Derrière la mode de l’accouchement « naturel » (sans péridurale et/ou à domicile), la consécration des pratiques dites « alternatives », le retour du sacré et le rejet de l’hypermédicalisation, l’auteur fustige le vaste mouvement de régression, encouragé par les administrateurs de la santé. Pour ces derniers, cette vague écolo est une véritable aubaine : moins de médecine, c’est moins de dépenses ! Et les mêmes font de la surenchère, par exemple en organisant massivement le retour précoce à domicile des accouchées ou en remplaçant la gynécologie médicale de proximité par une gynécologie « low cost » pratiquée par des intervenants non médecins. Toutes les conditions pour un grand bond en arrière sont réunies. Sale temps pour les femmes ! La révolte d’une gynécologue obstétricienne La mode écolo, le retour du religieux et l’ultralibéralisme contre la santé des femmes.

J’ai en horreur le discours de cette femme. Je trouve révoltant qu’on puisse considérer comme une mode la volonté de femmes d’accoucher « naturellement », à domicile, sans péridurale, sans hypermédicalisation. Je suis atterrée que pour cette femme, cette « mode » soit un retour en arrière, une apologie de la douleur… comment peut-on avoir fait des recherches sur la vie sexuelle féminine, sur le fonctionnement du clitoris, comment peut-on se réclamer féministe, quand on ne reconnaît pas aux femmes le droit de faire ce qu’elles veulent ? (suite…)